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Allez Allez


Ceci n’est pas l’histoire définitive d’Allez Allez. Ce ne sont que mes souvenirs de ce qu’on a vécu pendant 16 mois. Ce n’est aussi que mon humble analyse de qui nous étions et comment nous réagissions. Si j’ai omis un truc, c’est que ma mémoire me fait défaut ou que j’étais tout simplement absent. Et si je vexe quelqu’un, c’est parce que je suis et resterai toujours une grosse klette...

En fait, je voulais saluer et remercier ceux et celle qui m’ont permis de vivre cette courte aventure qui a orienté ma vie.

Love You Guys.

Marcassou a.k.a Marka

Préface de Bernard Dobbeleer, Chef éditorial de PURE FM

Paul Simonon, le bassiste de The Clash, n’était pas tendre avec les années 80. « Pour moi », disait-il à l’aube de la décennie suivante, « elles ne laisseront aucune trace. Elles étaient affligeantes et placées sous le signe du matérialisme. C’était un long tunnel sans vie ».

Je ne suis pas loin de souscrire à cette analyse tranchée : en dehors des triomphes du hip-hop et la musique électronique underground, il reste peu de choses à sauver de la seconde moitié de cette décennie. En revanche son début reste un moment de bouillonnement artistique rare, un de ces instants miraculeux où l’on sent que tout est possible, où de nouvelles icones et une nouvelle esthétique s’imposent et définissent de nouveaux codes. Pour preuve, la reine de l’époque est Grace Jones et son album « Nightclubbing » définit mieux que n’importe quel autre l’attitude et l’éclectisme du début des années 80.

Kraftwerk, Fela, The Stooges, Lee Scratch Perry, Brian Eno ou James Brown ? L’époque refuse de choisir et les jeunes gens qui ont découvert la musique avec le punk absorbent avec gourmandise tous ces sons alors en marge. Paris et Berlin rivalisent d’inventivité alors que New York, l’Angleterre et Bruxelles inventent le White Funk avec Material, Liquid Liquid, A Certain Ratio, Medium Medium, Gang Of Four, Marine et Allez Allez.

C’est Gilles Verlant qui, le premier, m’a parlé d’Allez Allez. Il venait de signer le groupe sur son petit label Scalp aux cotés de Chabada ou Marc Dixon. C’était fin 81, début 82. Une période de créativité intense pour l’underground belge bien décidé à exploser les frontières entre reggae, électro-pop, soul, chanson, jazz et punk. Ce premier contact avec Allez Allez reste pour moi un moment de pure délectation. Et, trente-cinq ans plus tard, le contraste saisissant entre la voix haut perchée de Sarah Osborne et les groove funky décomplexés du groupe garde la même puissance évocatrice. Le feu et la glace réunis façon brusseleir en somme.

C’était aussi une des premières fois qu’un groupe outrageusement belge devenait un acteur crédible d’un mouvement musical naissant. Avec la même intuition visionnaire que Telex, Allez Allez a revendiqué haut et fort une belgitude pourtant encore loin d’être über cool. L’envoûtant African Queen, dédié à Grace Jones, le nerveux She’s Stirring Up et surtout le triomphal Allez Allez, sorte de 7 Nation Army avant l’heure pour son improbable côté hymne de football, comptent parmi les réussites décisives de l’époque.

Après une carrière éclair marquée par un passage à Torhout/Werchter, quelques articles dans la presse britannique et un second album produit par Martyn Ware de Heaven 17, Allez Allez est devenu ce qu’on appelle un groupe culte. Samplé dans les 90’s par Kruder & Dorfmeister, il a eu les honneurs d’une réédition augmentée de remixes en 2008. Mais l’été 2017 fait plus fort et marque le retour inespéré de ce groupe précurseur. Le bouquin que vous tenez entre les mains vous en détaille l’épopée. Merci merci.

Bernard Dobbeleer

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Fiche détaillée de “Allez Allez”

Fiche technique

Résumé

Ceci n’est pas l’histoire définitive d’Allez Allez. Ce ne sont que mes souvenirs de ce qu’on a vécu pendant 16 mois. Ce n’est aussi que mon humble analyse de qui nous étions et comment nous réagissions. Si j’ai omis un truc, c’est que ma mémoire me fait défaut ou que j’étais tout simplement absent. Et si je vexe quelqu’un, c’est parce que je suis et resterai toujours une grosse klette...

En fait, je voulais saluer et remercier ceux et celle qui m’ont permis de vivre cette courte aventure qui a orienté ma vie.

Love You Guys.

Marcassou a.k.a Marka

Préface de Bernard Dobbeleer, Chef éditorial de PURE FM

Paul Simonon, le bassiste de The Clash, n’était pas tendre avec les années 80. « Pour moi », disait-il à l’aube de la décennie suivante, « elles ne laisseront aucune trace. Elles étaient affligeantes et placées sous le signe du matérialisme. C’était un long tunnel sans vie ».

Je ne suis pas loin de souscrire à cette analyse tranchée : en dehors des triomphes du hip-hop et la musique électronique underground, il reste peu de choses à sauver de la seconde moitié de cette décennie. En revanche son début reste un moment de bouillonnement artistique rare, un de ces instants miraculeux où l’on sent que tout est possible, où de nouvelles icones et une nouvelle esthétique s’imposent et définissent de nouveaux codes. Pour preuve, la reine de l’époque est Grace Jones et son album « Nightclubbing » définit mieux que n’importe quel autre l’attitude et l’éclectisme du début des années 80.

Kraftwerk, Fela, The Stooges, Lee Scratch Perry, Brian Eno ou James Brown ? L’époque refuse de choisir et les jeunes gens qui ont découvert la musique avec le punk absorbent avec gourmandise tous ces sons alors en marge. Paris et Berlin rivalisent d’inventivité alors que New York, l’Angleterre et Bruxelles inventent le White Funk avec Material, Liquid Liquid, A Certain Ratio, Medium Medium, Gang Of Four, Marine et Allez Allez.

C’est Gilles Verlant qui, le premier, m’a parlé d’Allez Allez. Il venait de signer le groupe sur son petit label Scalp aux cotés de Chabada ou Marc Dixon. C’était fin 81, début 82. Une période de créativité intense pour l’underground belge bien décidé à exploser les frontières entre reggae, électro-pop, soul, chanson, jazz et punk. Ce premier contact avec Allez Allez reste pour moi un moment de pure délectation. Et, trente-cinq ans plus tard, le contraste saisissant entre la voix haut perchée de Sarah Osborne et les groove funky décomplexés du groupe garde la même puissance évocatrice. Le feu et la glace réunis façon brusseleir en somme.

C’était aussi une des premières fois qu’un groupe outrageusement belge devenait un acteur crédible d’un mouvement musical naissant. Avec la même intuition visionnaire que Telex, Allez Allez a revendiqué haut et fort une belgitude pourtant encore loin d’être über cool. L’envoûtant African Queen, dédié à Grace Jones, le nerveux She’s Stirring Up et surtout le triomphal Allez Allez, sorte de 7 Nation Army avant l’heure pour son improbable côté hymne de football, comptent parmi les réussites décisives de l’époque.

Après une carrière éclair marquée par un passage à Torhout/Werchter, quelques articles dans la presse britannique et un second album produit par Martyn Ware de Heaven 17, Allez Allez est devenu ce qu’on appelle un groupe culte. Samplé dans les 90’s par Kruder & Dorfmeister, il a eu les honneurs d’une réédition augmentée de remixes en 2008. Mais l’été 2017 fait plus fort et marque le retour inespéré de ce groupe précurseur. Le bouquin que vous tenez entre les mains vous en détaille l’épopée. Merci merci.

Bernard Dobbeleer

Biographie de Marka

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