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L'ancien régime. La 1ère femme à l'Académie française

Catel (illustrator)


Le 6 mars 1980, l’Académie française accueillit en son sein Marguerite Yourcenar. Ce fut un événement, comme l’atteste la présence de l’épouse de Valery Giscard d’Estaing dont même le fils aurait pu venir s’il n’avait eu un tournoi de polo. On se précipita. On se bouscula au premier rang. Certains se provoquèrent en duel. D’autres apportèrent des macarons. C’est que, pendant plus de trois siècles, l’Institut créé par Richelieu n’avait admis aucune femme. Ce n’était pas mauvaise volonté ou bas conservatisme de la part des immortels. C’est juste qu’ils n’y avaient jamais songé. Comment donc aurait-on pu vouloir changer la donne, alors qu’elle n’avait changé ? On avait eu la magnanimité d’intégrer des noms féminins dans le dictionnaire, c’était déjà bien assez. Et puis les académiciens avaient mieux à faire. Ils avaient à inventer le français et, du même coup, la France.

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Fiche détaillée de “L'ancien régime. La 1ère femme à l'Académie française”

Fiche technique

  • Auteur : François Bégaudeau
  • illustrator : Catel
  • Éditeur : Incipit
  • Date de parution : 23/03/16
  • EAN : 9782368460412
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 112
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

Le 6 mars 1980, l’Académie française accueillit en son sein Marguerite Yourcenar. Ce fut un événement, comme l’atteste la présence de l’épouse de Valery Giscard d’Estaing dont même le fils aurait pu venir s’il n’avait eu un tournoi de polo. On se précipita. On se bouscula au premier rang. Certains se provoquèrent en duel. D’autres apportèrent des macarons. C’est que, pendant plus de trois siècles, l’Institut créé par Richelieu n’avait admis aucune femme. Ce n’était pas mauvaise volonté ou bas conservatisme de la part des immortels. C’est juste qu’ils n’y avaient jamais songé. Comment donc aurait-on pu vouloir changer la donne, alors qu’elle n’avait changé ? On avait eu la magnanimité d’intégrer des noms féminins dans le dictionnaire, c’était déjà bien assez. Et puis les académiciens avaient mieux à faire. Ils avaient à inventer le français et, du même coup, la France.

Biographie de François Bégaudeau

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