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L’être urbain


La ville ne se définit pas d'abord par sa structure ou son architecture : elle se définit par la densité et la relation de ceux qu'elle rassemble.

communauté sans cesse en mouvement, elle est le lieu où s'applique évidemment le pouvoir (il ne se maintient que s'il contrôle la ville), et où se fomente son éventuel renversement. La ville, parce qu'elle est communauté agissante, est le lieu de ce qui se produit, de ce qui se vend.

Paradoxe pourtant que le collectif ne peut s'y exprimer que par et dans la relation indiiduelle. De même, l'expérience des camps de concentration qui devient littérature, via Robert Antelme et David Rousset, qui s'en saisissent par les bords, là où le maître et l'esclave se regardent oeil pour oeil.

La ville, dans sa contemporanéité, ses cinétiques, ses structures, est un élément récurrent du travail de Bozier, notamment dans Fenêtres sur le monde (Fayard, 2002) et {Rocade}. Ici, de la ville, on ne verra que les verbes. Travail rigoureux sur l'injonction, l'obéissance consentie, les pièges et mirages du discours, de la consommation. Bozier, qui nomme chacune de ses incises une fouille, comme en archéologie, ou comme on retourne ses poches, ou comme un policier qui vous a mis bras aux murs, avance avec une écriture double, voire triple : lecture vers à vers, mais lecture verticale de ce qui s'écrit à gauche et lecture verticale de ce qui s'écrit aligné à droite.

La ville, pour chacun d'entre-nous, c'est le combat du dire. Et l'interrogation de comment les plus vieilles permanences du dire, la parole, le geste, l'ordre, le rêve, le corps, sont mises à nu – en tant que langue – par la relation neuve qu'inaugure la ville.

Alors, dans sa pleine puissance heidegerrienne, c'est bien d'être qu'il s'agit : ce que l'urbain creuse dans le verbe qui nous fait être.

Pour accompagner Abattoir 26, une nouvelle mise en page, et une édition révisée et augmentée. Merci à Hubert Saint-Ève pour le choix de cette toile d'accompagnement (voir son site).

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Fiche détaillée de “L’être urbain”

Fiche technique

  • Auteur : Raymond Bozier
  • Éditeur : publie.net
  • Collection : l'esquif
  • Date de parution : 11/08/10
  • EAN : 9782814501379
  • Format : Multi-format
  • Nombre de pages: 85
  • Protection : NC

Résumé

La ville ne se définit pas d'abord par sa structure ou son architecture : elle se définit par la densité et la relation de ceux qu'elle rassemble.

communauté sans cesse en mouvement, elle est le lieu où s'applique évidemment le pouvoir (il ne se maintient que s'il contrôle la ville), et où se fomente son éventuel renversement. La ville, parce qu'elle est communauté agissante, est le lieu de ce qui se produit, de ce qui se vend.

Paradoxe pourtant que le collectif ne peut s'y exprimer que par et dans la relation indiiduelle. De même, l'expérience des camps de concentration qui devient littérature, via Robert Antelme et David Rousset, qui s'en saisissent par les bords, là où le maître et l'esclave se regardent oeil pour oeil.

La ville, dans sa contemporanéité, ses cinétiques, ses structures, est un élément récurrent du travail de Bozier, notamment dans Fenêtres sur le monde (Fayard, 2002) et {Rocade}. Ici, de la ville, on ne verra que les verbes. Travail rigoureux sur l'injonction, l'obéissance consentie, les pièges et mirages du discours, de la consommation. Bozier, qui nomme chacune de ses incises une fouille, comme en archéologie, ou comme on retourne ses poches, ou comme un policier qui vous a mis bras aux murs, avance avec une écriture double, voire triple : lecture vers à vers, mais lecture verticale de ce qui s'écrit à gauche et lecture verticale de ce qui s'écrit aligné à droite.

La ville, pour chacun d'entre-nous, c'est le combat du dire. Et l'interrogation de comment les plus vieilles permanences du dire, la parole, le geste, l'ordre, le rêve, le corps, sont mises à nu – en tant que langue – par la relation neuve qu'inaugure la ville.

Alors, dans sa pleine puissance heidegerrienne, c'est bien d'être qu'il s'agit : ce que l'urbain creuse dans le verbe qui nous fait être.

Pour accompagner Abattoir 26, une nouvelle mise en page, et une édition révisée et augmentée. Merci à Hubert Saint-Ève pour le choix de cette toile d'accompagnement (voir son site).

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Biographie de Raymond Bozier

Né en 1950, à Chauvigny, dans la Vienne, Raymond Bozier vit et travaille à la Rochelle. Il a animé la revue Cargo, publié un grand nombre de poèmes et de nouvelles dans des revues et des journaux tels que L'Express, Le Monde Diplomatique, Action Poétique, Moebius, Poésie présente, Europe, avant de donner la priorité au roman. Lieu-dit, Paysages avant l’oubli 1 (Calmann-Lévy, 1997, réédité chez Fayard), lui a valu le Prix du premier roman 1997, et le prix du livre Poitou-Charentes. Ont suivi plusieurs recueils de poésie, tels que Bords de mer (Flammarion, 1998), Abattoirs 26 (Pauvert, 1999) ; et d’autres romans : Rocade, Paysages avant l’oubli 2 (Pauvert, 2000), Les Soldats somnambules (Fayard, 2002), Fenêtres sur le monde, Paysages avant l’oubli 3 (Fayard, 2004), L’Homme-ravin (Fayard, 2008), Divagation 1, suivi d’une réédition de Lieu-dit (Fayard 2008) ; sans oublier un récit, La maison des courants d’air (Fayard, 2008). Par ailleurs, Raymond Bozier a participé à 49 poètes en collectif, anthologie (Flammarion, 2004) et Histoires de lecture (ministère de la Culture, 2001), a réuni des auteurs algériens et français dans L’Algérie des deux rives (Mille et une nuits, 2003), et, dans Le Rapt du silence (Le Temps qu’il fait, 2007), a traduit des proses de Marcos Siscar.

Autres ressources web: voir BNF / écrire la ville.

 

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Lieu-dit, Paysages avant l’oubli 1, roman, Calmann-Lévy, 1997. Prix du premier roman 1997, prix du livre Poitou-Charentes – Épuisé

Bords de mer, poésie, Flammarion, 1998

Abattoirs 26, poésie, Pauvert, 1999

Rocade, Paysages avant l’oubli 2, roman, Pauvert 2000

Les Soldats somnambules, roman, Fayard, 2002

Fenêtres sur le monde, Paysages avant l’oubli 3, Fayard, 2004

L’homme-ravin, Divagation 1, suivi de Lieu-dit (réédition), romans, Fayard 2008

La maison des courants d’air, récit, Fayard 2008

Roseaux, poèmes, Publie.net

L’être urbain, Publie.net, 2009

 

 

Collectif

Histoires de lecture : Lire en fête 2001 (collectif), Ministère de la culture

L’Algérie des deux rives, nouvelles (collectif d’auteurs algériens et français réunis par R.Bozier), Mille et une nuits, 2003

49 poètes en collectif, anthologie, Flammarion, 2004

Québec 2008, poésie, Co-éditionEcrits des Forges (Québec) et Sac à Mots (France)

 

Traductions

Avec Mustapha Oulmane : Histoires de jour, contes de nuit, Jabbar Yassin Hussin, Atelier du gué, 2002.

Avec l'auteur : Le rapt du silence, Marcos Siscar, Le temps qu'il fait, 2007.

 

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