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La Confession d'un enfant du siècle


« Alors ces hommes de l'Empire, qui avaient tant couru et tant égorgé... se regardèrent dans les fontaines de leurs prairies natales, et ils s'y virent si vieux, si mutilés, qu'ils se souvinrent de leurs fils, afin qu'on leur fermât les yeux. Ils demandèrent où ils étaient ; les enfants sortirent des collèges, et ne voyant plus ni sabres, ni cuirasses, ni fantassins, ni cavaliers, ils demandèrent à leur tour où étaient leurs pères.
Mais on leur répondit que la guerre était finie, que César était mort, et que les portraits de Wellington et de Blücher étaient suspendus dans les antichambres des consulats et des ambassades, avec ces deux mots au bas : Salvatoribus mundi. Alors s'assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse. » « Autel » de douleur dressé par Musset à George Sand au lendemain de leur rupture, cherchant à toucher du doigt ses blessures et à trouver dans la fiction une vérité consolatrice, Musset chante la désespérance de toute une génération en proie au mal de vivre.
Ce roman quasi autobiographique est un des livres phares du dix-neuvième siècle français.

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Résumé

« Alors ces hommes de l'Empire, qui avaient tant couru et tant égorgé... se regardèrent dans les fontaines de leurs prairies natales, et ils s'y virent si vieux, si mutilés, qu'ils se souvinrent de leurs fils, afin qu'on leur fermât les yeux. Ils demandèrent où ils étaient ; les enfants sortirent des collèges, et ne voyant plus ni sabres, ni cuirasses, ni fantassins, ni cavaliers, ils demandèrent à leur tour où étaient leurs pères.
Mais on leur répondit que la guerre était finie, que César était mort, et que les portraits de Wellington et de Blücher étaient suspendus dans les antichambres des consulats et des ambassades, avec ces deux mots au bas : Salvatoribus mundi. Alors s'assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse. » « Autel » de douleur dressé par Musset à George Sand au lendemain de leur rupture, cherchant à toucher du doigt ses blessures et à trouver dans la fiction une vérité consolatrice, Musset chante la désespérance de toute une génération en proie au mal de vivre.
Ce roman quasi autobiographique est un des livres phares du dix-neuvième siècle français.

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