Votre compte

La Méchanceté de la vie

Nils C. Ahl (translator)


La petite ville était au bord du fjord. Elle ressemblait à tous les vieux bourgs danois et, comme dans beaucoup de petites villes de campagne au début du XXe siècle en Scandinavie, on y trouvait une grande piété et beaucoup de ragots. Dans cette ville, il y avait la famille Thomsen, avec la mère, Karen, et son fils doux-dingue, « Manuel », dont les frasques faisaient les délices des commères…

Gammelkobing et ses petites gens, avec la méchanceté de la vie (incarnée par le douanier), avec la force des légendes locales et de la piété bornée, avec les discours lénifiants du pasteur, les diatribes naïves du professeur et le gâtisme du conseiller... Et tout ce qui fait les réjouissants tableaux de cette fable féroce, nous tend un miroir entre grotesque et réalisme.

Gustav Wied a délibérément choisi le parti de l'humour, et si la gravité n'est jamais absente du propos, il y a toujours l'espoir... L'espoir de transformer le quotidien en farce.

EXTRAIT

C’était samedi, jour de nettoyage et d’encaustique. Les cloches de l’églises sonnaient sept heures, et les rues étaient encore calmes.
Pourtant, de part et d’autre de la ville, on entendait le bruit incessant des bavardages des servantes et leurs rires étouffés. Leurs robes de coton flottaient au vent. Une main se tenait au montant de la fenêtre, et l’autre frottait les vitres avec le chiffon trempé d’eau-de-vie qui les faisait reluire.
– Où est passé le petit Thomsen ? cria la grande Engeline, qui astiquait énergiquement les fenêtres du consul Mørch, avec de petits bruits qui rappelaient le gazouillement d’un oiseau.
– Il doit être en train de se changer ! murmura la bonne du directeur du téléphone, la grosse Rikke, depuis le second étage. Elle avait la voix chuintante de quelqu’un qui parle dans un tuyau de drainage.
Engeline hurla de rire et se retint au chambranle pour ne pas tomber.
– Qu’est-ce qu’elle dit, Rikke ? Qu’est-ce qu’elle nous dit là ? Est-ce qu’elle a dit quelque chose de drôle ? entendit-on de tous côtés.
– Elle dit que « Thummelumsen » est en train de se mettre une couche propre sur le cul !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Gustav Wied (1858-1914) est un écrivain dont l'influence a été et est encore considérable. Un auteur contemporain comme Dan Turell le considérait comme son père en littérature. Avec cette distance ironique qui le caractérise, il a fait date dans l'histoire scandinave de la satire.

Ce livre est classé dans les catégories :

7,99 €
?

Ebook protégé par filigrane

L’éditeur de ce livre a choisi de protéger ce fichier par filigrane (ou watermarking). Ce filigrane permet de relier le fichier à son propriétaire via l’apposition d’un filigrane visible ou invisible sur le fichier.

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “La Méchanceté de la vie”

Fiche technique

  • Auteur : Gustav Wied
  • traduit par : Nils C. Ahl
  • Éditeur : Ginkgo éditeur
  • Date de parution : 17/10/17
  • EAN : 9782846791663
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 320
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

La petite ville était au bord du fjord. Elle ressemblait à tous les vieux bourgs danois et, comme dans beaucoup de petites villes de campagne au début du XXe siècle en Scandinavie, on y trouvait une grande piété et beaucoup de ragots. Dans cette ville, il y avait la famille Thomsen, avec la mère, Karen, et son fils doux-dingue, « Manuel », dont les frasques faisaient les délices des commères…

Gammelkobing et ses petites gens, avec la méchanceté de la vie (incarnée par le douanier), avec la force des légendes locales et de la piété bornée, avec les discours lénifiants du pasteur, les diatribes naïves du professeur et le gâtisme du conseiller... Et tout ce qui fait les réjouissants tableaux de cette fable féroce, nous tend un miroir entre grotesque et réalisme.

Gustav Wied a délibérément choisi le parti de l'humour, et si la gravité n'est jamais absente du propos, il y a toujours l'espoir... L'espoir de transformer le quotidien en farce.

EXTRAIT

C’était samedi, jour de nettoyage et d’encaustique. Les cloches de l’églises sonnaient sept heures, et les rues étaient encore calmes.
Pourtant, de part et d’autre de la ville, on entendait le bruit incessant des bavardages des servantes et leurs rires étouffés. Leurs robes de coton flottaient au vent. Une main se tenait au montant de la fenêtre, et l’autre frottait les vitres avec le chiffon trempé d’eau-de-vie qui les faisait reluire.
– Où est passé le petit Thomsen ? cria la grande Engeline, qui astiquait énergiquement les fenêtres du consul Mørch, avec de petits bruits qui rappelaient le gazouillement d’un oiseau.
– Il doit être en train de se changer ! murmura la bonne du directeur du téléphone, la grosse Rikke, depuis le second étage. Elle avait la voix chuintante de quelqu’un qui parle dans un tuyau de drainage.
Engeline hurla de rire et se retint au chambranle pour ne pas tomber.
– Qu’est-ce qu’elle dit, Rikke ? Qu’est-ce qu’elle nous dit là ? Est-ce qu’elle a dit quelque chose de drôle ? entendit-on de tous côtés.
– Elle dit que « Thummelumsen » est en train de se mettre une couche propre sur le cul !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Gustav Wied (1858-1914) est un écrivain dont l'influence a été et est encore considérable. Un auteur contemporain comme Dan Turell le considérait comme son père en littérature. Avec cette distance ironique qui le caractérise, il a fait date dans l'histoire scandinave de la satire.

Biographie de Gustav Wied

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire