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La Rue

Martine Monod (Traducteur)

Nicole Soupault (Traducteur)

Philippe Soupault (Traducteur)


Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l'héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d'un million d'exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1947. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s'élever au-dessus de sa condition.
À Harlem, dans les années 1940, une jeune mère célibataire noire se démène pour offrir à son fils, Bub, une vie digne de ce nom.
En approchant de sa station, elle se disait qu'elle n'avait pas peur de la rue, ni de son influence. Elle était décidée à les combattre. Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres – avec tout ce que cela signifie – avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé.
Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c'était aussi la rue qui avait amené Mrs. Hedges à faire de sa chambre un bordel.
Et le concierge, la rue l'avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l'air et de la lumière, jusqu'à ce que l'horrible obsession de la chair l'ait dévoré. Et c'était encore la rue, ou d'autres semblables, qui avait conduit Min, la femme qui vivait avec lui, à cet état d'atonie et de molle résignation qui la faisait ressembler à une lavette humide. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu'elle avait la volonté de lutter sans relâche.



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Résumé

Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l'héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d'un million d'exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1947. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s'élever au-dessus de sa condition.
À Harlem, dans les années 1940, une jeune mère célibataire noire se démène pour offrir à son fils, Bub, une vie digne de ce nom.
En approchant de sa station, elle se disait qu'elle n'avait pas peur de la rue, ni de son influence. Elle était décidée à les combattre. Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres – avec tout ce que cela signifie – avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé.
Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c'était aussi la rue qui avait amené Mrs. Hedges à faire de sa chambre un bordel.
Et le concierge, la rue l'avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l'air et de la lumière, jusqu'à ce que l'horrible obsession de la chair l'ait dévoré. Et c'était encore la rue, ou d'autres semblables, qui avait conduit Min, la femme qui vivait avec lui, à cet état d'atonie et de molle résignation qui la faisait ressembler à une lavette humide. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu'elle avait la volonté de lutter sans relâche.



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