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Le roman de Miraut


Louis Pergaud (1882-1915)

"C’était à la Côte de Longeverne, chez Lisée le braconnier. Dans la chambre du poêle donnant sur le revers du coteau dominant le village que la route neuve de Rocfontaine enlace de ses contours, la Guélotte, la ménagère, venait d’allumer sa vieille lampe. La nuit était déjà tombée, mais, afin de ménager un peu sa provision d’huile, elle avait attendu la pleine obscurité, se contentant, pour vaquer aux menus soins du ménage, de la clarté brasillante qui sortait par les soupiraux du poêle et laissait flotter par toute la pièce un grand mystère paisible et calme où les choses semblaient sommeiller.

Dans le brûleur de cuivre, se balançant sur ses charnières, la mèche de coton rougeoya, s’enflamma doucement ; une lumière jaune, faible, comme hésitante, imprécisa les arêtes des meubles, et la femme, brandissant son flambeau devant la caisse historiée de la grande horloge comtoise, qui battait dans un coin son tic-tac régulier, ne put s’empêcher de dire tout haut, bien qu’elle fût seule :

– Huit heures ! grand Dieu ! et il n’est pas là ! Le "goûilland" !... Je gagerais qu’il s’est saoulé ! Pourvu qu’il ne soit pas arrivé malheur au petit cochon !"

Dans un petit village du Doubs, Lisée, un agriculteur, ne vit que pour sa passion : la chasse qu'il a dû néanmoins abandonner suite à ses nombreux problèmes avec la loi. Un jour, parti acheter un cochon, il revient avec un chien et un fusil, mais sans le cochon, au grand désespoir de son épouse, la Guélotte ! Ainsi fait son entrée, Miraut, chien de chasse...

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Fiche détaillée de “Le roman de Miraut”

Fiche technique

Résumé

Louis Pergaud (1882-1915)

"C’était à la Côte de Longeverne, chez Lisée le braconnier. Dans la chambre du poêle donnant sur le revers du coteau dominant le village que la route neuve de Rocfontaine enlace de ses contours, la Guélotte, la ménagère, venait d’allumer sa vieille lampe. La nuit était déjà tombée, mais, afin de ménager un peu sa provision d’huile, elle avait attendu la pleine obscurité, se contentant, pour vaquer aux menus soins du ménage, de la clarté brasillante qui sortait par les soupiraux du poêle et laissait flotter par toute la pièce un grand mystère paisible et calme où les choses semblaient sommeiller.

Dans le brûleur de cuivre, se balançant sur ses charnières, la mèche de coton rougeoya, s’enflamma doucement ; une lumière jaune, faible, comme hésitante, imprécisa les arêtes des meubles, et la femme, brandissant son flambeau devant la caisse historiée de la grande horloge comtoise, qui battait dans un coin son tic-tac régulier, ne put s’empêcher de dire tout haut, bien qu’elle fût seule :

– Huit heures ! grand Dieu ! et il n’est pas là ! Le "goûilland" !... Je gagerais qu’il s’est saoulé ! Pourvu qu’il ne soit pas arrivé malheur au petit cochon !"

Dans un petit village du Doubs, Lisée, un agriculteur, ne vit que pour sa passion : la chasse qu'il a dû néanmoins abandonner suite à ses nombreux problèmes avec la loi. Un jour, parti acheter un cochon, il revient avec un chien et un fusil, mais sans le cochon, au grand désespoir de son épouse, la Guélotte ! Ainsi fait son entrée, Miraut, chien de chasse...

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