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Les Bandits tragiques suivi d'Adieu Cayenne !


« Un roman-feuilleton fait avec de la vie et du sang, encore chaud de toute la douleur humaine. »

C’est l’une des affaires les plus connues et les plus commentées de la Belle Époque. En France comme à l’étranger, les anarchistes de « La Bande à Bonnot » ont fait les gros titres de tous les journaux. Nous sommes en décembre 1911 lorsque plusieurs comparses anarchistes braquent la Société Générale de la rue Ordener à Paris... événement qui met le feu aux poudres et déclenche une furie policière rarement vue. S’ensuivent des mois de courses-poursuites effrénées, d’affrontements violents à glacer le sang. Parmi cette énigmatique Bande à Bonnot, se trouve un profil différent, un sympathisant à la cause anarchiste, innocent du crime dont on l’accuse. Son nom : Dieudonné. Dans le tumulte de l’affaire comme dans les terribles débouchés judiciaires dont il fera l’objet, il incarne à lui seul l’aventure hors normes des membres de cette Bande.

Parmi les nombreux textes qui s’intéressent à l’affaire, nous avons sélectionné ceux de Victor Meric et Albert Londres. Comme des faces d’une même pièce, et pour la première fois rassemblés au sein d’un même ouvrage, ils donnent à voir deux aspects jumeaux de cette affaire : l’avant et l’après, la chute et la rédemption, le récit collectif et le destin singulier d’un homme.

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Résumé

« Un roman-feuilleton fait avec de la vie et du sang, encore chaud de toute la douleur humaine. »

C’est l’une des affaires les plus connues et les plus commentées de la Belle Époque. En France comme à l’étranger, les anarchistes de « La Bande à Bonnot » ont fait les gros titres de tous les journaux. Nous sommes en décembre 1911 lorsque plusieurs comparses anarchistes braquent la Société Générale de la rue Ordener à Paris... événement qui met le feu aux poudres et déclenche une furie policière rarement vue. S’ensuivent des mois de courses-poursuites effrénées, d’affrontements violents à glacer le sang. Parmi cette énigmatique Bande à Bonnot, se trouve un profil différent, un sympathisant à la cause anarchiste, innocent du crime dont on l’accuse. Son nom : Dieudonné. Dans le tumulte de l’affaire comme dans les terribles débouchés judiciaires dont il fera l’objet, il incarne à lui seul l’aventure hors normes des membres de cette Bande.

Parmi les nombreux textes qui s’intéressent à l’affaire, nous avons sélectionné ceux de Victor Meric et Albert Londres. Comme des faces d’une même pièce, et pour la première fois rassemblés au sein d’un même ouvrage, ils donnent à voir deux aspects jumeaux de cette affaire : l’avant et l’après, la chute et la rédemption, le récit collectif et le destin singulier d’un homme.

Biographie de Victor Méric

Albert Londres (1884-1932) est un journaliste et écrivain français.


Albert Londres naît en 1884 à Vichy. Après le lycée, il part à Lyon en 1901 pour travailler en tant que comptable, puis décide de se rendre à Paris en 1903. Il y publie son premier recueil de poèmes en 1904, et écrit occasionnellement des articles pour des journaux de sa région, avant de devenir correspondant parisien du journal lyonnais Le Salut Public. Cette même année naît sa fille Florise. Sa compagne, Marcelle (Marie) Laforest décède un an plus tard. En 1906, il commence sa carrière de journaliste parlementaire au Matin. Il est chargé d'écouter ce qu'il se dit dans les couloirs du Palais-Bourbon, de le rapporter mais il ne signe pas encore ses papiers. Lorsque la guerre est déclarée en 1914, Albert Londres, réformé en raison de sa santé précaire et d'une faible constitution, devient correspondant militaire pour le journal au ministère de la Guerre. Correspondant de guerre par la suite, il est envoyé à Reims lors du bombardement de la ville, au côté du photographe Moreau. Le premier grand article de ce téméraire observateur narre l'incendie de la cathédrale le 19 septembre 1914 ; il sera publié deux jours après.

Albert Londres désire partir en Orient mais la rédaction du Matin refuse. Commencent alors les reportages à l'étranger pour un autre quotidien, l'un des plus lus en France : Le Petit Journal. En 1915, il se rend au sud-est de l'Europe et raconte les combats en Serbie, en Grèce, en Turquie ou encore en Albanie. Errant sur les fronts, il voit, regarde et transmet. À son retour, il couvre la fin de la guerre en France. En 1919, pour ses reportages sur l'Italie, Albert Londres est licencié du Petit Journal sur ordre direct de Clemenceau. Faisant son métier, il rapporte que « les Italiens sont très mécontents des conditions de paix concoctée par Clemenceau, Lloyd George et Wilson ». Il travaille désormais pour le journal illustré Excelsior, « quotidien populaire de qualité » qui vient le chercher. En 1920, le journaliste réussit à entrer en Union soviétique, décrit le régime bolchevik naissant, peint les portaits de Lénine et de Trotski et raconte les souffrances du peuple russe. Il n'est pas à l'aise. « Albert Londres est abasourdi. Écoeuré par ce qu'il découvre. Ce n'est pas de la propagande bourgeoise. Cela relève du bourrage de crâne martelé par des feuilles stipendiées. »

En 1922, il se rend en Asie. Il raconte le quotidien du Japon et la folie de la Chine (La Chine en folie). Il relate aussi les actions de Nehru, de Gandhi et de Tagore en Inde. Dès 1923, sa notoriété ne cesse de grandir et ses reportages commencent à être publiés sous forme de livres par Albin Michel, au travers d'Henri Béraud, autre grand reporter désormais directeur littéraire du Petit Parisien. Albert Londres écrit désormais pour ce journal et entreprend de nouvelles investigations en France.

En 1923, il se rend en Guyane au bagne de Cayenne. Décrivant les horreurs de ce qu'il voit, son reportage suscite de vives réactions dans l'opinion mais aussi au sein des autorités.

« Il faut dire que nous nous trompons en France. Quand quelqu'un - de notre connaissance parfois - est envoyé aux travaux forcés, on dit : il va à Cayenne. Le bagne n'est plus à Cayenne, mais à Saint-Laurent-du-Maroni d'abord et aux îles du Salut ensuite. Je demande, en passant, que l'on débaptise ces îles. Ce n'est pas le salut, là-bas, mais le châtiment. La loi nous permet de couper la tête des assassins, non de nous la payer. Cayenne est bien cependant la capitale du bagne. (...) Enfin, me voici au camp ; là, c'est la bagne. La bagne n'est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C'est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c'est tout, et les morceaux vont où ils peuvent » (Au bagne, 1923).

Et le récit se poursuit : « On me conduisit dans les locaux. D'abord je fis un pas en arrière. C'est la nouveauté du fait qui me suffoquait. Je n'avais encore jamais vu d'hommes en cage par cinquantaine. [...] Ils se préparaient pour leur nuit. Cela grouillait dans le local. De cinq heures du soir à cinq heures du matin ils sont libres - dans leur cage ».

Albert Londres dénonce aussi un fait que l'on ignore souvent : le « doublage ». « Quand un homme est condamné de cinq à sept ans de travaux forcés, cette peine achevée, il doit rester un même nombre d'années en Guyane. S'il est condamné à plus de sept ans, c'est la résidence perpétuelle. Combien de jurés savent cela ? [...] Le bagne commence à la libération. Tant qu'ils sont en cours de peine, on les nourrit (mal), on les couche (mal), on les habille (mal). Brillant minimum quand on regarde la suite. Leurs cinq ou sept ans achevés, on les met à la porte du camp. » Nous pouvons imaginer la suite.

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