Finitude

  • Florida

    Olivier Bourdeaut

    « Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée. »

    Olivier Bourdeaut est né au bord de l'Océan Atlantique en 1980. Il ne s'est pas attardé sur les bancs de l'école, il préférait lire et rêvasser. Il a ensuite travaillé quelques années dans l'immobilier, avant d'accumuler les petits boulots, allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant.En 2016, il publie son premier roman, En attendant Bojangles (Finitude), qui devient un best-seller en quelques semaines. Son deuxième roman, Pactum salis (Finitude), paraît deux ans plus tard.

  • « Le Maroc, c'est un pays dont j'ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l'hiver à Paris, surtout quand il s'agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »Marwan et ses deux frères ne comprennent pas. Mais ­pourquoi leur père, garagiste à Clichy, souhaitait-il être enterré à Casablanca ? Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça. C'est Marwan qui ira. C'est lui qui accompagnera le cercueil dans l'avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c'est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu'il connaît mal, racontera toute l'histoire. L'incroyable histoire.« Ceux que je suis » est un roman plein de pudeur et de délicatesse, dont la subtilité se révèle à travers des scènes à la justesse toujours irréprochable.

    Olivier Dorchamps a 45 ans et vit à Londres. Né dans une famille cosmopolite, il a une double nationalité, française et anglaise. Ancien avocat, il a radicalement changé de vie pour écrire et prendre des cours de théâtre. Il a fait le choix du Français pour son premier roman parce qu'il préfère la littérature française à la littérature anglo-saxonne.

  • Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l'autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.Il observe, il surveille, il est patient.Parmi tous ceux qu'il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s'agite dans un monde clos, quelqu'un sait, forcément.Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s'agacent, se disputent. Sous l'asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes.L'urgence.Pierre n'a jamais été aussi proche de celui qu'il cherche.Joseph Incardona mêle les genres avec habileté et réussit un roman profond et ambitieux. Son style puissant et son art très cinématographique de la narration font mouche.

    Joseph Incardona : 45 ans, suisse d'origine italienne. Auteur de neuf romans, scénariste de BD & de films, vient de réaliser son premier long-métrage. « Derrière les panneaux, il y a des hommes » est son roman le plus singulier, le plus ambitieux, le plus abouti.

  • L'appel

    Fanny Wallendorf

    Un gamin s'élance face au sautoir. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale. L'adolescent vient d'inventer, de «créer» un saut qui le mènera jusqu'au podium olympique. Ce gamin, c'est Dick Fosbury, direz-vous. Oui, bien sûr. Mais c'est à peu près tout ce que Richard, le jeune héros de ce roman, a de commun avec le célèbre athlète.
    Fanny Wallendorf invente une vie, une aspiration, une vocation à Richard. Sa manière de passer la barre lui vaut le surnom d'Hurluberlu. Il s'en fiche, ce qu'il veut, c'est suivre sa propre voie.
    Les entraîneurs timorés, les filles, la menace de la guerre du Vietnam, rien ne le détournera de cette certitude absolue : il fera du saut en hauteur une manière de sublime chorégraphie.

    Fanny Wallendorf est traductrice. On lui doit la traduction de textes de Raymond Carver, des lettres de Neal Cassady (2 volumes, Finitude, 2014-2015) et de Mister Alabama de Phillip Quinn Morris (Finitude, 2016).
    L'Appel est son premier roman.

  • Dans un roman sensible et incandescent, Rodolphe Barry retrace le parcours de l'écrivain américain James Agee. Journaliste, poète, critique de cinéma, scénariste, c'est au travers d'une production protéiforme qu'Agee a cherché à exprimer son indignation et à s'opposer par son art à l'affairisme de l'Amérique des années 30 à 50. Broyé par la pauvreté, l'incompréhension et l'alcool, il meurt à 44 ans en 1955. Mais il laisse à la postérité deux chefs-d'oeuvre : un film, La Nuit du chasseurde Charles Laughton dont il signe le scénario, et un livre Louons maintenant les grands hommesavec les photos de Walker Evans, brûlot inclassable dénonçant la misère des campagnes américaines pendant la Grande Dépression.

    En 2014, Rodolphe Barry publie chez Finitude son premier roman, Devenir Carver, puis un recueil de nouvelles Entre les rounds. Auparavant, il avait publié un recueil d'entretien avec Charles Juliet, à qui il avait également consacré un film documentaire.

    Il a 49 ans et vit près de Troyes.

  • Il est tombé des oiseaux en Haute-Normandie.
    Il a plu des oiseaux et manifestement tout le monde s'en fiche. À peine quelques entrefilets dans la presse locale. Seul un jeune Parisien, histoire d'échapper à sa thèse, se passionne pour le phénomène. D'autant que c'est arrivé dans le village où il a grandi.
    Il fouille, il cherche, il enquête. Les pistes se multiplient, toutes plus inattendues et extravagantes les unes que les autres. Il descend la Seine à bord d'un bateau de croisière, tombe amoureux, se découvre des alliés, des ennemis, s'invente une famille et tente de mettre un peu d'ordre dans ses notes et dans sa vie.
    Victor Pouchet signe un premier roman malicieux, il propose un river-trip normand comme d'autres un road-trip californien.

    Victor Pouchet est né à Paris en 1985. Agrégé de lettre moderne, il est professeur en classes prépa. Il publie de temps en temps des critiques dans le Magazine littéraire.

    Pourquoi les oiseaux meurent est son premier roman.

  • Avril s'inquiète pour Elias. Elle l'aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l'empêche de vivre pleinement.Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu'a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d'être le fils du « fou ». De celui qui se dit magnétiseur, médium ou « paradoxologue » et qui fait subir à sa famille la tyrannie de ses discours et de ses délires.L'amour d'Avril suffira-t-il pour qu'Elias échappe à cette enfance abîmée ?

    Victor Pouchet est né en 1985 à Paris. Il est l'auteur d'un premier roman très remarqué, Pourquoi les oiseaux meurent (Finitude, 2017).

  • Auletris

    Anaïs Nin

    Auletris contient deux histoires inédites d'Anaïs Nin, des textes érotiques retrouvés à la faveur d'une vente aux enchères à Baltimore et traduits pour la première fois en français.
    Écrits pour un mystérieux collectionneur au début des années 40, ils possèdent toute l'originalité et le charme de l'érotisme selon Anaïs Nin: une vision féminine de la sexualité, libre, inventive et transgressive.
    « Jouir n'est possible que si l'on accepte ses désirs. »

    Franco-américaine, née en 1903, Anaïs Nin a bien souvent défrayé la chronique littéraire. Maîtresse d'Henry Miller et de nombreux écrivains, elle s'était surtout fait connaître par son Journal. Mais ce sont ses écrits érotiques, publiés après sa mort dans les années 70, qui lui ont valu la consécration.

  • Elle s'appelle Naomi Strauss, elle est parisienne, un peu bobo, journaliste dans un hebdo « plutôt de gauche ». Lui, c'est Nick Doyles, chauffeur de taxi à Liverpool, évidem­ment supporter de foot et ouvertement pro-Brexit. Quand la première est envoyée pour interviewer le second, ça ne peut faire que des étincelles. Entre incompréhensions et préjugés, la rencontre est houleuse et le « vivre ensemble » prôné par la journaliste ne semble pas aller de soi. Il ne faudra rien de moins qu'un acte héroïque improbable, un incident diplomatique impliquant la Reine et un chant repris en choeur par tout un stade, pour qu'ils éprouvent l'un envers l'autre un début de tolérance, voire de complicité.Cette comédie à l'anglaise, façon Laurent Seyer, tente de réconcilier smoothie bio et fish & chips, « vivre ensemble » et « chacun chez soi ».

    Malgré une carrière qui le mène aux quatre coins du monde, Laurent Seyer est toujours resté fidèle aux deux passions qui ont construit son adolescence : la littérature et le football. À plus de 50 ans, il fréquente les stades avec assiduité et publie aujourd'hui son deuxième roman, après le remarqué Les Poteaux étaient carrés (Finitude, 2018).

  • Un soir, chez un ami, elle fait la connaissance d'un homme étrange dont elle devient la maîtresse. L'intelligence aiguë et clairvoyante de cet homme, sa cruauté, son mystère, la fascinent. Et s'il était le mal incarné, et si c'était luila cause de tous les mots qui secouent notre monde, notre époque ? Pour elle, tous les signes concordent, elle voit sa patte partout, dans chaque catastrophe. Cette idée folle lui fait perdre pied, et peu à peu ses certitudes d'intellectuelle citadine, rationnelle et athée vacillent.

    Dans une fable contemporaine, Emmanuelle Pol cultive volontiers l'ambiguïté de son héroïne, victime ou manipulatrice, et offre une lecture originale des troubles qui agitent nos pays en crise, tentés par les extrêmes.

    Emmanuelle Pol est née en 1965 à Milan, d'une mère française et d'un père italien. Elle a fait ses études en Suisse et vit désormais à Bruxelles. Elle a publié trois romans, L'Atelier de la chair (finaliste Prix Rossel), L'Homme sans bagages et Le Prix des âmes et un recueil de nouvelles La douceur du Corset, tous aux éditions Finitude.

  • Un feu éteint

    Fabrice Chillet

    Philippe, Louis, David et Clément étaient inséparables, prêts à dévorer le monde dès qu'ils auraient quitté les bancs de la fac de lettres de Rouen. Vingt ans plus tard, Philippe est journaliste à Paris, mais sa petite notoriété ne pèse pas bien lourd au regard de ses ambitions passées. Et les autres, ont-ils fait mieux ? Pour le découvrir, Philippe retourne à Rouen, là où tout a commencé. Il se donne sept jours pour comprendre pourquoi leur amitié s'est délitée. Peut-être même a-t-il le secret espoir que les renoncements de ses anciens camarades lui permettront de mieux accepter les siens.
    Un nouveau départ à quarante ans est-il vraiment possible, ou n'est-ce qu'un mythe véhiculé par les magazines ?

  • Mai 1976, l'épopée des Verts enflamme la France. Ce soir, Saint-Etienne rencontre le Bayern de Munich en finale de Coupe d'Europe. Nicolas a treize ans et depuis que sa mère est partie, c'est son amour du foot et de Saint-Etienne qui l'aide à supporter son quotidien de collégien, un père médiocre, une belle-mère écervelée et son fils abruti. Quand les Verts perdent le match (par deux fois les poteaux carrés ont empêché le ballon de rentrer) le monde de Nicolas s'effondre.
    Laurent Seyer mêle avec subtilité le déroulé de ce match de légende avec les souvenirs et les réflexions de Nicolas. Durant ces 90 mn, se dévoile un adolescent marqué par l'indifférence de son père et ayant remplacé la chaleur d'une famille par une passion pour le foot. Mais quand celle-ci vous déçoit, que reste-t-il ?

    Malgré une carrière qui le mène aux quatre coins du monde, Laurent Seyer est toujours resté fidèle aux deux passions qui ont construit son adolescence : la littérature et le football. À plus de 50 ans, il fréquente les stades avec assiduité et, lui qui a toujours écrit, s'est enfin décidé à envoyer son premier roman à un éditeur.

  • Bennie J. était un petit blanc pauvre d'Alabama. Premier de sa génération à sortir de la cabane familiale au fond des marais, il est un mélange détonnant de gentillesse du sud et de sans-gêne parvenu. Aujourd'hui, il est l'homme le plus puissant du Comté, sa femme est la plus belle, sa maison la plus grande et ses enfants les plus populaires de la région. Il s'est débrouillé pour tenir au creux de sa main le coeur, l'âme et le portefeuille de ses concitoyens en devenant le seul pourvoyeur d'alcool de la ville, la Cité de la soif comme il l'appelle. On est dans le Sud et dans le Sud, on aime la réussite et on s'arrange avec le reste, du moment qu'on respecte les traditions, les chiens, l'élection de Miss Coton et la Fête du Raton Laveur.

    Phillip Quinn Morris est né dans le Comté de Limestone, Alabama, en 1954.
    Après de courtes études à l'Université d'Athens, il travaille comme boucher, mécanicien, peintre en bâtiments ou pêcheur de moules. Son premier roman, Mister Alabama, a été publié chez Finitude en 2016, puis repris en poche par 10/18 en 2018.

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