La Piterne

  • Salammbô

    Gustave Flaubert

    Le roman a pour intrigue la Guerre des Mercenaires au IIIe siècle av. J.-C, opposant la ville de Carthage aux Mercenaires barbares, employés pendant la première Guerre punique, qui se sont retournés contre la ville ensuite : ces mercenaires se sont révoltés car ils étaient furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue et ne pas avoir été payés pour les efforts et leurs sacrifices.
    Flaubert a romancé cette histoire et dégagé des personnages ; il a néanmoins respecté l'Histoire connue, en se documentant durant cinq années. En parallèle, il développe la vision d'un Orient idéal, imaginé comme exotique, sensuel et envoûtant, mais aussi violent et accablant de chaleur.

  • Ces contes représentent le savant mélange des différents intérêts de l'auteur. Il aborde les simples et profondes misères des petites gens, en milieu urbain ou rural, narrées comme des choses ordinaires, nuancées par sourire, parfois moqueur, souvent féroce. Ces récits ont le pouvoir de tenir le lecteur en haleine, lui laissant découvrir des profondeurs illimitées.
    Maupassant distille dans ce receuil les contrastes extrêmes, allant jusqu'à la Mort sans retour. Contes en noir et blanc, en lumières et en ombres, en façades publiques et en intimités secrètes.

  • Sans famille

    Hector Malot

    Sans famille est une oeuvre mettant en scène de nombreux personnages, tous plus ou moins importants, qui marqueront Rémi, l'aideront dans sa quête et dans sa vie, surtout pour retrouver sa mère.
    À la manière d'un grand feuilleton romanesque, Hector Malot signe un roman d'initiation par excellence où le héros grandit en affrontant une suite d'aventures, de mésaventures et de drames. Voulant décrire la France du XIXe siècle, Hector Malot fait voyager son héros dans plusieurs régions du pays ainsi qu'en Angleterre.

  • Étrange roman à lire absolument à l'heure où des découvertes montrent quelques traces aqueuses sur la planète Mars.
    L'ingénieur français Robert Darvel disparaît sans laisser la moindre trace ; en fait, il s'est rendu dans le monastère indien de Chelambrum. Là, grâce à la puissance de concentration des fakirs, il est parvenu à être téléporté dans l'univers et il est arrivé seul sur Mars.
    Il découvre une planète cruelle, soumise à des hordes de vampires. Le peuple se laisse dévorer par des monstres, eux-mêmes avalés par des pieuvres volantes. Ceux-ci redoutent la montagne de cristal qui les domine...
    Robert Darvel tente de comprendre ces phénomènes, pendant que des amis terriens cherchent à le retrouver.
    Le cycle martien de Gustave le Rouge comprend un second volet intitulé « La Guerre des vampires ». Original, baroque et saugrenu, Gustave Le Rouge fait preuve d'une belle et surprenante originalité. (Gill sur Babelio)

  • Est-il encore utile de présenter le plus célèbre conte de la Normande Marie-Jeanne Leprince de Beaumont ?
    La réponse semble évidente, c'est pourquoi l'éditeur a-t-il voulu revenir au plus proche de l'origine et présente le conte publié 11 ans après sa première édition.

  • Les 21 juors d'un neurasthénique (1901) suivi de La 628-E8 (1907)
    Octave Mirbeau décrit la société à travers les curistes d'une station thermale et à travers les notes de voyage à travers la France, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne.
    Les deux textes montrent l'humour et la tendresse de l'auteur.

  • Le bacille

    Arnould Galopin

    Martial Procas est un scientifique reconnu, spécialiste des microbes pathogènes. Beau, le tout-Paris, en particulier féminin, accourt à ses conférences universitaires.
    Un jour, une belle Américaine attire son regard et il tombe amoureux de cette femme ; or c'est une aventurière qui le quitte quelques semaines après leur mariage. Quand il s'en rend compte, Procas est victime d'une crise très grave, un cas de cyanose dû au rétrécissement de l'artère pulmonaire : le malade prend une teinte bleue incurable.
    Dès lors, victime de la haine de ses semblables, il doit fuir car son allure est trop impressionnante, cadavéreuse, avec des yeux implorant la vie ! Le héros vit un calvaire, ne trouve de paix nulle part.
    Le jour où un ignoble boucher tue le chien de Martial, son seul réconfort, il décide de se venger : une vengeance qui toucherait le maximum de ses ennemis.

  • Dingo

    Octave Mirbeau

    Dingo : Dernière oeuvre narrative de Mirbeau, Dingo n'a pas pu être achevé par le romancier, trop malade. En rupture complète avec la tradition "réaliste", ce récit nous introduit dans un monde de fantaisie, où la galéjade et le mythe côtoient l'observation, et où la réalité la plus sordide, inspirée par les déboires rencontrés par le romancier, est transfigurée par le regard et l'imagination du narrateur. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)
    Un gentilhomme : Roman inachevé, dont il ne reste que les trois premiers chapitres, Un gentilhomme a été rédigé vers 1900-1902 et vite abandonné, avant d'être publié en 1920 par la veuve du grand écrivain. Revenant sur ses débuts, à la faveur de la fiction, le romancier développe une analyse typiquement anarchiste de la prostitution, et considère que celle de l'esprit est bien plus salissante que celle du corps. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)

  • Roman historique et roman d'aventures, il raconte une belle histoire d'amour dans le Cotentin de l'auteur.
    Le chevalier Des Touches est un « Chouan » (royaliste) et un agent secret, dont les fréquentes traversées de la Manche, au nez et à la barbe des Républicains en font un gibier de choix. Victime d'une trahison, il est capturé et condamné à la guillotine.
    Douze de ses compagnons d'armes les plus résolus parviendront-ils à le libérer à temps ?
    Cette épopée, basée sur un fait réel, est contée trente ans plus tard par la seule femme ayant participé à la périlleuse entreprise. Le petit cercle d'amis, royalistes désenchantés, est heureux de revivre un passé dramatique et glorieux.
    Le rythme de l'action, d'abord un peu lent, s'accélère ensuite : les amateurs d'émotions fortes ne sont pas déçus.

  • Maison pour Dames

    Jean Lorrain

    Mme Farnier s'amuse à versifier pour tuer le temps. L'épouse du fonctionnaire avignonnais remporte le concours de poésie organisé par la revue Le Laurier d'or. Le succès fait craindre à M. Farnier le "qu'en dira-t-on".
    Invité à la capitale pour la remise du prix, le couple va souffrir dans ce milieu hypocrite : les intérêts du magazine, les à-côtés futiles et dangereux, l'envie et le désir de nuire, etc.
    Lorrain dresse la satire de moeurs dans le milieu de la presse du début du XXe siècle, et pas seulement de cette époque.

  • La Normandie est riche de mille histoires. De tous temps, les légendes et les contes ont peuplé les veillées de ses habitants.
    Puisant à cette source fantastique, l'auteur redonne vie aux croyances d'autrefois et en replace dans le monde contemporain.

    Les contes, dénichés dans les archives, sont revisités ; avec délectation, l'auteur leur donne des allures contemporaines et montre ainsi leur éternité.


    Farce, roublardise, moquerie, les raisons de se divertir sont nombreuses et variées, avec bonhomie et gentillesse. Les leçons ancestrales sont toujours présentes, l
    eur imaginaire agit encore de nos jours et n
    os vies en sont marquées pour l'éternité.

  • Amour en dérive

    Jean-Patrick Beaufreton

    En débarquant du bac, à Quillebeuf-sur-Seine, le randonneur pensait profiter d'une étape calme et reposante. Son logeur lui présente la ville et tient à évoquer Rose Lacroix : la jeune fille morte en 1842, a vu sa tombe transformée en lieu de rendez-vous des amoureux venus de fort loin. Ils y gravaient leurs noms pour garantir leur affection et mesuraient leur fidélité.
    En rappelant la vie de l'époque, le logeur conte l'épopée de la jeune fille et la conviction de son amour.
    Inspirée de la nouvelle d'Émile Dumont publiée en 1861, l'histoire illustre la force de la confiance en l'amour éternel.

  • Un Français qui visitait le Liban rencontre dans le couvent de Mar-Antoun un de ses compatriotes, le frère Fabien. Après quelques réserves, ce dernier finit par confier le secret de sa mélancolie : il a connu la princesse Mirane, surnommée la Vierge du Liban, et a vécu à ses côtés. La personnalité de la jeune femme attirait le respect de tous, sa féminité attisait les convoitises, mais sa détermination à fédérer le peuple de son père et celui de sa mère la dressait bien au-dessus des soucis communs !
    L'homme, qui s'appelait alors comte Fabien de Boucherville, n'a pas échappé à ces tentations ; il a longtemps marché sur le fil du rasoir jusqu'au jour où...
    Ce drame explique son retrait dans le couvent et son désir de rester dans le pays de son trouble profond.

  • Le baron Philippe de Saint-Wandrille vient quelques jours chez son oncle, l'abbé du Genestel, chanoine à Coutances. Il y rencontre Mme Edmée Delaunay, femme respectable et fidèle par principes à son mari, dont elle n'attend aucune affection.
    Cette amitié sans issue est difficile à vivre, tant par l'un que par l'autre. D'autant qu'Edmée lui conte ses amours impossibles avec M. de Fersen
    Impossible... jusqu'au jour où le veuvage semble atteindre la dame ! Il ne reste plus qu'à passer cette période de convention pour s'aimer au grand jour...
    Une romance aux multiples rebondissements, entre amours impossibles, obligations sociales et principes rigides.
    (Publié en 1891)

  • Polichinelle a une invention facétieuse sans limites.
    Les princes et les nobles apprécient sa malice. Malgré sa difformité, il accomplit mille tours aussi qui surprennent et intriguent : il transforme son âne en funambule, il réussit à métamorphoser le grand majordome en poule pondeuse, il permet aux perruques de s'envoler dans les airs.
    Grâce à sa faconde et à son esprit provocateur, Polichinelle parvient à se moquer des grands personnages ridicules et gagner l'amitié des petites gens. Il est la revanche populaire, bouffonne et méritée face à la bêtise de ceux qui gouvernent.
    Comme toujours, Polichinelle choisit le pied de nez, là où tant d'autres optent pour la révérence.

  • Un matin de septembre, le téléphone sonne. Au bout du fil, une dame plus qu'octogénaire me demande si je suis intéressé par écrire les aventures d'une petite fille dans le Pacifique, entre Tahiti, les Marquises et San Francisco, dans les années 1920 !
    Au cours du premier entretien, Mme Métroz mélange les photographies de l'époque, elle raconte en vrac mille anecdotes vécues par ses parents et par elle-même - alors qu'elle s'appelait Melle Léone Briand - elle brasse des souvenirs sans nombre et répète plusieurs fois son souhait de les voir couchés dans un livre, un vrai !
    La vieille dame me fait confiance pour romancer ses propos : les événements ont eu lieu, leur chronologie est parfois modifiée.

  • Pour bien vous dire quelques-unes des touchantes chroniques que nous allons passer en revue, il faudrait la foi naïve des hommes simples qui nous les ont apprises dans nos excursions à travers la Normandie, mais nous avons cru bien faire en les tirant de l'obscurité, au risque de les déflorer un peu ; ces quelques mots puisés dans la brève introduction plante le décor de tout le livre.
    Ensuite, l'auteur livre 21 histoires à donner envie de parcourir les cinq départements de la région, à faire rire et pleurer, à émouvoir et à amuser. Bien plus qu'un recueil de récits, il devient le guide pour visiter les lieux légendaires.

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • En 1940, les "gens du voyage", commerçants ambulants, gitans, forains, etc. ont été regroupés avant d'être déportés vers des camps d'internement. Pour tout le département de l'Eure, le camp était situé à Louviers.
    À partir de témoignages et de documents d'époque, cette épreuve revit à travers un personnage fictif et crédible.

  • Partant d'un fait divers réel, l'imagination met les personnages en scène : un amateur de boomerang reçoit son appareil en pleine tête en pratiquant son loisir.
    Dès lors, il souffre d'amnésies à répétition et cherche qui peut pouvoir prendre en charge ses éventuels soins. La combien qu'il trouve est pour le moins originale.

  • Au cours d'une vente aux enchères, Mathias acquiert un carton de manuscrits signés d'un auteur qu'il ne connaît pas. Le jeune homme entre de plain-pied dans l'esprit et l'intimité de l'écrivain du XIXe siècle ; celui-ci voulait écrire l'épopée de Caroline, puis l'abandonnait, avant de la reprendre. Mathias voit l'héroïne illusoire et sent à son tour le besoin de raconter son histoire.

  • Contes à soi-même

    Henri De Regnier

    Henry de Régnier annonce dans les premières lignes de son ouvrage, l'intention qui le guidait :

    "De ce petit livre le titre est encore ce qui m'y plaît le plus comme pouvant en devenir l'excuse au besoin. Sinon, que chaque lecteur bienveillant approprie à ses songes ce dont ils s'accommoderont et j'aurai eu, par surcroît, le plaisir de m'être conté quelques-uns des miens ; aussi, aurais-je voulu pour frontispice à ces pages tels emblèmes significatifs. Un peintre de mes amis les eût dessinés ; il y aurait figuré par exemple un miroir ou une conque ou une gourde curieusement ornementée. Il l'aurait représentée en étain, car j'aime ce métal qui a un aspect de très vieil argent humble, éraillé et intime, un argent un peu mat comme si l'approche d'un souille le ternissait ou si son éclat se tempérait de la moiteur d'avoir été longtemps tenu par une main tiède.


    "L'allégorie sans doute eût été plus claire par une conque. La mer en dépose de charmantes sur le sable des plages, parmi les algues doucereuses, un peu d'eau et des coquilles. Une nacre çà et là à vif sous leur écorce en irise les luxueuses plaies et leur forme est d'une malice si mystérieuse qu'on s'attend y entendre chanter à son oreille les Sirènes. L'écho indéfini de la mer y murmure seul et ce n'est en lui que le flux de notre sang qui y imite le cri intérieur de nos destinées.

    "Mais un miroir vaudrait mieux certes..."
    Ainsi, avec des précieux et des images alambiquées, il dresse les portraits incertains d'une mémoire infidèle entre amours perdus, regrets survenus et mélancolie.

  • Extrait de la préface : "En Normandie, province si riche en souvenirs historiques, où, tour à tour, ont régné le Gaulois, le Romain, le Saxon, le Franc, le Normand et l'Anglais, la plupart des contes populaires, des proverbes, des dictons, font allusion à des faits historiques ou à d'anciens usages, et on retrouve dans beaucoup de mots rustiques, dans les noms propres, et surtout dans les noms de lieux, des vestiges de l'idiome de ces peuples.
    Guillaume-Longue-Épée, parlant à Boton, comte du Bessin, de l'éducation qu'il veut donner à Richard son fils, dit : Ducs de Normandie.) >>
    Il résulte de ce curieux passage que c'est à Bayeux que les Normands ont conservé le plus longtemps leur idiome primitif. C'est donc dans ce pays que l'on peut espérer en retrouver encore quelques traces.
    En publiant les Contes populaires et les locutions du Bessin, j'ai cru faire une chose utile, et donner un exemple qui peut-être sera suivi dans d'autres localités. Mes matériaux ont été puisés dans la conversation des vieillards, et surtout des paysans. Cette source en vaut bien une autre, et, quelque imparfait que soit cet opuscule, il aura toujours le mérite de n'avoir pas été fait avec des livres. Publié pour la première fois en 1825, à quarante exemplaires seulement, il est réimprimé aujourd'hui au nombre de quatre cents, avec beaucoup d'augmentations."

  • La première version écrite de l'aventure de Robert le Diable date du XII° siècle. Le Dominicain Étienne de Bourbon en fait un exemplum. Les Croniques de Normandie s'ouvrent sur la biographie de ce héros. Pourtant aujourd'hui encore, les rumeurs sont nombreuses et contradictoires autour du personnage.

    Puisant à la source première, Jean-Patrick Beaufreton a composé en 2000 un spectacle intitulé « L'épopée de Robert le Diable ».
    Tel un troubadour médiéval, seul sur scène, il interprétait tous les personnages : le duc, la duchesse, Robert, le pape, l'ermite, l'empereur et la princesse amoureuse. Lumières, bruitages, brefs poèmes contemporains à la manière médiévale, musiques d'époque...
    Depuis, le conteur s'est tu, le texte s'est endormi. Aujourd'hui, il reprend vie pour être lu comme un monologue à transmettre avec passion et élan.

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