Littérature générale

  • Dans les forets de l'ours Nouv.

    Tous ceux qui se sont intéressés, de près ou de loin, à la vie mystérieuse de l'ours sont finalement tombés d'accord sur les possibilités de l'observer. Ils sont légion celles et ceux qui, par crainte ou par passion, l'ont traqué des vies entières sans jamais le voir. Au risque d'attendre sans succès aux heures crépusculaires, Rémi Huot se doit tout de même d'essayer. Désireux de rencontrer la bête à l'état à sauvage, il part à l'est de l'Europe, marcher à rebours des grands chemins et des lieux communs, dans un pays perdu. Se mettre à la recherche de l'ours, c'est d'abord vivre un morceau de solitude dans les bois et se plier à l'exigence de la marche. C'est prendre les heures d'attente comme autant de chances de ne faire plus qu'un avec l'espace naturel et se dire que la quête se vaut bien à elle seule.

    Après des études universitaires en biologie, Rémi Huot délaisse la profession d'ornithologue pour se consacrer à l'écriture. Elle l'engage sur un chemin plus solitaire, celui des longues marches où la pensée finit par se frotter au monde sauvage. À l'affût des beautés de la nature, il a quitté son Val d'Oise natal pour les Pyrénées-Orientales.

  • Longuement mûri, Walden est le chef-d'oeuvre littéraire de Thoreau. Ses références littéraires, ses images, ses injonctions à vivre de façon plus libre et anticonformiste, ses magnifiques pages de descriptions de la nature sauvage ainsi que ses exercices d'introspection en font une oeuvre singulière, qui garde aujourd'hui intacte toute sa portée subversive. Considéré comme l'ouvrage fondateur du genre littéraire nature writing, apprécié par des générations d'écrivains américains, à commencer par certains des représentants de la Beat Generation, Walden est aussi à la source de la réflexion écologiste sur l'utilisation des ressources et la préservation des espaces sauvages. La traduction de référence de Brice Matthieussent est enfin disponible en format poche.

  • À partir de la sélection du volumineux Journal de Thoreau et de Walden, Michel Granger a composé un recueil des principaux textes dans lesquels le philosophe américain de la nature interroge son rapport aux animaux. Alors qu'ils sont disséminés dans son oeuvre, le regroupement de ces extraits présente un panorama cohérent de sa réflexion sur l'animalité ; l'anthologie révèle un intérêt pour ceux que Thoreau appelle ses « voisins », voire ses « amis » ; elle montre la persévérance de sa quête méthodique d'information sur ceux qu'il perçoit comme des semblables. Il faut bien entendre la provocation anticonformiste qui sous-tend la préférence pour les « voisins animaux » et le rejet des habitants de Concord auxquels il reproche d'être englués dans le culte de l'argent et les traditions.

    Homme de lettres et philosophe non conformiste, réfractaire à l'emprise de l'état sur l'individu, mais aussi naturaliste précurseur de l'écologie, Henry D. Thoreau a publié de nombreux ouvrages dont les éditions Le mot et le reste ont entrepris la traduction par Brice Matthieussent, remettant notamment au goût du jour un des fondamentaux de la littérature américaine : Walden.

  • Bernie et sa femme ne se remettent pas de la mort soudaine de leur fils. La douleur, insubmersible, a eu raison de leur histoire. À quelques encablures de là, Sylvain et Élodie jouent de malchance lors des premiers remous du mouvement des gilets jaunes. Dans un accès de panique, cette dernière a mortellement renversé la mère du jeune garagiste, qui devra lui aussi composer avec le deuil. Plus bas dans la vallée, Édith fuit vers l'inconnu. Son compagnon a levé une fois de trop la main sur elle mais le hasard la mènera sur la route de Bernie, ermite devenu sauveur. Dans ce nouveau roman, André Bucher déploie une galerie de personnages, unis dans le chagrin, que le hasard des chemins des Alpes-de-Haute-Provence rassemblera, leur offrant un espoir de guérison, une chance de tordre la douleur.

    André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Tordre la douleur est son dixième roman.

  • 24 juin 2004. Sur la jetée des Saintes-Maries-de-la-Mer se profile la silhouette d'un homme, minuscule. Autrefois nommé Sam Démon, chauffeur de car et pompier volontaire, il a toujours vécu avec sa mère Élise au bord d'une étrange cascade entourée de miroirs, surplombant le village des Eaux-Maigres, dans le Jabron, mais c'était avant le gigantesque incendie qui a éclaté en 2002, aux abords de la petite ferme maternelle. Sur un coup de tête, Sam a usurpé l'identité d'un jeune ornithologue qu'il venait d'échouer à sauver. Mort pour tous, il a cru embarquer pour une vie nouvelle qui se révèle bientôt fantomatique, hantée par les délires d'Élise, créature à l'amour tentaculaire.

    André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Il est l'auteur de dix romans dont Fée d'hiver, Un court instant de grâce et La Vallée seule aux éditions Le mot et le reste.

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Premier d'une série de douze ouvrages, Marcher réunit les deux visages de l'écrivain naturaliste et révolté, son amour pour la nature et sa défiance envers la société des hommes.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Avec ce recueil de nouvelles, le lecteur part à la rencontre du monde et des autres, à Sète, dans le Vercors, à la Pointe du Raz et même à New York, à la recherche de Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan. Ahmed Kalouaz entremêle habilement autobiographie et romance, c'est ainsi qu'on découvre avec plaisir quelques expériences d'écrivain, lors d'ateliers auprès de collégiens ou au détour de résidences plus aventureuses, puis qu'on bascule doucement dans la vie d'un jeune prisonnier de retour à Ouessant ou aux côtés d'une femme qui fait face au deuil dans la maison familiale. Ahmed Kalouaz aime bourlinguer et son goût pour l'autre est contagieux. On ressort de ce recueil le coeur gonflé de ses rendez-vous, parfois manqués, de ce que la vie peut nous apporter de tendre ou de sombre.

    Ahmed Kalouaz est né en Algérie en 1952. Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont une trilogie sur l'histoire de sa famille, parue initialement au Rouergue puis en poche chez Babel, qui fut un succès tant critique que public. Il vit dans le Gard.Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié Demain c'est le beau monde (roman), J'arrivais pas à dormir et Sur le bout de la langue (recueils de nouvelles).

  • Afin de protester ouvertement contre l'esclavage, Henri D. Thoreau met en pratique une forme de "désobéissance civile" en refusant de payer un impôt. Il en fait l'exposé dans cet essai. Bien plus que la "désobéissance" ponctuelle à une loi injuste, c'est une "résistance" farouche, aux objectifs variés, qui mobilise Thoreau en permanence et définit sa philosophie de vie : elle représente une posture de lutte pied à pied contre un gouvernement qui porte atteinte à la liberté de l'individu et contre les forces envahissantes de la société.

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Devenu naturaliste confirmé, Thoreau est invité par la société d'agriculture du comté à faire une conférence devant des fermiers à qui il prodigue des conseils sur l'art de bien gérer leurs parcelles de bois. Il démontre à cette occasion que tous les phénomènes naturels sont liés et préfigure une écologie où l'homme reste la visée ultime. À un moment où la science se spécialise, cet humaniste n'élimine pas, bien au contraire, la présence de l'observateur passionné et émerveillé. Son savoir débouche sur l'éducation d'un public rural par l'incitation à une observation rigoureuse, afin qu'il s'émancipe de croyances passées et sache trouver un équilibre entre protection de la nature, profit tiré de la culture des bois et quête spirituelle.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Henry D. Thoreau a régulièrement consigné ses pensées et ses notes de terrain dans un journal de 7000 pages entre 1837 et 1861. Fragmentaire par essence, cette oeuvre brosse le portrait de l'auteur et dessine son système de pensée. Dans un souci de pertinence, Michel Granger a opéré une sélection qui s'efforce de privilégier les bonnes pages du penseur arrivé à la maturité, celui pour qui le Journal est devenu une oeuvre primordiale à partir de 1851. Au fil des jours, l'écriture révèle une figure plus complexe, libre et originale que dans Walden. Cet autre Thoreau du Journal, authentique dans le dialogue avec lui-même, drôle dans le regard qu'il porte sur ses concitoyens, intransigeant dans ses choix éthiques, offre à notre époque des remarques pleines d'actualité.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre ses idées en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Dans le climat de l'Ère des réformes, l'utopie technologique imaginée par John A. Etzler n'est pas vraiment extravagante : tant d'autres, au milieu du XIXe siècle, ont imaginé des projets saugrenus pour refaire le monde. Fort réticent à l'égard de ces communautés chimériques, Emerson suggère au jeune Thoreau de rédiger une critique de l'ouvrage d'Etzler. Dans la fantaisie irréalisable qu'il commente, Thoreau apprécie la suggestion d'une relation apaisée avec la nature mais n'accepte pas une société idéale dont le but serait le confort matériel et la recherche du plaisir. Surtout, l'utopie d'Etzler manque l'essentiel : elle ne fait pas confiance à l'homme. Or, s'il doit y avoir progrès, il sera individuel.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Fortes de leur travail de longue haleine autour de l'oeuvre de Henry D. Thoreau les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable en les passant au format de poche. Dans L'Esclavage au Massachusetts, Thoreau fait le constat de l'insuffisance du modèle de retraite pastorale qu'il avait élaboré. La culture de soi ne suffit pas face à des esclavagistes déterminés, il faut résister activement. L'abandon de la position idéaliste, vertueuse mais relativement passive adoptée dans La Désobéissance civile, le conduit à une rhétorique véhémente, sarcastique et hargneuse, avec laquelle il attaque tous ceux qui oublient les principes fondamentaux d'humanité.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • L'expérience de la wilderness - l'espace sauvage américain - est traditionnellement associée à l'écriture de la nature - nature writing - née avec Thoreau, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Or, elle est apparue bien avant, dès les écrits de William Bartram, inspirant fortement deux écrivains français de renom - Chateaubriand et Tocqueville - qui ont décrit les splendeurs des grands espaces naturels américains entre 1775 et 1831. Portés par la vogue américaine issue des romans de J. F. Cooper, Chateaubriand et Tocqueville font naître l'écriture littéraire de la nature en s'inspirant in situ des solitudes du Nouveau-Monde. Thoreau viendra parachever ce premier élan en consacrant l'autonomie d'un genre nouveau, promis de nos jours à un essor toujours plus grand.

    Professeur de khâgne et d'hypokhâgne à Paris, Sébastien Baudoin est spécialiste de Chateaubriand et de la question du paysage littéraire. Il a publié Poétique du paysage dans l'oeuvre de Chateaubriand (Paris, Classiques Garnier, 2011) et édité deux ouvrages de Chateaubriand, l'Essai sur la littérature anglaise (Paris STFM/Garnier, 2013) et Voyage en Amérique (Paris, Gallimard, « Folio », 2019).

  • Fortes de leur travail de longue haleine autour de l'oeuvre de Henry D. Thoreau les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable en les passant au format de poche.Dans Les Pommes sauvages, un de ces magnifiques textes littéraires bordés d'observations naturalistes qui caractérisent l'écriture de Thoreau, l'auteur, après avoir dressé une histoire des pommiers en Occident et de leur migration inséparable de celle des hommes, s'épanche sur les qualités à la fois gustatives, olfactives et esthétiques des pommes sauvages. Non, la pomme n'est pas un fruit défendu. C'est un des trésors de la nature qu'il faut voir, goûter et apprécier à sa juste valeur.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Dans la continuité du passage de Walden en poche, nous mettons à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste Michel Granger. Quatrième d'une série de douze ouvrages, Randonnée au mont Wachusett raconte le trajet accompli par Thoreau et un compagnon de Concord jusqu'au sommet du mont Wachusett. Quitter la plaine, toucher au divin, s'élever au-dessus des hommes en gravissant les montagnes, apprendre à connaître son territoire, tel est le projet de Thoreau par cette randonnée.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Dans La Vie dans principe, Thoreau critique les fondements d'une société qui, trop exclusivement centrée sur le négoce, l'industrie et l'agriculture, oublie les fins d'une existence pleinement humaine et sacrifie la spiritualité à l'argent. Chercher à élever sa vie, l'enrichir au contact de la nature et résister à l'emprise de la société, tel est l'appel dicté par l'Américain dissident.

  • C'est en rêvant devant une carte que l'idée est venue à Jean-Luc Muscat: débuter une randonnée, de Vézelay à Figeac, sans autre moyen de locomotion que ses jambes. Une traversée de ce que les démographes appellent Diagonale du vide. Ce cheminement de 660km s'entortille, entre les chemins balisés, ou non, les routes hostiles aux piétons ou celles destinées aux pèlerins. En suivant cet itinéraire de la solitude, notre observateur traverse des zones à très basse densité de population; peu de commerces, peu de services, c'est à la fois tranquille et austère, poétique et triste, ordinaire et beau. Au plaisir de la marche, se mêle la découverte d'une réalité que le randonneur ne peut ignorer et c'est avec beaucoup de sensibilité qu'il dépeint son expérience à la fois sensorielle et sociale.

    Jean-Luc Muscat, né en 1954, a appris le métier de forestier. Il a quitté l'Office National des Forêts très tôt parce qu'il ne parvenait pas à se résigner qu'il lui fallait éliminer les arbres tordus. Dès lors, il a exercé toute une kyrielle de métiers. Aujourd'hui, il se consacre à la marche en solitaire au long cours, et à l'écriture, une passion de toujours, dans une cabane perchée dans un pin sylvestre. Il a déjà publié Voyage du côté de chez moi (2019) aux éditions Le mot et le reste.

  • Ciblée par de nombreuses menaces, dues à son statut d'écrivaine féministe et militante, la narratrice s'isole dans un chalet en pleine forêt pour disparaître. Face à la neige qui recouvre tout au-dehors, elle peut s'abandonner à son monde intérieur et retrace pour nous le fil des événements. Elle se souvient de l'arrivée du beau-frère dans la famille, toute la violence des hommes qu'il cristallise à lui seul. À son contact les personnalités s'effilochent et l'inacceptable devient pardonnable; la famille détourne les yeux, on lui demande à elle, l'écrivaine, de maintenir la paix par le silence, de céder à ceux qui tentent depuis toujours de tuer le langage. Or, face à cette violence, elle ne peut qu'ouvrir une porte à la vérité par l'écriture et tenter de construire un témoignage universel.

    Née au Québec en 1957, Élise Turcotte est poète, nouvelliste et romancière. Ses romans, parmi lesquels : Le Bruit des choses vivantes, La Maison étrangère et Guyana, ont été salués par la critique et ont remporté de nombreux prix littéraires au Québec. L'Apparition du chevreuil, paru à l'automne 2019, est finaliste du Prix des Libraires du Québec 2020.

  • Avant de devenir l'ambassadeur mondial du jazz, Louis Armstrong fait ses classes dans le quartier rouge de La Nouvelle-Orléans. Il arpente les rue de Storyville, au milieu des rixes, des prostituées, au son de ce qui deviendra bientôt le jazz. Chez ces laissés-pour-compte, la musique est le moteur de chaque événement et il en faut peu - de bonnes rencontres et un passage par la fanfare du pénitencier pour mineurs - à Little Louis pour s'y plonger: les bases sont posées et la suite de l'histoire est connue. Dans ce roman à la première personne sur la jeunesse du célèbre trompetiste, Claire Julliard parvient à saisir toute la ferveur d'une époque et d'un lieu. Elle livre le portrait sensible d'un petit garçon noir qui s'élèvera de toutes ses forces malgré la misère et la ségrégation.

    Journaliste littéraire née à Paris, Claire Julliard a longtemps été nègre dans l'édition. Elle est l'auteure d'une biographie de Boris Vian (folio-biographie), de romans pour la jeunesse parus à l'École des loisirs, de L'Oie sur un lac gelé chez Leo Scheer et des Hors-Venus chez Belfond

  • Kenneth White nous conte le récit d'un voyage qu'il effectua pour atteindre le Nord rugueux et sauvage du Japon : Hokkaidô, ses ports et ses montagnes. Point de départ : Tokyo, la ville tentaculaire. Après quelques jours passés à s'imprégner des signes de cette ville chaotique, l'auteur part sur les traces du poète zen Bashô jusqu'à Hokkaidô, cette terre que les Japonais ont conquise sur les Aïnous, un peuple de pêcheurs et de chasseurs implanté au nord du Japon et à l'est de la Russie, et où, chaque année, des cygnes sauvages migrent depuis la Sibérie. Dans un registre unique alliant expérience physique, poésie dynamique, pensée vive, le texte rapide et à niveaux multiples de White est plus qu'un livre de voyage, c'est un livre qui ouvre un espace de vie profond et intense.

    Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989.

  • Il y avait deux ans que l'Agence régionale de santé cherchait à effacer le canton de Theyllise de la carte des déserts médicaux, jusqu'à l'arrivée de Jeanne Ambarel pour remplacer feu le docteur Malbosc au village de Malabre. Bien décidée à s'intégrer rapidement à la population pour son premier poste, elle découvre petit à petit la communuté qui compose le village, un peu rustre mais bienveillante, avec ses coutumes intriguantes. Abondonnée à son nouveau cabinet, sans une seule visite, elle tente de comprendre le passé médical du secteur et les réticences des habitants à la consulter. Entre processions païennes, éducation et us d'un autre temps, elle comprend rapidement que tout le village partage un secret et qu'il lui faudra fouiller le passé pour le percer et y être peut-être associée.

    Marc Trillard est l'auteur de romans et de récits de voyage. Son travail s'intéresse au déracinement, à l'autre, à l'altérité, ainsi qu'à la pensée magique, la survivance de la superstition dans le monde contemporain. En 1994 il obtient le prix Interallié avec son livre Eldorado 51. Aux éditions Le mot et le reste il a déjà publié Aéroplanes.

  • On commence par admirer le paysage où coule l'Hudson pour finir par aimer la désolation du Sahara. On aurait bien du mal à expliquer pourquoi et comment s'est opéré le changement. On ne peut pas toujours disséquer un goût ou une passion. On ne peut pas épingler la Nature sur un tableau et dessiner la carte de ses beautés à coup d'équerre et de compas. On ne peut guère donner que ses impressions, rien de plus. Peut-être puis-je vous faire quelque peu le récit de ce que j'ai vu au cours de ces deux années de pérégrinations ; mais je ne serai jamais capable de vous exprimer la grandeur de ces montagnes ni la splendeur des couleurs qui enrobe les sables brûlants étalés à leurs pieds.

    Professeur d'histoire de l'art à l'université Rutgers (New Jersey), John C. Van Dyke publie en 1901 Le Désert à la gloire des paysages colorés exceptionnels que, solitaire, il a longuement observés en Californie, en Arizona et au Mexique : son livre connaîtra une renommée telle qu'il contribuera à modifier la perception américaine de ces immensités minérales, tenues jusque-là pour dénuées d'intérêt.

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