Littérature générale

  • Abandonné par son père, Cem vit seul avec sa mère. Tandis qu'il passe l'été sur le chantier d'un puits avant son entrée à l'université, il voit débarquer une troupe de comédiens. Parmi eux, une femme aux cheveux roux qui le saisit par sa beauté. Malgré leur différence d'âge, une histoire d'amour s'esquisse entre eux. Mais quand un accident survient au puits, l'existence de Cem bascule. Hanté par ce qu'il cherche à enfouir, il va découvrir la force inexorable du destin.
    Faisant résonner les mythes anciens dans la Turquie contemporaine, Orhan Pamuk livre une réflexion magistrale sur les choix de l'existence et la place véritable de la liberté.

  • Comme tant d'autres, Mevlut a quitté son village pour s'installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs. Mais Istanbul s'étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s'entête. Même si ses projets de commerce n'aboutissent pas et que ses lettres d'amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire. Il continue d'arpenter les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation.
    L'histoire poignante d'un homme déterminé à être heureux.

  • Mon nom est Rouge

    Orhan Pamuk

    Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin, de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l'Empire ottoman, sa culture, ses traditions, et sa peinture. Car les miniaturistes de l'atelier du Sultan, dont il faisait partie, sont chargés d'illustrer un livre à la manière italienne...
    Mon nom est Rouge, roman polyphonique et foisonnant, nous plonge dans l'univers fascinant de l'Empire ottoman de la fin du XVIe siècle, et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page par un extraordinaire suspense. Une subtile réflexion sur la confrontation entre Occident et Orient sous-tend cette trame policière, elle-même doublée d'une intrigue amoureuse, dans un récit parfaitement maîtrisé. Un roman d'une force et d'une qualité rares.

  • Neige

    Orhan Pamuk

    Le jeune poète turc Ka - de son vrai nom Kerim Alakusoglu - quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d'Anatolie. Pour le compte d'un journal d'Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars.
    À peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison de l'approche d'élections à haut risque, il est l'objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde : le chef de la police locale, la soeur d'Ipek, adepte du foulard, l'islamiste radical Lazuli vivant dans la clandestinité, ou l'acteur républicain Sunay, tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. Mais Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers le filtre de son inspiration poétique retrouvée, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Jusqu'au soir où la représentation d'une pièce de théâtre kémaliste dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.
    Neige est un extraordinaire roman à suspense qui, tout en jouant habilement avec des sujets d'ordre politique très contemporains - comme l'identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux -, surprend par ce ton poétique et nostalgique qui, telle la neige, nimbe chaque page.

  • Istanbul

    Orhan Pamuk

    Évocation d'une ville, roman de formation et réflexion sur la mélancolie, Istanbul est tout cela à la fois. Au gré des pages, Orhan Pamuk se remémore ses promenades d'enfant, à pied, en voiture ou en bateau, et nous entraîne à travers ruelles en pente et jardins, sur les rives du Bosphore, devant des villas décrépites, dessinant ainsi le portrait fascinant d'une métropole en déclin.
    Ancienne capitale d'un vaste empire, Istanbul se cherche une identité, entre tradition et modernité, religion et laïcité, et les changements qui altèrent son visage n'échappent pas au regard de l'écrivain, fin connaisseur de son histoire, d'autant que ces transformations accompagnent une autre déchirure, bien plus intime et douloureuse, celle provoquée par la lente désagrégation de la famille Pamuk - une famille dont les membres, grands-parents, oncles et tantes, ont tous vécus dans le même immeuble - et par la dérive à la fois financière et affective de ses parents.
    Dans cette oeuvre foisonnante, magistralement composée et richement illustrée, Orhan Pamuk nous propose de remonter avec lui le temps de son éducation sentimentale et, in fine, de lire le roman de la naissance d'un écrivain.

  • Kemal, un jeune homme d'une trentaine d'années, est promis à Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stambouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée et plutôt pauvre. Il tombe fou amoureux de la jeune fille, et sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, la retrouve tous les jours dans l'appartement vide de sa mère. En même temps, il est incapable de renoncer à sa liaison avec Sibel.
    C'est seulement quand Füsun disparaît, après les fiançailles entre Sibel et Kemal célébrées en grande pompe, que ce dernier comprend à quel point il l'aime. Kemal rend alors visite à sa famille et emporte une simple réglette lui ayant appartenu : ce sera la première pièce du musée qu'il consacrera à son amour disparu. Puis, il avoue tout à Sibel et rompt les fiançailles.
    Quand, quelque temps après, Kemal retrouve la trace de Füsun, mariée à son ami d'enfance Feridun, son obsession pour la jeune femme montera encore d'un cran...
    Le musée de l'innocence est un grand roman nostalgique sur l'amour, le désir et l'absence, une nouvelle preuve de l'immense talent de l'écrivain turc, prix Nobel de Littérature.

  • Le livre noir

    Orhan Pamuk

    Pendant une semaine, jour et nuit dans Istanbul, un jeune avocat, Galip, part à la recherche de sa femme Ruya, qu'il aime depuis l'enfance, et qui lui a laissé une lettre mystérieuse : est-ce un jeu ? un adieu ? Dans le fol espoir de la retrouver, il fouille ses souvenirs et le passé militant de Ruya. Il lit et relit les écrits de Djélâl, le demi-frère de sa femme - un homme secret qu'il admire. Mais lui aussi semble avoir disparu. À la recherche des deux êtres qu'il aime, Galip est en même temps en quête de sa propre identité et, bientôt, de celle d'Istanbul, présentée ici sous un aspect singulier : toujours enneigée, boueuse et ambiguë, insaisissable.

  • Un tout petit port turc, désert l'hiver, envahi par les touristes l'été. À l'écart des luxueuses villas des nouveaux riches, une maison tombant en ruine. Un nain y veille sur une très vieille femme, qui passe ses jours et ses nuits à évoquer sa jeunesse et à ressasser ses griefs. Ils vivent côte à côte dans le silence sur les secrets qu'ils partagent, dans la haine et la solitude. Comme chaque été, les trois petits-enfants de la vieille dame viennent passer quelques jours chez elle : un intellectuel désabusé et alcoolique, une étudiante progressiste et idéaliste, un lycéen arriviste, rêvant de la réussite à l'américaine. Leur séjour sera bref et se terminera par un drame, causé autant par les conditions politiques des années 1975-1980 que par le passé de la famille.
    Le récit dresse un tableau lucide de l'histoire des cent dernières années de la Turquie qui pose adroitement une question très actuelle pour les pays du Proche-Orient : l'occidentalisation a-t-elle échoué ? Quels en ont été les résultats, quelle est la part de cette évolution dans les conflits de générations comme dans les rapports droite-gauche en politique ?
    Un beau roman. Un écrivain sensible, qui sait raconter une histoire.

  • Cevdet Bey et ses fils

    Orhan Pamuk

    C'est dans le quartier occidental de Nisantasi que Cevdet Bey, un riche marchand musulman, s'installe avec son épouse pour fonder une famille. Nous sommes en 1905 et le sultan Abdülhamid II vient d'échapper à un attentat. Les élites turques contestent de plus en plus fortement le règne despotique des dirigeants ottomans, le pays se trouve alors à un tournant historique que Cevdet a pour projet de relater dans ses Mémoires. Trente ans plus tard, la Turquie n'est en effet plus la même après la réforme du régime politique, le bouleversement des moeurs, et la mise en place d'un nouvel alphabet.
    Les fils de Cevdet Bey en profitent pour prendre des directions différentes dans ce pays gagné par la modernité. Et c'est à la troisième génération, en 1970, qu'un besoin de retour vers les origines vient sceller cette fresque turque. Ahmet, qui est artiste-peintre, s'attaque au portrait de son grand-père, mort dans les années soixante, et ainsi à celui de toute une nation...
    Cevdet Bey et ses fils est le premier roman écrit par Orhan Pamuk. Toute son oeuvre affleure déjà dans cette immense fresque à trois temps qui dépeint magistralement l'émergence d'une Turquie moderne, thème qu'il déclinera sans cesse dans la suite de sa production littéraire.

  • Le château blanc

    Orhan Pamuk

    Le narrateur est un Italien de vingt ans, féru d'astronomie et de mathématiques. Capturé par des marins turcs et jeté dans la prison d'Istanbul, il se dit médecin, et est offert comme esclave à un hodja, un savant. Le maître oriental et l'esclave occidental se ressemblent de manière effrayante, éprouvent une méfiance immédiate l'un pour l'autre. Mais ils ne se séparent pas, vivent ensemble, travaillent ensemble, quotidiennement, d'abord sur la pyrotechnie, ensuite sur une horloge, enfin sur une redoutable machine de guerre pour Mehmet IV, dit le Chasseur, sultan de 1648 à 1687. Ensemble encore, ils contribuent à l'éradication d'une épidémie de peste. Tantôt dominant, tantôt dominé, des années durant, chacun raconte sa vie à l'autre. Puis les deux doubles doivent s'engager, avec leur machine de guerre, dans la désastreuse campagne polonaise. Mise à l'essai sur un château blanc, la machine ne fonctionne pas. Craignant pour sa vie, le Maître usurpe l'identité, la personnalité et le passé du narrateur. Celui-ci reste à Istanbul, devient le Maître. Des années plus tard, il entend parler de l'Autre, comme d'un ancien esclave capturé par des marins turcs, et qui s'est évadé...

  • D'autres couleurs

    Orhan Pamuk

    D'autres couleurs nous plonge dans l'univers intellectuel et culturel, mais aussi intime d'Orhan Pamuk. Dans ces soixante-seize essais, discours ou récits, le romancier turc nous parle de son enfance à Istanbul, de l'obtention de son premier passeport ou de la mort de son père. Il se livre à une brillante analyse de la politique turque au sens large et de la place de la Turquie par rapport à l'Europe. Il se remémore également le tremblement de terre d'Izmit en 1999, sa peur, et les catastrophes liées au passage des pétroliers dans le Bosphore. Il rappelle l'importance de Dostoïevski, de Camus, de Thomas Bernhard dans son parcours, puis revient sur l'écriture de ses propres livres. Avant d'évoquer, au centre de son discours de réception du prix Nobel, la figure de son père...Cet ensemble de textes dessine un extraordinaire portrait d'Orhan Pamuk, retraçant pour le lecteur le parcours d'un grand écrivain.
    Prix Nobel de littérature 2006.

  • La vie nouvelle

    Orhan Pamuk

    "Un jour, j'ai lu un livre, et toute ma vie en a été changée." Osman, le jeune narrateur de La vie nouvelle, est bouleversé par la lecture d'un livre mystérieux. Il est aussi amoureux de Djanan, qui comme lui cherche à comprendre les secrets du livre. Mais Djanan aime Mehmet, et lorsque ce dernier et Djanan disparaissent tour à tour, Osman part à leur recherche, comme à la quête de la vie nouvelle promise par l'ouvrage qui l'obsède.
    Pendant ses années d'errance à travers la Turquie profonde, seul ou avec Djanan, le narrateur survit à plusieurs accidents de la route, découvre le complot d'une organisation secrète opposée à tout produit occidental, et s'interroge sur le sens caché des bandes dessinées de son enfance, tout en restant animé du même amour fou et du même espoir. Jusqu'au jour où il comprendra que ce monde nouveau tant désiré n'est peut-être rien d'autre que la mort...

  • En 2010, devant les étudiants de l'université américaine de Harvard, Orhan Pamuk développe sa vision de la littérature grâce à six conférences données dans le cadre des 'Charles Eliot Norton Lectures'.
    Dans ce cycle d'interventions - auquel s'ajoute un épilogue - le prix Nobel n'hésite jamais à parler de sa propre biographie, de ses propres livres, de son travail d'écriture et surtout de sa pratique de lecteur. La thèse sous-jacente de ces sept textes est empruntée à Friedrich Schiller qui, dans un ouvrage célèbre (Über naive und sentimentalische Dichtung, 1796), schématise sa conception de l'écriture en distinguant le poète naïf, qui serait du côté de la nature, écrivant spontanément, du poète sentimental qui doute de son écriture, expérimente, réfléchit à la forme et aux enjeux esthétiques et sociaux de son écriture.
    À partir de ce postulat, Pamuk passe en revue les grands textes qui ont marqué notre histoire culturelle et s'appuie sur Tolstoï, Stendhal, Flaubert, Proust, Defoe, Sartre, Balzac, ou Dostoïevski pour construire cette belle introduction à la littérature.

  • It is 1975, a perfect spring in Istanbul. Kemal and Sibel, children of two prominent families, are about to become engaged. But when Kemal encounters Füsun, a beautiful shopgirl and a distant relation, he becomes enthralled. And once they violate the code of virginity, a rift begins to open between Kemal and the world of the Westernized Istanbul bourgeoisie. In his pursuit of Füsun over the next eight years, Kemal becomes a compulsive collector of objects that chronicle his lovelorn progress--amassing a museum that is both a map of a society and of his heart. Orhan Pamuk’s first novel since winning the Nobel Prize is a stirring exploration of the nature of romance.
    From the Trade Paperback edition.

  • From the Nobel Prize winner and best-selling author of Snow and My Name Is Red: a soaring, panoramic new novel - his first since The Museum of Innocence- telling the unforgettable tale of an Istanbul street vendor and the love of his life. Since his boyhood in a poor village in Central Anatolia, Mevlut Karatas has fantasized about what his life would become. Not getting as far in school as he'd hoped, at the age of twelve, he comes to Istanbul - 'the center of the world' - and is immediately enthralled both by the city being demolished and the new one that is fast being built. He follows his father's trade, selling boza (a traditional Turkish drink) on the street, and hoping to become rich, like other villagers who have settled the desolate hills outside the booming metropolis. But chance seems to conspire against him. He spends three years writing love letters to a girl he saw just once at a wedding, only to elope by mistake with her sister. And though he grows to cherish his wife and the family they have, his relations all make their fortunes while his own years are spent in a series of jobs leading nowhere; he is sometimes attracted to the politics of his friends and intermittently to the lodge of a religious guide. But every evening, without fail, he still wanders the streets of Istanbul, selling boza and wondering at the 'strangeness' in his mind, the sensation that makes him feel different from everyone else, until fortune conspires once more to let him understand at last what it is he has always yearned for.Told from the perspectives of many beguiling characters, A Strangeness in My Mindis a modern epic of coming of age in a great city, and a mesmerizing narrative sure to take its place among Pamuk's finest achievements.

  • A Vintage Shorts Travel Selection
    The Nobel Prize–winning novelist Orhan Pamuk reminisces on growing up on the banks of the mysterious Bosphorus in Istanbul.
    From the ghostly yalis, splendid waterside mansions built by the great Ottoman families during the eighteenth and nineteenth centuries, to the crowds of vessels--Russian frigates, rickety fishing boats, and ferries--that plied its waters, Pamuk takes readers on a tour of the great river. A selection from the shimmering and evocative Istanbul: Memories and the City, “Along the Bosphorus” is the essential guide to the city’s watery way.
    An eBook short.

  • Anglais Istanbul

    Pamuk Orhan

    Turkey's greatest living novelist guides us through the monuments and lost paradises, dilapidated Ottoman villas, back streets and waterways of Istanbul - the city of his birth and the home of his imagination.'An extraordinary and transcendentally beautiful book . . . It is a long time since I have read a book of such crystalline originality, or one that moved me so much.' Katie Hickman'This evocative book succeeds at both its tasks. It is one of the most touching childhood memoirs I have read in a very long time; and it makes me yearn -- more than any glossy tourist brochure could possibly do -- to be once again in Istanbul.' Noel Malcom, Sunday Telegraph'An irresistibly seductive book, and its seduction lies not in the author's self-portrait, but in his poetical identification with Istanbul . . . His novels have already made him celebrated throughout the world, but perhaps he will be longest remembered for this wistful memorial to the city of his heart.' Jan Morris, Guardian'Extraordinary and moving.' Financial Times'A declaration of love.' Sunday Times'Magnificent, elegiac, impressionistic.' Literary Review'This erudite book manages to be an addictive childhood memoir, a museum-in-prose of a city with west in its head but east in its soul, and a study of the alchemy between place and self.' - David Mitchell, Guardian

  • In an old mansion in Cennethisar, a former fishing village near Istanbul, an old widow Fatma awaits the annual summer visit of her grandchildren. She has lived in the village for decades, ever since her husband, an idealistic young doctor, first arrived to serve the poor fishermen. Now mostly bedridden, she is attended by her faithfulservant Recep, a dwarf and the doctor's illegitimate son. They share memories, and grievances, of the early years, before Cennethisar became a high class resort.Her visiting grandchildren are Faruk, a dissipated failed historian; his sensitive leftist sister, Nilgun; and Metin, a high school student drawn to the fast life of the nouveaux riches, who dreams of going to America. But it is Recep's nephew Hassan, a high school dropout, lately fallen in with right-wing nationalist, who will draw the visiting family into the growing political cataclysm issuing from Turkey's tumultuous century-long struggle for modernity.

  • The Museum of Innocence - set in Istanbul between 1975 and today - tells the story of Kemal, the son of one of Istanbul's richest families, and of his obsessive love for a poor and distant relation, the beautiful Fusun, who is a shop-girl in a small boutique.The novel depicts a panoramic view of life in Istanbul as it chronicles this long, obsessive, love affair between Kemal and Fusun; and Pamuk beautifully captures the identity crisis esperienced by Istanbul's upper classes who find themselves caught between traditional and westernised ways of being.For the past ten years, Pamuk has been setting up a museum in the house in which his hero's fictional family lived, to display Kemal's strange collection of objects associated with Fusun and their relationship. The museum will be called The Museum of Innocence and it opens in 2010.

  • 'I read a book one day, and my whole life was changed.' So begins The New Life, Orhan Pamuk's fabulous road novel about a young student who yearns for the life promised by a dangerously magical book. He falls in love, abandons his studies, turns his back on home and family, and embarks on restless bus trips through the provinces, in pursuit of an elusive vision. This is a wondrous odyssey, laying bare the rage of an arid heartland. In coffee houses with black-and-white TV sets, on buses where passengers ride watching B-movies on flickering screens, in wrecks along the highway, in paranoid fictions with spies as punctual as watches, the magic of Pamuk's creation comes alive.

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