Au vent des îles

  • Deuxième tome d'une trilogie qui dépeint la vie des petites gens à Tahiti, Frangipanier nous fait retrouver son attachante communauté et les liens qui la font vivre : Materena, Pito et leurs enfants qui ont grandi ainsi que tous les membres de leur quartier, cousins, cousines et taties. Toujours dans la fraîcheur et la gaieté qui traversent L'Arbre à pain, Leilani, la fille de Materena, y manifeste ses élans d'émancipation, pour elle comme pour sa mère, face aux pesanteurs de la société tahitienne. Abordée avec la drôlerie, la sensibilité et le style rythmé par les accents d'un parler vrai, cette réalité se laisse déguster dans un cocktail qui a fait le succès du roman précédent et n'a rien perdu de sa saveur. Notamment édité en Hollande, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, en Italie, en Espagne, en Norvège, en Finlande et au Brésil, Frangipanier a été finaliste au Grand prix littéraire de New South Wales-Australie en 2005 et du Prix Orange en 2006.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Chronique d'une famille polynésienne des quartiers populaires de Tahiti, L'Arbre à pain nous plonge dans le quotidien de Materena, mère de trois enfants et femme de ménage professionnelle, au franc-parler « local » et aux rêves simples. Dans ce premier volet de la trilogie, la succession des récits, authentiques et tendrement drôles, est cousue de fil blanc... celui de la robe de mariée de Materena qui rêve d'une bague au doigt et d'un certificat de mariage encadré au mur. Son tane, Pito, en mâle primaire, entre bière et copains, ne veut rien entendre et résiste. Au risque de se voir réclamer à tout moment de rentrer chez sa mère...

    Un roman truculent, délicieux de vérité et d'émotion, qui décrit l'art de vivre au fenua et l'amour à la tahitienne dans un style vif et plein d'humour.

    Traduit et édité dans dix-sept pays, étudié dans les universités d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Polynésie française, L'Arbre à Pain est lauréat du prix des étudiants de la Polynésie française en 2004.

    Née en Polynésie, Célestine Hitiura Vaite a quitté sa terre natale pour aller s'installer en Australie où elle est aujourd'hui enseignante. C'est donc à des milliers de kilomètres de son pays qu'elle écrit la trilogie de l'Arbre à pain - succès international dont le premier tome a été traduit en 17 langues -, une fresque familiale polynésienne réjouissante, drôle et émouvante qui prouve que son coeur lui, n'a pas bougé...

  • Patricia Grace, pionnière de la littérature néo-zélandaise, nous offre avec Potiki un roman choral enchanteur, où les mythes des temps anciens se tressent inextricablement aux réalités du présent. Ce roman, récompensé de plusieurs prix à l'internationale, brosse avec délicatesse mais détermination le portrait envoûtant d'une communauté prête à tout pour protéger son mode de vie, sa culture et son patrimoine.



    Ses personnages fouillés, son attention aux émotions et aux questions de déracinement et d'identité en ont fait une auteure internationalement reconnue.

    Christine Chaumeau, Télérama

    Patricia Grace (née en 1937) est l'une des voix contemporaines les plus respectées de la Nouvelle-Zélande. Elle fut, dans les années soixante-dix, parmi les instigateurs du débat idéologique qui anima l'arène politique, artistique et littéraire de son pays, la « Renaissance maorie ». Elle a toujours visé à donner une voix authentique à son peuple. Elle est lauréate de nombreux prix nationaux et internationaux, dont le LiBeraturpreis (Allemagne) en 1994 et le prix Neustadt en 2008.

  • Tome 2 des aventures d'Al dorsey, détective à Tahiti.
    Daucuns pourraient penser que Tahiti est un pays de cocagne où lon sirote des cocktails face à locéan... Si vous demandez lavis dAl Dorsey, unique détective privé de lîle, il ne manquera pas de vous rire au nez ! Tout, sauf reposant, Tahiti ! Du moins pour lui... Dans ce tome, notre privé retrouve la momie de sa petite amie manchote, Lyao-ly... Il va devoir exercer tout son flair pour remonter la piste des croyances ancestrales flirtant parfois avec le surnaturel et ramener sa bien-aimée à un aspect plus acceptable...
    Patrice Guirao prolonge sa galerie de portraits aux confins dun Pacifique fort éloigné des cartes postales et des bons sentiments, en nous promenant aux quatre coins de la Polynésie en compagnie dun producteur de télévision et dun gourou reconverti dans le trafic dobjets sacrés. Nouvelle réussite pour celui quon peut désormais présenter comme linventeur du roman «noir azur»...

  • 1868, Sarthe. Victor est le cadet d'une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu'au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon. Le début de son calvaire pénitentiaire sonne le glas d'une vie de malheur. Jusqu'à sa rencontre avec Léopold Lebeau, un prisonnier communard idéaliste et indomptable, avec qui il se lie d'amitié.

    1872, arrivée en Nouvelle-Calédonie. Les forçats envoyés au bagne de La Nouvelle, à Nouméa, partagent les conditions sordides et les punitions éprouvantes d'une détention placée sous la férule de gardiens sans pitié. Un monde de privations et de violences inhumaines rythme leur quotidien, où la cruauté des règles édictées par l'administration pénitentiaire est la norme. C'est alors qu'un audacieux projet d'évasion voit le jour...

    Franck Chanloup est né au Maroc en 1970. Après quelques années passées en France, il décide d'émigrer en Nouvelle-Calédonie pour raisons professionnelles et se découvre un grand intérêt pour le voyage et l'histoire, trop méconnue, de ce territoire. Passionné de littérature depuis toujours, captivé par des auteurs tels que John Fante, Jonathan Safran Foer ou Pat Conroy, Franck Chanloup est blogueur littéraire, et signe ici son premier roman.

  • La menace d'expulsion qui plane sur les squatteurs de l'Immeuble Taureau n'est rien en comparaison de l'imminence du cyclone Kaïn. Ce dernier fulmine au large de La Ville (laquelle ressemble à s'y méprendre à Nouméa en Nouvelle-Calédonie). L'édifice, plus que centenaire, a perdu de sa superbe d'antan. Les derniers occupants peuplent le « clapier » dans une ignorance mutuelle entretenue, eux qui ont tous déjà connu l'exil. Bien mal partis, semble-t-il, face au monstre qui hurle et cogne à leur porte.Mais quand l'état de la jeune Céleste, sur le point d'accoucher, requiert un médecin de toute urgence, les habitants se métamorphosent. Un miracle. Pris d'un courage et d'une empathie inconnus jusqu'alors, les voilà, solidaires, qui se dressent face à la tourmente. Vont-ils réussir à rallier l'hôpital ? Pour cela, ils devront lutter ensemble contre vents et marées. Vents à décorner le Diable et marées tempétueuses.En nous conviant au chaos annoncé, Joël Simon nous livre une épopée, aussi tragique que drôle, un récit rempli d'humanité et... d'optimisme : Kaïn fédère l'épopée mythique contemporaine d'une arche des communautés de la société calédonienne.

    Joël Simon arrive en Nouvelle-Calédonie dans les années 70 et revient s'y installer en 2018, après plus de trente ans de bourlingue. Une nouvelle aventure commence, qui consiste à puiser dans le magnifique entrepôt des souvenirs pour reprendre l'écriture. Ainsi nait Kaïn.Joël Simon a déjà publié Indolents Compagnons de Voyage chez Au Vent des îles, roman qui obtient le prix Albatros 2010 du meilleur livre de mer, décerné chaque année au Nautique de Paris par l'association Sail The World.

  • « Mutismes, pour tous ces silences qui ont miné l'âme polynésienne... »Tabous et non-dits, frustrations et conflits, zones d'ombre et de silences. Autant de maux qui gangrènent la société polynésienne des années 1980 à 2000.Face aux drames qui bouleversent sa vie, depuis son enfance exposée à la violence du père, jusqu'à l'adolescence marquée par les départs et les arrachements, tandis que des atolls se font souiller par les tirs nucléaires d'une mère patrie dont elle ignore tout, cette jeune fille doute de sa foi en l'humanité. Seule son admiration pour Rori, activiste politique indépendantiste au charisme incontestable, parvient à lui redonner le sourire et à insuffler un sens à sa vie. Mais l'amour ne peut aveugler éperdument : il lui faudra s'exiler à 22 000 kilomètres, sur cette terre française étrangère, pour trouver la force de mettre des mots sur l'indicible. Et tenter de (ré)écrire l'histoire de son pays.Avec ce roman social et initiatique, Titaua Peu s'attelle à poser des mots sur les silences, à créer de la parole là où elle a été confisquée, oubliée.L'auteure de Pina (Prix Eugène Dabit en 2017) n'a jamais eu des termes aussi justes que lorsqu'elle évoque les silences, soulignant les non-dits et les interdits d'une société en perdition.Mu, n.c. tahitien : silence de quelqu'un qui a quelque chose à dire mais qui se tait. (Dictionnaire de l'Académie tahitienne - Fare Vana'a)

    Auteure à l'engagement éminemment politique, Titaua Peu, auteure incontournable du paysage intellectuel et artistique polynésien, donne à voir une société bien éloignée des clichés illusoires.Mutismes, paru initialement en 2003, est un manifeste indépendantiste qui (re)donne voix aux oubliés des années fastes du CEP.Avec Pina, son second roman lauréat du Prix Eugène Dabit en 2017, elle réalise un tour de force salué par la critique qui scelle son combat littéraire tout autant que social.

  • Après L'Arbre à pain et Frangipanier, Tiare vient clôturer la fresque animée de la famille Tehana et de sa vie de quartier aux abords de Papeete. Tiare, c'est aussi le prénom de la petite-fille de Materena et Pito qui s'invite de manière inattendue sous leur toit. Un événement impromptu, qui amène dans son sillage de manière tout aussi imprévisible, la rédemption de Pito. De mari macho et père absent, il se révèle un papy aux petits soins et revisite sa place auprès des siens. C'est à travers le regard de cet homme « tout neuf » que ce troisième tome achève de décrire une nouvelle tranche de vie de cette famille tahitienne et, avec elle, dessine une certaine Polynésie, croquée avec affection, verve et légèreté. Succès international, la trilogie est maintenant publiée dans près d'une vingtaine de pays. Dans le Pacifique, ce classique de la littérature populaire est étudié dans les classes et les amphithéâtres.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Narcisse Pelletier, naufragé aborigène Nouv.

    Tout comme le récit de naufragés rendus célèbres, l'histoire extraordinaire de Narcisse Pelletier captive notre imaginaire depuis cent cinquante ans. À ce titre, elle soulève de nombreux débats sur l'exactitude des faits et les perspectives idéologiques adoptées par ceux qui se sont attachés à raconter le périple du jeune mousse vendéen qui accosta au cap York (Australie) en 1858 où il fut recueilli par un clan aborigène Uutaalnganu. Pelletier, alors âgé de quatorze ans, fut adopté par une famille qui lui donna le nom d'Amglo. Il épousa, à son tour, leur langue et leurs coutumes, il acquit progressivement leurs savoirs et savoir-faire, et fonda une famille. Lorsqu'il fut repéré par des Britanniques et rapatrié en France contre son gré dix-sept ans plus tard, il devint un résident-naufragé dans la Vendée de son enfance.

    Que retenir de son histoire ? Comment la raconter ? C'est un travail méticuleux d'historienne que nous présente ici Stéphanie Anderson. En tandem avec l'anthropologue australien Athol Chase, elle documente et élucide les faits, y compris le témoignage de Constant Merland qui retranscrit ce que lui confia Pelletier peu de temps après son retour en France. De plus, l'auteure examine comment la fascinante histoire du « sauvage blanc » a marqué notre imaginaire en France. D'essais anthropologiques aux romans du XXIe siècle, elle s'interroge sur les différentes représentations inspirées par les deux vies de Pelletier.

    Universitaire et traductrice littéraire australienne spécialisée dans les domaines de l'anthropologie et des cultures de l'Asie et du Pacifique, Stéphanie Anderson est l'auteure d'un ouvrage consacré à Marguerite Duras, Le discours féminin de Marguerite Duras (Droz 1995). Elle est décédée en avril 2019.

  • Fin du dix-neuvième siècle en Australie : le pays neuf a besoin de main d'oeuvre pour ses plantations de canne à sucre. L'appât du gain gonfle les voiles des grands navires qui font route vers les îles de Mélanésie en quête de « volontaires ». Vies brisées, existences bouleversées, le destin se met pourtant à écrire une aventure hors normes, celle du Néo-hébridais Umah et de la fille d'un capitaine, Anna. Une histoire dont les échos résonnent encore des années plus tard...

    Jacques-Olivier Trompas est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1973. D'abord photographe, aujourd'hui réalisateur de documentaires et de fictions, il a travaillé entre Nouméa et Paris à la réalisation d'une quarantaine de films destinés à la télévision, plusieurs fois primé dans différents festivals. Ses travaux de scénariste l'ont amené à écrire son premier roman, Au pays des borgnes, publié en 2018.

  • A la fois épopée familiale et document sociohistorique, Chappy retrace lhistoire des membres dune famille maorie au siècle dernier.
    Leurs récits de vie se répondent et révèlent ce qui jusque-là ne lavait pas été par pudeur ou culpabilité, autant quils dessinent un tableau de la vie traditionnelle des peuples autochtones du Pacifique avant et après la Seconde Guerre mondiale.

  • 1935 : Paraiti, guérisseuse maorie de grande renommée, sillonne la Nouvelle-Zélande avec son cheval, sa mule et son chien. Grâce à son savoir-faire ancestral et à une pharmacopée puisée dans la nature, elle soigne, soulage et sauve des vies. Mais lorsquune bourgeoise blanche de la ville la convoque pour laider à interrompre une grossesse déjà très avancée, elle se trouve face à un dilemme et à un secret terrible... un secret à léchelle du fossé qui sépare les communautés du pays.
    Witi Ihimaera brosse un fabuleux portrait dune nature en symbiose avec le peuple maori et celui dune femme intrépide, intelligente, redoutable... et drôle.
    Ce roman a été adapté au cinéma en 2013 sous le titre White Lies (Tuakiri Huna en maori)

    Versatile et prolifique, premier romancier maori à être édité, Witi Ihimaera a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, édité plusieurs livres sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à luniversité dAuckland.
    Il a reçu de nombreux prix prestigieux, à Hawaii, en Nouvelle-Zélande et en Italie

  • Ma'i mau, maladie vraie ou maladie naturelle ; ma'i täpiri, maladie qui colle ou maladie surnaturelle ; telle serait selon beaucoup la conception polynésienne de la maladie. Or, les notions de « naturel » et de « surnaturel » sont occidentales. Il n'existe pas de mot polynésien pour les dire. À force d'interroger des tahu'a à Tahiti, des kahuna à Hawaii et des tohunga en Nouvelle-Zélande, à force de traquer des récits d'auteurs suffisamment humbles pour se contenter de décrire sans interpréter et encore moins juger, une réalité polynésienne autre apparaît. Émerge une théorie polynésienne de la maladie qui n'a rien à voir avec la vision réductrice proposée par ses habituels experts. Sous les strates de préjugés portant le sceau du tâtonnement des idées occidentales, palpite une pensée intelligente, étonnamment riche, qui explique la formidable vitalité qui a tant étonné les premiers navigateurs.Le comprendre permet, d'une part, de proposer un autre décodage des mots, des maux, des actes et des soignants et, d'autre part, d'identifier les actes relevant des périodes traumatiques de l'histoire océanienne et ceux relevant de sa propre culture qui, comme toutes les cultures, a pour but l'épanouissement des humains qui l'ont élaborée. Quant aux traumatismes, les plus durablement néfastes sont ceux qui furent niés voire camouflés en bienfaits. À partir de cette réalité singulière, peuvent s'ébaucher les prémices d'un dialogue entre médecine scientifique et soins traditionnels.

    Simone Grand est d'origines polynésienne, amérindienne et européenne. Docteur en biologie, elle a oeuvré dans les secteurs de la mer, l'environnement, l'agriculture, la politique, les sciences humaines, le social, l'ethnopsychiatrie... et a soutenu une thèse en anthropologie.

  • Dans cette grande saga maorie au rythme endiablé, le jeune Simeon se rebelle à ses risques et périls contre l'autoritarisme forcené du patriarche de sa famille élargie. Il nous entraîne dans sa découverte du monde - amour, injustice, compétition, religion et hypocrisie, secrets, liberté - avec un humour décapant qui rend ses combats sur tous les fronts d'autant plus poignants.Dialogues truculents, scènes inoubliables, Witi Ihimaera dépeint avec brio la rivalité shakespearienne entre deux clans maoris et n'oublie aucun ingrédient pour nous convier dans une Nouvelle-Zélande picaresque qui ne pouvait que donner lieu à un film, Mahana, réalisé par Lee Tamahori en 2016.Lauréat du Montana Book Awards.« Un classique néo-zélandais... [...] mais un classique désopilant, à l'énergie formidable, un livre fougueux, irrévérencieux avec des passages hilarants. [...] Une expérience de lecture inoubliable. » Louise O'Brien, Radio New Zealand

    Versatile et prolifique, Witi Ihimaera est le premier romancier maori à être édité. Depuis lors, il a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, écrit sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland.Il a notamment reçu le prix inaugural Star of Oceania de l'université d'Hawaï en 2009 et le Premio Ostana International Award décerné en Italie en 2010.

  • Mains de glace

    Patrice Guirao

    La police de Boston est sur les nerfs. Le corps nu du Dr Robert Bennett est retrouvé affreusement mutilé dans l'unité de médecine du campus. Ses deux mains ont disparu et son corps est gravé au cutter d'un « Notre père... ». Acte d'un déséquilibré, d'un sataniste ou atroce parricide ? À ce meurtre sordide, s'ajoutent des suicides inquiétants. Et que penser des menaces de mort envoyées au sénateur Milton et de ce corbeau qui annonce aux uns et aux autres que leurs enfants ne sont pas les leurs ? Merry, le capitaine de police est à cran, il compte sur ses meilleurs inspecteurs, Dan Mc Kee et Jade Disalvo. Deux limiers qui ont fait de leur devoir une priorité. Sans doute pour mieux éviter d'affronter leur vie et les démons qui les y attendent. La secte des Enfants des Planètes, elle, est toute prête à récupérer les âmes perdues.

    Patrice Guirao nous plonge dans un Boston glacial et angoissant, où le doute, les remords, la vengeance, l'avidité et la haine gangrènent les esprits, et martyrisent... certaines mains !

    Patrice Guirao est installé à Tahiti depuis 1968. Il est l'auteur de la Saga Al Dorsey - Crois-le !, Lyao-ly, Si tu nous regardes, Tu vois, parus aux éditions Au vent des îles et en poche aux éditions Pocket -, portée à l'écran par France Télévisions en 2017.

    Parallèlement à son travail sur le roman « Noir Azur » dont les intrigues se situent en Polynésie, il s'inscrit dans la grande famille des auteurs de thrillers avec des ouvrages comme À la lueur du sang et aujourd'hui #Mains de Glace.

  • Un célèbre mythe polynésien voit l'île de Tahiti naître sous les traits d'un poisson. En des temps très reculés, au nord de Tahiti, dans l'île de Ra'iatea - qui se nommait encore Havai'i -, une énorme anguille avala une jeune fille. Possédé, l'animal se mit à ébranler la terre, dont un morceau se détacha, prenant le large, devenant le poisson Tahiti. Les paroles finales du mythe sont très dépréciatives : Tahiti, île subalterne, n'aurait autrefois eu ni dieux, ni chefs sacrés (ari'i), contrairement à sa glorieuse terre-mère Ra'iatea-Havai'i. Qu'en était-il en réalité ? C'est à cette question que tente de répondre l'auteur, dans ce riche ouvrage qui interroge notamment le rayonnement régional du grand marae - temple - « international » de Taputapuatea de Ra'iatea, classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 2017

    Bruno Saura est professeur de civilisation polynésienne à l'Université de la Polynésie française où il dirige l'équipe de recherche EASTCO - Equipe d'Accueil Sociétés traditionnelles et contemporaines en Océanie -. Anthropologue et politologue de formation, il a beaucoup travaillé sur la société tahitienne contemporaine (questions politiques, religieuses, identitaires, ethniques). Il se spécialise aujourd'hui dans l'étude du passé polynésien (traditions orales et mythes).

  • Quelle est l'histoire de Teheiura, le candidat emblématique de Koh-Lanta : 4 saisons à son actif, une volonté sans faille et le sourire toujours au rendez-vous ? De son enfance à Tahaa en Polynésie française, baignée dans la culture traditionnelle de son pays, à sa dernière participation à Koh-Lanta début 2020, il nous livre son parcours dans un texte à son image : honnête, drôle et positif. Étapes de sélection pour participer à l'émission, anecdotes sur l'aventure, conseils de survie en milieu hostile... : Teheiura vous invite avec lui dans les coulisses de Koh-Lanta. Vous laisserez-vous tenter par l'aventure ?

    Né sur l'île de Taha'a en Polynésie, Teheiura Teahui grandit en harmonie avec la culture traditionnelle de son pays. À 20 ans, il s'envole vers la France pour ses études. Il y rencontre sa femme, Céline, avec laquelle il a 3 enfants. Cuisinier, il a acheté il y a quelques années une roulotte avec laquelle il sillonne les routes d'Occitanie pour faire découvrir la cuisine polynésienne. Il a participé 4 fois à l'émission d'aventure Koh-Lanta sur TF1.

  • En 1985, Inosia, férue de science et de Star Trek, est une lycéenne sage et sérieuse des Samoa... Mais à dix-sept ans et demi, elle se lance à corps perdu dans une aventure avec un homme plus âgé qui la stimule physiquement et intellectuellement. L'amour contrarié de ces deux âmes soeurs va au-delà de la passion : ce voyage mutuellement initiatique s'exprime en boucles érotiques, scientifiques et culturelles, inspirées de cosmologie samoane et sous-tendues de constats postcoloniaux. Freelove est un hymne à l'amour, un joyau du discours amoureux, véritable plaisir des sens.

    Freelove est le nouveau roman très attendu de Sia Figiel, auteure renommée du Pacifique. Son écriture est acclamée pour sa fusion innovatrice entre des modes de narration traditionnels et contemporains, son exploration avant-gardiste de la sexualité et des thèmes tabous. Pionnière de la narration au féminin, elle a influencé toute une génération d'écrivains samoans et océaniens, dans les îles comme dans la diaspora.

  • Publié par Plon, en 1895 ce livre d'aventures représente ce que les Mers du Sud ont suscité de plus curieux et de meilleur. À bord de la Boussole, William Leblanc nous transporte de la Normandie aux îles Marquises, au milieu du XIXe siècle.

    Curieux de tout, il a participé à des combats entre ­tribus, sillonné tous les sentiers de l'île de Nuku Hiva, vécu dans ­l'intimité de ses ­habitants, assisté à certaines pratiques rituelles jamais décrites avant lui. De ­surcroît, il conte de manière admirable et avec force détails le ­destin inouï de son ami d'enfance, Adolphe Bénard, un Français obligé de quitter son pays, aventurier échoué à Nuku Hiva après de ­nombreux exploits au Pérou, et devenu « Manou Tavayé », l'Oiseau blanc, futur grand chef de la tribu des Atitoka.

  • Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires.

    En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie.

    Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.

    Stan Grant est rédacteur en chef international de la chaîne Sky News Australie, et rédacteur en chef chargé des questions aborigènes au sein de la rédaction australienne du quotidien The Guardian. Il a travaillé comme présentateur pour l'antenne de la chaîne américaine CNN à Hong Kong, avant d'être envoyé comme correspondant permanent à Pékin, d'où il a couvert entre autres les conflits en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. D'origine aborigène, il appartient au peuple Wiradjuri.

  • Résultat des coïncidences superbes de lexistence, une femme venue de loin se retrouve sur les îles Salomon, aux antipodes de tout ce quelle a pu connaître en cinquante années de vie. La solitude est propice aux bilans, à la nostalgie, à linterrogation sur les choix effectués au fil du temps. Du temps, Francine en a passé beaucoup à reconstituer la vie dun homme aimé, qui un jour labandonna. Lentourage mélanésien et la différence renforcent les perceptions, stimulent les possibles. Pour une fois, elle se sent à nouveau très proche de lhomme dont les pas obstinément se sont inscrits dans les coins les plus reculés du monde. Désormais apaisée, conciliant les mythologies aussi bien quelle associe les sciences naturelles et le rêve, elle peut se laisser aller à franchir une porte. Au-delà, ce sera peut-être la rencontre,
    ou de nouveaux espaces à parcourir. De lAsie à lEurope, de lEurope à lOcéanie, pourquoi partir si ce nest pour aller au bout de la quête ? La quête de soi. La mort peut-être aussi.
    Un roman complexe avec une superbe fin. Une écriture somptueuse. Des pages très belles sur la marche, les steppes de lest de lEurope, les raisons du voyage ; des lignes très justes sur larrivée dans des lieux inconnus, le sentiment détrangeté, lenvie de repartir...

  • 1943, campagne dItalie.
    Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, sengagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. Cest loccasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de lhistoire néo-zélandaise.
    Bien plus quun récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice, de famille, de fratrie et damour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • Tous les matins, la vieille femme escaladait la montagne, rangeait la lune dans son sac en ficelle, en sortait le soleil et l'accrochait dans le ciel pour illuminer et peindre la nature. Lorsque Léonard, réalisateur de films ethnographiques, raconte cette histoire à la jeune Rika, elle décide de l'épouser et de l'accompagner en Papouasie-Nouvelle-Guinée, « persuadée qu'un lieu capable d'engendrer un tel peuple, un tel imaginaire, ne peut être qu'un lieu de rédemption ».

  • Des Tahitiens, des Français : essai sur l'assimilation culturelle en situation coloniales consentie Nouv.

    Une génération a passé depuis la parution en 1998 de l'ouvrage Des Tahitiens, des Français : leurs représentations réciproques aujourd'hui, dans lequel Bruno Saura faisait le point sur les questions identitaires contemporaines en Polynésie française.

    Si demeure l'évidence que les Tahitiens continuent d'entretenir une certaine distance avec les Français « métropolitains » installés dans leurs îles, le constat est aussi, aujourd'hui, celui d'une francisation croissante de leur propre société. L'intégration à la culture du colonisateur y produit chaque jour de nouveaux effets en matière de langue, de religion, de vie politique, de rapport au corps, au genre, à la famille, à l'habitat, aux loisirs. Il y a là une configuration originale, de l'ordre d'une assimilation culturelle accélérée, à l'intérieur d'une situation coloniale toujours largement consentie.

    Bruno Saura est professeur de civilisation polynésienne à l'Université de la Polynésie française. Anthropologue et politologue de formation, il a beaucoup travaillé sur la société tahitienne contemporaine (questions politiques, religieuses, identitaires, ethniques). Il se spécialise aujourd'hui dans l'étude des temps anciens polynésiens (traditions orales et mythes).

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