Frémeaux & Associés

  • "Cet été-là, j'avais dix-sept ans et j'étais parfaitement heureuse". Françoise Sagan - Bonjour tristesse © Julliard / Cécile a 17 ans. Son père la quarantaine. Il est bel homme, veuf et collectionne les succès féminins avec la même grâce qu'il semble jouir de la vie. C'est l'été. Elsa, jolie conquête, orne avec nonchalance le bord de la piscine. Elle est parfaite. Un peu sotte, belle; elle ne gêne guère Cécile qui n'aspire qu'à la liberté... De plus elle occupe gentiment son père. Mais survient Anne, une ancienne amie de la mère de Cécile... Dans son bel été libre et nonchalant, insouciant, Cécile voit poindre un orage. Avec toute une ingénue perversité Cécile trouble le ciel des grands afin que le sien reste azuréen. Une course contre le temps, une course à l'abîme qui se termine par un accident de voiture où le hasard compte pour si peu.

  • Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais.
    Le Hussard est d'abord un roman d'aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.

  • Marcel Pagnol
    La Gloire de mon père
    Un petit Marseillais d'il y a un siècle: l'école primaire; le cocon familial; les premières vacances dans les collines, à La Treille; la première chasse avec son père...La Gloire de mon père, dès sa parution, en 1957, est salué comme marquant l'avènement d'un grand prosateur. Joseph, le père instituteur, Augustine, la timide maman, l'oncle Jules, la tante Rose, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi popu­laires que Marius, César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d'école primaire... Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde.

  • Pour la première fois, un éditeur propose l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust, en présentant une écoute choisie d'À la recherche du temps perdu. Frémeaux & Associés met à la disposition du public la quintessence du chef d'oeuvre de Marcel Proust, ici sélectionnée avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision, humour et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Du côté de chez Swann. Ce sublime début de la Recherche commence dans un parfum d'aubépine, de tilleul et de catleya, sur un air de Vinteuil. À travers le regard du jeune narrateur nous sont présentés la charmante Odette, le délicat Monsieur Swann, le piquant clan des Verdurin, la merveilleuse duchesse de Guermantes, la vieille Tante Léonie, la servante au coeur simple, Françoise, ainsi qu'une quantité d'autres personnages qui peuplent l'univers réel et rêvé du garçon. Daniel Mesguich donne vie avec sensibilité et humour à ce florilège de caractères évoluant dans un cadre empreint d'une charmante mélancolie qu'embaume le parfum d'une madeleine. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Pour la première fois, un éditeur propose l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust, en présentant une écoute choisie d'À la recherche du temps perdu. Frémeaux & Associés met à la disposition du public la quintessence du chef d'oeuvre de Marcel Proust, ici sélectionnée avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision, humour et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Du côté de chez Swann. Ce sublime début de la Recherche commence dans un parfum d'aubépine, de tilleul et de catleya, sur un air de Vinteuil. À travers le regard du jeune narrateur nous sont présentés la charmante Odette, le délicat Monsieur Swann, le piquant clan des Verdurin, la merveilleuse duchesse de Guermantes, la vieille Tante Léonie, la servante au coeur simple, Françoise, ainsi qu'une quantité d'autres personnages qui peuplent l'univers réel et rêvé du garçon. Daniel Mesguich donne vie avec sensibilité et humour à ce florilège de caractères évoluant dans un cadre empreint d'une charmante mélancolie qu'embaume le parfum d'une madeleine. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Edition enrichie de Antoine Compagnon comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.

  • « Je hais les voyages et les explorateurs », toute première phrase de l'ouvrage, affirme sans détour son rejet de l'exotisme comme porte vers le sensationnel. Il s'agit ici d'un voyage bien plus philosophique, retour sur les études de terrain qui ont formé son esprit d'ethnologue. Comment se positionner face à l'autre, face à des cultures aux structures si différentes ? Quelles sont les valeurs intrinsèques de l'Homme ? Sur quoi baser une société ? Tristes Tropiques permet de suivre l'émerveillement du jeune homme mais aussi le résultat des réflexions du scientifique après plusieurs décennies d'études ; et cette association si originale donne à l'oeuvre sa puissance si particulière. Lola Caul-Futy Frémeaux
    Ouvrage sans égal de l'ethnographie contemporaine, destiné à large public, Tristes Tropiques nous transporte. Au travers de la réalité quotidienne d'un jeune homme parti à la découverte de l'altérité des cultures, Claude Lévi-Strauss dépeint les émerveillements mais aussi les difficultés du voyage. Nous suivons avec passion le travail de l'ethnologue, ses réflexions et ses interrogations sur les tribus du Brésil et d'Asie auprès desquelles il vit pendant plusieurs mois, mais aussi sa mise en perspective des ressorts de notre société occidentale. Claude Lévi-Strauss nous livre les clés intellectuelles pour la compréhension du monde, des civilisations. Son voyage philosophique questionne la place de l'homme dans la nature et notre rapport à l'autre.La succession Lévi-Strauss et les Éditions Plon ont décidé d'offrir une version sonore intégrale du texte en confiant la production aux Éditions Frémeaux & Associés. Enfin, le musée du Quai Branly qui n'aurait sans doute jamais existé sans la lutte contre les préjugés de Claude Lévi-Strauss, apporte aujourd'hui son soutien à cette oeuvre incarnée. Amoureux de la langue, Jean-Pierre Lorit rend l'intégralité de l'oeuvre accessible et fluide par une lecture pleine de sens et de rythme.
    Claude Colombini Frémeaux

  • La notion d'absurde et le rapport entre l'absurde et le suicide forment le sujet de cet essai.

    Une fois reconnu le divorce entre son désir raisonnable de compréhension et de bonheur et le silence du monde, l'homme peut-il juger que la vie vaut la peine d'être vécue ? Telle est la question fondamentale de la philosophie.

    Mais si l'absurde m'apparaît évident, je dois le maintenir par un effort lucide et accepter en le vivant de vivre. Ma révolte, ma liberté, ma passion seront ses conséquences. Assuré de mourir tout entier, mais refusant la mort, délivré de l'espoir surnaturel qui le liait, l'homme va pouvoir connaître la passion de vivre dans un monde rendu à son indifférence et à sa beauté périssable. Les images de Don Juan, du comédien, de l'aventurier illustrent la liberté et la sagesse lucide de l'homme absurde. Mais la création - une fois admis qu'elle peut ne pas être - est pour lui la meilleure chance de maintenir sa conscience éveillée aux images éclatantes et sans raison du monde. Le travail de Sisyphe qui méprise les dieux, aime la vie et hait la mort, figure la condition humaine. Mais la lutte vers les sommets porte sa récompense en elle-même. Il faut imaginer Sisyphe heureux.

  • Hans Christian Andersen "Le Rossignol et l'Empereur" suivi de "La Petite fille aux allumettes, Le Costume de l'Empereur", "C'est tout à fait sûr", "La Bergère et le ramoneur", "Le Petit soldat de plomb".
    "J'ai dit... que mes contes étaient tout autant pour les aînés que pour les enfants, ceux-ci ne comprenaient que les personnages accessoires, et que c'étaient seulement les personnes mûres qui voyaient et comprenaient le tout".
    H.C. Andersen 
    "Les contes d'Andersen, quoi qu'on en dise, ne transmettent pas impersonnellement le folklore de son pays, le Danemark : ils ont la vérité - la candeur enfantine - de leur auteur ; là est leur force inégalée. Andersen ne raconte pas des histoires, il se projette en elles et incite ses auditeurs à le rejoindre."
    Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong

  • "La Gloire de mon père, enregistré par Marcel... Voilà des années que Jacqueline Pagnol, ma grand-mère, m'en parlait... Mon père, Frédéric, l'avait même surpris le micro à la main. Mais cet enregistrement était perdu et j'avais fini par croire qu'il s'agissait d'une légende familiale tout comme cette copie 35mm de "La Prière des étoiles" qui avait été vue dans la cave de la maison parisienne de mon grand-père alors qu'il avait détruit ce film, à coup de hache, dans la cour de ses studios marseillais en 1942. J'avais donc arrêté de chercher cette "Arlésienne" depuis quelques années déjà lorsque, en fouillant dans le grenier, pour collecter des éléments destinés à réaliser des bonus DVD, je trouvais un carton, hors d'âge, recouvert d'un bon doigt de poussière. Celui-ci était enfoui sous une pile considérable de documents tout aussi poussiéreux. Une étiquette calligraphiée indiquait: "La gloire de mon père". Il s'agissait de l'original de cet enregistrement; une dizaine de vieilles bobines craquantes et cassantes accompagnées du micro qui avait servi à la prise de son. Imaginez mon émotion! et la joie que cela procura à toute la famille. Il fût naturellement décidé de mettre cette oeuvre à la disposition du public par l'intermédiaire de Patrick Frémeaux et de sa Librairie sonore. Cette découverte a été le point de départ d'une fouille méthodique de ce gigantesque grenier..." Nicolas Pagnol
    "Frémeaux & Associés - La Librairie sonore, en partenariat avec France Inter et en accord avec les Éditions de la Treille et la succession Marcel Pagnol met à la disposition du public pour la première fois l'enregistrement inédit du deuxième ouvrage de Souvenirs de mon enfance : Le Château de ma mère. Le succès dans le monde francophone de l'édition de La Gloire de mon père rappelle l'importance de cet héritage, désormais incarné par son auteur." Patrick Frémeaux

  • En 1857, Madame Bovary fait scandale. Poursuivi pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs », Flaubert est acquitté, mais la réputation sulfureuse de l'oeuvre forge la célébrité de son auteur. Les critiques s'emparent du roman pour en faire le champion du réalisme, qui s'impose sur les cendres du romantisme. L'auteur se défend contre cette assimilation à la nouvelle école en faisant prévaloir encore et toujours son amour de l'art pour l'art, son souci obsessionnel du style et sa quête d'une poétique impersonnelle qui fait entrer le roman dans la modernité.
    Ce récit corrosif de la vie de province marque l'invention d'une nouvelle façon d'écrire et de représenter le monde, subversive sans en avoir l'air, qui fait d'Emma Bovary l'incarnation d'une protestation contre la banalité du réel.
    Dossier
    1. La genèse de l'oeuvre
    2. Histoire et politique
    3. Le roman impersonnel
    4. Le procès et la réception du roman

  • Ce roman "extraordinaire" au sens premier du terme est l'un des premiers fleurons d'un genre promis à une grande réussite. Né en 1920, Jean Desailly, d'abord passionné par les Beaux-Arts se tourne vers le Théâtre. En 1942, il remporte le premier Prix du Conservatoire et entre rapidement à la Comédie Française. En même temps le Cinéma s'accapare sa silhouette et son talent... bientôt les maisons de disque le réclament.

  • « Le Contrat social de Rousseau, publié en avril 1762, étonne par l'évidence des principes politiques qui le constituent. Il invente l'idée de la démocratie absolue en prenant le peuple moins comme objet que comme sujet de son discours. Son traité politique ne concerne plus seulement les gouvernants, les princes ou les conseils, mais les gouvernés. Ce déplacement du haut vers le bas de la hiérarchie civile fait du Contrat social le lieu théorique de rassemblement de l'humanité citoyenne. "Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant". Le Contrat social apporte la solution au problème du gouvernement de l'homme, celle de l'auto-gouvernement - obéissance à sa seule personne, aux lois qu'il se prescrit. Sa liberté naturelle se change en liberté morale. Denis Podalydès, fervent lecteur du Contrat social, nous fait partager l'émotion liée à l'intelligence de ce texte précurseur, et grâce à son talent de comédien, nous aide à découvrir et comprendre un texte fondateur de notre société moderne. » Alexandre Wong & Claude Colombini-Frémeaux

  • Paru en 1762, le Contrat social, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposé comme un des textes majeurs de la philosophie politique. Il a aussi acquis le statut de monument, plus célèbre que connu, plus révéré - ou honni - qu'interrogé. Retrouver, dans les formules fameuses et les pages d'anthologie, le mouvement de la réflexion et les questions vives qui nourrissent une oeuvre beaucoup plus problématique qu'affirmative, c'est découvrir une pensée qui se tient au plus près des préoccupations d'aujourd'hui : comment intégrer les intérêts de tous dans la détermination de l'intérêt commun ? Comment lutter contre la pente de tout gouvernement à déposséder les citoyens de la souveraineté ? Comment former en chacun ce sentiment d'obligation sans lequel le lien social se défait ?
    © Flammarion, Paris, 2001, pour la présente édition.
    Édition revue et mise à jour en 2012.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • "L'enregistrement historique de la pièce de la Comédie Française, diffusée par la radio publique en 1954. Un grand spectacle sonore plein d'humour et de suspense conservé par l'Institut national de l'audiovisuel et remis à la disposition du jeune public par les éditions Frémeaux & Associés.
    Un tour du monde en 80 jours avec Phileas Fogg et Passepartout rempli de rebondissements, permet de faire découvrir l'imaginaire de Jules Verne superbement interprété par les comédiens français !"
    Patrick Frémeaux

  • Provoqué par un fâcheux, Cyrano se moque audacieusement de lui-même et de son nez, objet de sa disgrâce. Séduire Roxane ? Il n'ose y songer. Mais puisqu'elle aime Christian, un cadet de Gascogne qui brille plus par son apparence que par ses reparties, pourquoi ne pas tenter une expérience ?
    « Je serai ton esprit, tu seras ma beauté », dit Cyrano à son rival. « Tu marcheras, j'irai dans l'ombre à ton côté. »
    Christian ne s'y trompe pas ; à travers lui, la belle Roxane en aime en fait un autre. Et Cyrano, s'il entrevoit le bonheur un instant, ne peut oublier son physique ingrat... Un jeu étrange, et dangereux.

  • "'Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !'
    Réquisitoire brûlant contre la peine de mort, Le Dernier Jour d'un condamné est une oeuvre incontournable, un des symboles majeurs de l'engagement politique de Victor Hugo. Pas à pas, mot après mot, nous suivons les derniers instants d'un homme condamné à mort marqué tour à tour par la peur, la révolte et la résignation. Face au réalisme des émotions contradictoires qui traversent successivement le personnage nous nous surprenons à nous identifier à lui et à partager sa lente agonie. Ainsi, c'est à travers la voix singulière et familière de Frédéric Mitterrand que nous redécouvrons la beauté, l'humanité et la puissance réaliste de l'écriture de Victor Hugo. Une lecture fine et profonde qui offre une résonance toute particulière à cette oeuvre courte mais saisissante comme un cri de rébellion humaniste."
    Claude COLOMBINI FREMEAUX

  • On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; c'est ne pas ma faute.
    Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, c'est ne pas ma faute.
    Si par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
    [...] Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
    [...] Crois-moi, choisis un amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
    Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute."

  • OEuvre maîtresse de la littérature française du XIXe siècle, à l'exemple du Rouge et le Noir et de Madame Bovary, Le Père Goriot sera dès sa première édition un immense succès. En scribe de son temps, Balzac y décrit l'intimité de la pension Vauquer, dont les habitants secrètent toutes les humeurs, toutes les ambitions et toutes les amertumes du Paris populaire. Une étude de moeurs pittoresque dont la voix limpide et nuancée de Bruno Putzulu épouse au plus juste les détails et les contours du style. Claude COLOMBINI

  • En 1868, la critique s'épouvante et s'empresse de classer Thérèse Raquin, ce roman qui cherche à « plaire par l'horrible », parmi la littérature « putride ».
    Lorsque Laurent franchit le seuil de la mercerie des Raquin, c'est l'adultère, la passion et l'effroi conjugués qui pénètrent dans ce foyer insipide. Avec une précision chirurgicale, Zola peint l'ennui viscéral de Thérèse et la médiocrité de sa vie conjugale. À la morosité succède la fureur sexuelle, à la haine enfouie la frénésie de meurtre.
    Drame expressionniste, étude de crime, roman expérimental, récit fantastique : Thérèse Raquin est conçue par son auteur comme un manifeste de la modernité. Son matérialisme provocant et l'impudeur des descriptions ont choqué nombre de ses contemporains. À la lumière des théories de Freud et de Bataille, cette édition propose une lecture renouvelée d'un roman que Zola a écrit en peintre et qui possède l'énergie éclatante d'un coup de pinceau.
    Dossier :
    1. Structure du récit : le squelette de Thérèse Raquin
    2. Des personnages naturalistes
    3. La peinture en toile de fond de l'écriture zolienne
    4. Destin de l'oeuvre : du scandale au manifeste

  • « Parce que j'ai maintenant des petits enfants, j'ai souvent envie de raconter des histoires. C'est la fonction naturelle des grands-pères, et peut-être leur plus grand mérite. Le mien, me racontait Peau d'Ane, la Belle et la Bête, Riquet à la houppe ; mais aujourd'hui, les fées ne s'amusent plus à changer une citrouille en carrosse, et c'est grand dommage, car elles nous feraient, avec un potiron, une "citroën", avec un concombre, une "dauphine", et avec une hirondelle, une "aronde"... Pour moi, j'ai préféré vous raconter l'enfance d'un petit garçon, qui fût aussi celle de vos grands-pères, et qui n'est peut-être pas très différente de la vôtre, car les petits garçons de tous les pays du monde et de tous les temps ont toujours eu les mêmes problèmes, la même malice, les mêmes amours. » Marcel Pagnol

  • L'or

    Blaise Cendrars

    Obsédé par l'histoire de Johann-August Suter, par ce formidable récit d'aventure, ce destin si extraordinaire que celui du général suisse en exil qui se vit ruiné par l'or, Cendrars mûrit cette oeuvre depuis des années. Rédigé en 1925 et publié la même année, ce récit ne conte pas uniquement l'incroyable biographie de Suter, le premier milliardaire américain, c'est un fascinant tableau des Etats-Unis à une fabuleuse époque de leur histoire qui est livrée au lecteur, grâce à une prose franche et vive. Précurseur du vers libre, ami des peintres et de la bohème de Montmartre, le poète et bourlingueur Cendrars acquiert enfin une renommée avec L'Or en 1925.

  • "[...] je n'ai point encore dit l'immense plaisir que Gertrude avait pris à ce concert de Neuchâtel. On y jouait précisément La symphonie pastorale. Je dis précisément car il n'est, on le comprend aisément, pas une oeuvre que j'eusse pu davantage souhaiter de lui faire entendre. Longtemps après que nous eûmes quitté la salle de concert, Gertrude resta encore silencieuse et comme noyée dans l'extase.
    - Est-ce que vraiment ce que vous voyez est aussi beau que cela ? dit-elle enfin. [...]
    - Ceux qui ont des yeux, dis-je enfin, ne connaissent pas leur bonheur.
    - Mais moi qui n'en ai point, s'écria-t-elle aussitôt, je connais le bonheur d'entendre."

  • Parcours Écrire et combattre pour l'égalité.

    « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.
    Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

    TOUT POUR COMPRENDRE
    Notes lexicales
    Biographie et contexte
    Genèse et genre de l'oeuvre
    Pour mieux interpréter

    ÉCRIRE ET COMBATTRE POUR L'ÉGALITÉ
    Analyse du parcours
    Groupement de textes
    Histoire des idées

    VERS LE BAC
    Explications linéaires guidées
    Sujets de dissertation et de commentaire guidés
    Méthodologie

    ANNEXE
    La Déclaration de 1789 annotée

    CAHIER ICONOGRAPHIQUE

empty