• Vivre sans pourquoi, quitter la dictature de l'après, se détacher du poids du qu'en-dira-t-on, oser un amour plus vrai, tout cela réclame un véritable art de vivre. Alexandre Jollien retrace ici l'itinéraire spirituel qui l'a conduit à tout quitter pour s'installer avec sa femme et ses trois enfants en Corée du Sud. Avec humour, il raconte comment il se met à l'école de Jésus et du Bouddha. Il confie ses doutes, ses désillusions, ses joies et ses péripéties. Il livre les leçons apprises en chemin et l'enseignement lumineux qu'il en tire, un appel toujours plus fort à descendre au fond du fond pour trouver la paix, la joie et un authentique amour du prochain.Ce journal spirituel est une invitation à mettre en pratique une ascèse très concrète : de ton corps, de ton âme et de l'autre, tu prendras grand soin.Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l'auteur d'une oeuvre qui s'attache à un lectorat toujours plus large depuis Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l'Académie française) et, au Seuil : Le Métier d'homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010), et Petit Traité de l'abandon (2012).

  • Quelle est la toute première religion de l'humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
    Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l'univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l'aventure humaine depuis l'aube des temps ?

  • Être vrai, me dépouiller des masques, oser l'abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l'existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du coeur, tout un art est requis. C'est celui-ci que j'ai librement esquissé ici. Comment s'abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l'existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?
    Ce Petit Traité de l'abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d'assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d'emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j'ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l'accumulation mais du dépouillement. C'est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D'où cet itinéraire vers l'abandon, né de mes joies et de mes blessures.
    A. J.

  • Les catholiques suscitent parfois un étonnement qui évoque celui des Parisiens du xviiie siècle face au Persan de Montesquieu : " Ah ! ah ! monsieur est catholique ? C'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être catholique ? " Nombre de nos contemporains ne comprennent plus comment ni pourquoi on peut (encore) adhérer à une telle vision du monde... quand ils n'affirment pas qu'elle est dénuée de sens. Quant aux catholiques, ils se dérobent trop souvent au débat.
    Ces questions et critiques méritent d'être prises au sérieux. Denis Moreau, philosophe catholique, fait donc tout simplement le choix de s'expliquer sur sa foi, en se plaçant sur le terrain de l'argumentation rationnelle. Cela n'exclut ni la profondeur spirituelle, ni le témoignage, ni l'humour. De la question de la foi à celle de la résurrection de Jésus, en passant par l'idée de sagesse, le problème du mal, la place du plaisir dans le catholicisme, les beautés et noirceurs de son histoire ou encore son avenir, ce livre apporte des réponses riches et éclairantes à de très nombreux débats et questions.
    Il ne convertira personne au catholicisme – ce n'est d'ailleurs pas son but. Mais à ceux qui ne croient pas, il suggérera qu'un catholique n'est pas nécessairement un imbécile. À ceux qui croient déjà, il fournira quelques arguments susceptibles d'affermir leur foi. À tous, il expliquera que lorsque se pose la seule question qui vaille vraiment – comment tenter de réussir sa vie ? – le catholicisme constitue une des bonnes réponses envisageables. Et même un choix de raison.
    Denis Moreau est professeur de philosophie à l'université de Nantes. Auteur de plusieurs ouvrages sur Descartes et l'histoire de la philosophie moderne, il a aussi codirigé un Dictionnaire des monothéismes (Seuil, 2013) et publié des essais plus personnels comme Pour la vie ? Court traité du mariage et des séparations (Seuil, 2014) ou Mort où est ta victoire ? (Bayard, 2017).

  • Les lectures fondamentalistes des Livres saints font peser sur la liberté un péril grandissant. Pour lutter contre leurs ténèbres, les lectures historiques et critiques enseignent à comprendre les Livres en fonction du passé et des intentions de leurs auteurs. Cette réfutation scientifique du fondamentalisme n'omet-elle pas toutefois des questions essentielles ?Ce livre explique comment une lecture spirituelle - ici selon la tradition juive - met en lumière d'autres paramètres. Elle pose que la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs. Par ailleurs et surtout, elle ne sépare jamais la quête du sens et de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager avec elle dans l'histoire, avec d'autres, hommes et femmes, qui n'avancent pas au même rythme. De nos jours, c'est rencontrer des questions brûlantes comme celle relatives à la terre d'Israël et à Jérusalem, au destin singulier du peuple juif et à la politique. La lecture spirituelle a alors son mot à dire : elle avise d'oeuvrer pour une paix vouée à l'inquiétude du sort d'autrui.Catherine Chalier est philosophe, spécialiste du judaïsme. Elle a notamment publié : Transmettre, de génération en génération (Buchet-Chastel, 2008), La Nuit, le Jour (Seuil, 2009), qui a reçu le prix des Écrivains croyants, Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (Arfuyen, 2011), Présence de l'espoir (Seuil, 2013).

  • Jésus est à la mode. Historiens, écrivains, cinéastes tentent de percer le mystère : qui était l'homme de Nazareth ? A-t-il eu un père ? Qu'ambitionnait-il de faire ? Pourquoi est-il mort ? Ce livre n'esquive aucune question. Il est l'œuvre d'un historien, théologien, spécialiste de l'Antiquité. Il entraîne le lecteur, la lectrice à examiner les documents, à chercher des preuves, à dépasser les réponses ressassées pour en apercevoir d'autres.
    On découvre quels soupçons, déjà du temps de Jésus, pesaient sur sa naissance. On fait la connaissance de son maître spirituel, Jean dit le Baptiseur. Les diverses facettes de ce juif exceptionnel sont explorées : Jésus le guérisseur, Jésus le poète du Royaume, Jésus le maître de sagesse. Ses amis (hommes et femmes) et ses adversaires sont nommés. Les raisons de sa mort (pourquoi est-il monté à Jérusalem ?) sont analysées. La naissance de la croyance en la résurrection est scrutée. La fabuleuse destinée de Jésus dans les trois grands monothéismes est aussi retracée : christianisme, judaïsme et islam ont construit de lui une image, à chaque fois différente.
    Le livre est aussi passionnant qu'une enquête policière. Dans un style vif et clair, Daniel Marguerat livre ici le meilleur de la recherche récente, tenant ses lecteurs en haleine jusqu'aux dernières pages.
    Daniel Marguerat, historien et bibliste, est professeur honoraire de l'université de Lausanne. Ses travaux sur les origines du christianisme lui ont acquis une réputation mondiale. Il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de la recherche sur Jésus de Nazareth.

  • Dieu

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    Si Dieu existe, pourquoi ne le voit-on pas ? Quand les dieux sont-ils apparus dans l´histoire de l´humanité ? Les juifs sont-ils les inventeurs du Dieu unique ? Pourquoi la figure de Dieu est-elle presque toujours masculine et les religions bien souvent misogynes ? Dieu est-il une personne, une force, une énergie, un principe créateur ? Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est-il le même ? Pourquoi s´entretue-t-on au nom de Dieu ? Que disent les philosophes de Dieu ? La foi peut-elle exister sans le doute ? Y a-t-il d´autres sociétés athées que l´Occident moderne ? La science peut-elle prouver que Dieu existe ou qu´il n´existe pas ? Le bouddhisme est-il une religion sans dieux ?Voici quelques-unes des questions posées par la journaliste Marie Drucker à Frédéric Lenoir, philosophe et historien des religions. À travers une conversation très vivante, où aucun sujet important n´est éludé, la fabuleuse histoire de Dieu dans l´histoire humaine prend tout son sens. Frédéric Lenoir livre une analyse objective et distanciée ; il expose aussi bien le point de vue des athées que celui des croyants. À l´image de ses auteurs qui ont toujours su allier esprit de sérieux et popularité, ce livre réussit le pari de la rigueur intellectuelle et du plaisir de lecture.

  • Y a-t-il une philosophie chrétienne ?
    Les trois courts et passionnants essais réunis ici explorent les différentes questions que soulèvent, dans l'univers du christianisme, les relations controversées de la philosophie et de la religion. Foi et raison sont-elles exclusives l'une de l'autre ? La raison n'aurait-elle rien à apporter à la subjectivité de la foi ? Peut-on se passer de croyances ? Science et foi sont-elles nécessairement en conflit ? Que prouvent les " preuves " de l'existence de Dieu ? Et si Dieu existe, pourquoi le mal accable-t-il le monde ? Défendant la fécondité du dialogue entre raison et foi, Denis Moreau ne se contente pas de rendre compte de l'histoire de ce débat. Il montre en quoi le christianisme constitue une ressource philosophique, et ce que la foi peut gagner en s'adossant à la raison : la philosophie chrétienne n'est donc pas un impensable, ni une sous-philosophie.
    Denis Moreau
    Agrégé et docteur en philosophie, il est professeur de philosophie à l'université de Nantes. Il est notamment l'auteur de Pour la vie ? (Seuil, 2014), Mort, où est ta victoire ? (Bayard, 2017) et Comment peut-on être catholique ? (Seuil, 2018).

  • Peu de gens le savent : Jésus occupe dans le Coran une place éminente. À partir de deux versets de la sourate IV qui évoquent la crucifixion de Jésus de manière inattendue, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur cherchent à reconstituer ce que l'on peut comprendre des origines de la prédication de Mahomet, de son développement dans un milieu païen très marqué pourtant par les références et les influences bibliques. Une religion ne naît jamais de rien. L'islam s'est voulu l'ultime révélation après la révélation juive et la révélation chrétienne. Elle en est à la fois l'héritière et la concurrente. Au carrefour des trois monothéismes, dans la succession du judaïsme de Moïse et du judéo-christianisme de certains disciples de Jésus, ce livre explore pour nous la formation de l'islam au début du VIIe siècle de notre ère.Pourquoi et comment le juif de Galilée mué en Christ fondateur du christianisme est finalement devenu dans la péninsule arabique « le messie Jésus, fils de Marie, envoyé d'Allah », l'ultime prophète avant le Prophète.Jérôme Prieur et Gérard Mordillat sont écrivains et cinéastes. Les auteurs de la mémorable série de films Corpus Christi ont publié au Seuil Jésus contre Jésus. Leur premier essai, qui demeure un grand succès, a été suivi de Jésus après Jésus sur les origines du christianisme puis de Jésus sans Jésus sur la christianisation de l'Empire romain. Jésus selon Mahomet accompagne et prolonge Jésus et l'islam, la nouvelle série qu'ils ont réalisée pour Arte où interviennent vingt-six des plus grands chercheurs internationaux sur l'islam.

  • « S'asseoir, tout simplement » est une célèbre formule de la tradition zen pour décrire la méditation. Sa limpidité dit pourtant l'exigence d'une transformation de soi. Dans l'assise méditative en effet, le pratiquant est invité non seulement à se désencombrer, mais à se défaire inconditionnellement des peurs et des jugements qui colorent la réalité, pour vivre une expérience d'unité et de simplicité. Cet ouvrage passionnant est le premier à décrire l'expérience subjective de la méditation. Répondant aux nombreuses questions que le néophyte comme le pratiquant avancé peuvent se poser sur la posture physique, l'attitude mentale, les différentes techniques, la relation avec le maître, il décrit minutieusement, comme cela n'avait jamais été fait, les mécanismes psychologiques qui empêchent ou permettent l'expérience méditative.Alors que la méditation bouddhiste suscite un réel engouement, notamment par le développement d'une forme simplifiée et laïcisée de celle-ci, la pleine conscience, l'auteur propose également une réflexion critique sur ce nouveau phénomène de société à partir de sa propre expérience de méditant. Un livre concret et profond, indispensable sur la voie d'une méditation authentique.Éric Rommeluère est enseignant bouddhiste dans la tradition zen. Il a reçu les préceptes bouddhistes du maître zen japonais Taisen Deshimaru, puis pratiqué sous la direction des maîtres Ryôtan Tokuda et Gudô Nishijima. Ses ouvrages explorent les enseignements du Bouddha, leurs interprétations et leurs adaptations en Occident.Merci de prévoir une photo de l'auteur en 4e

  • L'islam a-t-il besoin d'une réforme ? Les musulmans ont-ils le droit de réformer l'islam ? Et si oui, par quels moyens ?
    L'hypothèse de ce livre est que les musulmans aussi sont maintenant, tout autant que les autres, des hommes modernes, des citoyens du monde : il leur est impossible de faire semblant d'ignorer cette modernité qui les atteint, les imprègne et transforme un peu plus chaque jour leur vision du monde et leurs conditions de vie. L'islam doit accueillir cette modernité sans crainte, en particulier ses grandes valeurs de liberté, d'égalité, de tolérance, de séparation du religieux et du politique... Il doit à l'inverse abandonner des prescriptions de sa Révélation qui datent d'un temps révolu. Il ne doit pas seulement le faire pour s'adapter au monde moderne, mais parce que le monde moderne représente lui-même un événement spirituel, un moment favorable, une lumière qui peut éclairer l'islam et l'aider à se trouver, à créer un islam pour ce temps.
    A tous ceux qui s'interrogent sur l'avenir de l'islam, aux musulmans troublés par la modernité ou en réaction contre elle, ce livre indique comment le monde moderne peut devenir, au contraire, signe de Dieu pour eux. Et ce qu'ils peuvent à leur tour apporter à ce monde s'ils entrent dans cette démarche de réforme.
    Abdennour Bidar est professeur de philosophie dans un lycée.

  • Pourquoi prie-t-on aujourd'hui ? Comment prier ? Le sait-on encore ? Que signifie cet acte, le plus immémorial dans l'histoire des hommes ? À quelle faim, à quelle soif, à quelle urgence, mais aussi à quel amour répond la prière ? Les saints de tous les temps, les poètes et les écrivains, les musiciens et les peintres en ont tissé leurs œuvres. Mouvement intérieur ou communion collective, la prière n'en finit pas de soulever une infinité de questions et d'espérances. Elles sont au cœur du livre de Christiane Rancé où se croisent et se mêlent traits historiques, rencontres, dialogues, aphorismes, paysages et méditations.
    Un nouveau bréviaire enchanteur.
    Christiane Rancé est grand reporter, essayiste et romancière. Elle a déjà publié deux magnifiques biographies spirituelles au Seuil : Simone Weil, le courage de l'impossible (2009) et Tolstoï, le pas de l'ogre (2010), ainsi qu'un Jésus (Gallimard, coll. " Foliobiographies ").

  • Une vie géniale à nulle autre pareille - celle d'une femme partie en quête de vérité jusqu'à en mourir ; mais plus encore celle d'une femme en amour avec l'esprit, malgré la violence extraordinaire de son temps.Philosophe, écrivain, poète, mystique, partisane de toutes les luttes politiques des années 1930, jusqu'à se faire ouvrière chez Renault, à la fois engagée dans la guerre d'Espagne et la France libre, Simone Weil n'a jamais dissocié son action de sa parole, son combat politique de son engagement spirituel, sa vision philosophique de sa pratique mystique. Albert Camus, Emil Cioran ou André Breton ne s'y sont pas trompés, qui l'ont saluée comme l'un des êtres les plus libres qui ait été.Ce portrait met en lumière les seuils franchis, les choix résolus - le renoncement à l'amour, les amitiés, la charité totale et l'heure de la mort. Il élucide le grand rêve de Simone Weil : vivre, dans la fraternité, l'amour immense qu'elle portait à son prochain, et partager avec lui la souffrance du monde. Christiane Rancé fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son siècle, dont la présence, l'exemple nous sont nécessaires.Christiane Rancé est écrivain. Parmi ses livres récents : Catherine de Sienne, le feu de la sainteté (Seuil, 2008) et une biographie : Jésus (Gallimard, 2008).

  • Le bouddhisme s'implante en Occident - le fait est incontestable. Encore faut-il comprendre ce qu'il signifie et en mesurer la portée. Le succès du bouddhisme révèle peut-être en creux ce qui manque à l'Occident, ou en tous cas ce qu'il recherche aujourd'hui, au-delà ou en dehors des formes traditionnelles de religion. Mais de ce fait, le bouddhisme est confronté à des questions nouvelles :
    La démocratie, la laïcité, le féminisme, le christianisme... Comment se situe-t-il par rapport à ces interrogations ? Peut-il apporter ses propres réponses ? De son côté, l'Occident, qui a lui-même une riche tradition religieuse, n'a que faire d'une religion de plus : c'est pourquoi il contraint le bouddhisme à dire simplement ce qu'il est, au-delà des rituels et des habitudes confessionnelles.
    La rencontre de ces deux univers est donc pour le bouddhisme l'occasion de se renouveler, mais surtout de se dévoiler.

  • Les Upanishads, composées principalement entre le VIIIe et le IIIe siècle avant notre ère, constituent les premiers textes de sagesse de l'Inde. Théologiens, liturgistes, princes, ceux qui les ont composées renouvellent l'interprétation du Veda, qui s'était figée dans une perspective excessivement ritualiste. Ils inventent l'enseignement de maître à disciple et inaugurent un nouveau rapport de l'individu à soi-même, au monde et au divin. Ils s'interrogent sur leur identité profonde, sondent les états de conscience et les mystères du corps, analysent la dynamique du désir et les ressorts de l'action, explorant les possibilités du renoncement, de la non-violence et de l'acte détaché de l'ego. En affirmant que l'être humain est mu par un principe d'éternité, l' âtman ou Soi, identique au brahman, l'Absolu, ils fondent les grandes voies de libération de l'hindouisme ultérieur. Par son universalité, par-delà les millénaires, leur quête éveille en nous un écho puissant.Ysé Tardan-Masquelier, docteur habilitée en sciences des religions de l'université de Paris-Sorbonne, elle enseigne l'histoire de l'hindouisme à l'Institut catholique de Paris.

  • Abd el-Kader ne fut pas seulement le héros d'une Algérie indépendante que l'imagerie d'Epinal propose à nos mémoires. Mystique extatique, rattaché à l'école doctrinale et à la lignée initiatique d'Ibn Arabî, l'émir s'est imposé, pendant son exil à damas où il mourut en 1883, comme un des maîtres spirituels majeurs du soufisme contemporain. L'enseignement qu'il a donné à ses disciples pendant plus d'un quart de siècle est rassemblé dans un ouvrage volumineux, le Kitâb al-Mawâqif ou "Livre des Haltes", d'où sont extraits les textes présentés ici pour la première fois dans une langue européenne.

    Présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz

  • A travers un essai de lecture générale des Psaumes, appliquée ensuite à quelques-uns d'entre-eux, cet ouvrage présente les "chants sacrés" sous des aspects bien peu conventionnels.Nuit et jour : c'est dans la lumière et les ténèbres de la Passion, dans les rires et les pleurs, la louange et la supplication, le proche et le lointain, que se trouve la réponse, apparemment contradictoire, du croyant au Créateur. Nuit et jour : c'est le mot de passe de ce livre constitué d'entretiens brefs et familiers où éclate l'originalité de toute prière.Le texte des Psaumes cités est celui de la traduction liturgique la plus récente (Liturgie des heures, édition 1980).Paul Beauchamp (1924-2001) était professeur d'Ecriture sainte au centre Sèvres à Paris.

  • Si, selon Voltaire, l'intolérance fut la maladie du catholicisme, si le nazisme fut la maladie de l'Allemagne qu'ausculta Thomas Mann, l'intégrisme est, comme le démontre ce livre, la maladie de l'islam. Dans la tradition, l'accès à la lettre - Coran et tradition prophétique - était bien gardé : il fallait obéir à des conditions particulières pour l'interpréter et la faire parler. Mais l'accès sauvage à cette lettre n'a pu être empêché, et il est arrivé maintes fois que l'histoire ait à enregistrer les désastres qu'il a provoqués.Avec les effets de la démographie et la démocratisation, les semilettrés ont proliféré, et les candidats qui s'autorisent à toucher à la lettre sont devenus infiniment plus nombreux : leur nombre renforce, hélas, leur fanatisme. Car ce sont des hommes du ressentiment, qui alimentent les rangs des intégristes.Pour comprendre la genèse de cette maladie, il faut remonter loin dans l'histoire, à la Médine du Prophète (VIIe siècle), à la ville de Bagdad au temps des Abbassides (IXe siècle), à celle de Damas au XIVe siècle, après la fin des Croisades et l'épuisement de la vague mongole, à l'Arabie du XVIIIe siècle, avec la fondation du wahhabisme... C'est à ce voyage que nous invite ce livre, pour comprendre les raisons internes de la maladie d'islam, mais aussi les causes externes qui l'exacerbent : non-reconnaissance de l'islam par l'Occident ; reniement des principes par les Occidentaux dès que leurs intérêts le réclament ; hégémonie qu'ils exercent dans l'impunité et l'injustice - en particulier, de nos jours, sous la figure de l'Américain.

  • Si Guy de Larigaudie a « mené l'aventure d'un bord à l'autre des cinq continents », porté par une vitalité hors du commun autant que par sa sensibilité à la beauté du monde, il avait conscience qu'il ne faisait là que reculer les murs de son jardin d'enfance, et que son âme, elle, était toujours en prison. Ce recueil de pensées pudiques et vibrantes, écrites dans les quelques semaines précédant la Seconde Guerre mondiale dans la perspective d'un « vrai livre d'homme », témoigne ainsi d'une quête spirituelle intense et exigeante. Comme si elle entraînait derrière elle l'existence tout entière du jeune homme.Le testament spirituel d'un routier légendaire, aventurier possédé par la joie de vivre et le désir de Dieu. Un livre culte.Guy de Larigaudie fut le premier à relier en voiture la France à l'Indochine. Il fit le récit de ce périple dans La Route aux aventures (1939, rééd. 1999, Elor). Étoile au grand large a été publié peu après sa mort au combat, en 1940, à 32 ans. Il fut un des premiers best-sellers des Éditions du Seuil et son succès ne s'est pas démenti depuis.

  • « Aimer sans savoir qui » Sur l'amour, on croit que tout a été dit, cependant, il demeure insaisissable et mystérieux. Seule la parole poétique peut effleurer sa beauté, et le paradoxe rendre sa puissance d'éveil. Jacqueline Kelen propose un chemin où se rencontrent philosophie, littérature et méditation personnelle. Dans la lignée des troubadours, des dames courtoises et des soufis, elle célèbre l'amour comme un chant d'altière liberté. Jacqueline Kelen est écrivain. Dans ses livres et au cours de ses séminaires, elle dévoile la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et explore les richesses de la vie intérieure. Elle est notamment l'auteur de Divine Blessure, disponible en « Points Vivre ». « Il n'y a pas d'objets d'amour. Il n'y a que des sujets aimants. » Jacqueline Kelen

  • « C'est dans la désolation d'Auschwitz que prit pour moi un sens actuel le "pré de malédiction", cette expression d'Empédocle d'Agrigente pour désigner le lieu où agit le démon de la discorde, de la haine, du mal - auxquels s'oppose l'action du dieu mû par l'amour...Ce "pré de malédiction" est toujours là, à disposition pour les candidats qui se proposent de l'occuper. Après les forces du mal européennes, de genèse chrétienne, le voilà investi par celles d'islam. L'horreur se déplace ainsi à travers les croyances, les langues, les nations, les peuples, les cultures... Des communautés croient y gagner leur régénération, mais elles dégénèrent et s'abîment. Pour sortir de ce pré, nous devons le savoir et agir en conséquence, dénoncer l'inacceptable et donc le désigner sans relâche.Notre honneur est d'être l'allié du dieu qui incarne le pôle contraire, celui dont le défi consiste à avaler le démon qui répand le sang sur le pré de malédiction... D'être du côté du juste qui se détache de sa communauté pour conjurer le mal qui la taraude et l'anime contre autrui. »Abdelwahab Meddeb est notamment l'auteur de La Maladie de l'islam (2002) et de Contre-prêches (2006). Il enseigne la littérature comparée à l'université Paris-X Nanterre et produit l'émission hebdomadaire "Cultures d'islam" sur France-Culture.

  • En reprenant à leur compte le passé islamique qui a fait évoluer sinon muter la civilisation, les musulmans sortiront des frontières de leur identité restreinte pour agir sur la scène du monde.Est proposée ici une série de relectures du Coran et de la Tradition pour conduire ce travail de mémoire et de dépassement. Il est demandé à l'islam, pour sortir de son marasme, de rejoindre une modernité à hauteur de celle qu'ont réussie juifs et chrétiens. Pour cela, il ne suffit pas, comme s'y engagent les Etats islamiques - l'Arabie saoudite par exemple -, d'encourager un « islam du juste milieu » opposé aux interprétations radicales des islamistes. Certes, cet appel à la modération contre toutes les surenchères est fondé sur le Coran. Mais ce pas louable reste, ô combien, timide, surtout par rapport à l'islam en Europe. En effet, les citoyens musulmans du Vieux Continent sont capables de vivre sans restriction dans l'esprit du droit positif et de la charte des droits de l'homme, en se détournant de toute référence à la sharî'a. Ils sont en mesure de pratiquer un culte spiritualisé, nourri, entre autres, par le riche fonds du soufisme. Ce n'est pas dans le déni de soi mais par son affirmation libre que le sujet d'islam sera un acteur efficace dans l'horizon d'une cosmopolitique post-occidentale.Abdelwahab Meddeb est écrivain, poète, universitaire. Il anime l'émission hebdomadaire « Cultures d'islam » sur France Culture.

  • Dans ce dictionnaire, les personnages, les lieux, les moeurs, les institutions, les mots et les idées du Nouveau Testament, ou ayant un rapport avec le Nouveau Testament, font l'objet de plus de mille articles, introduits par ordre alphabétique. Tout ce qu'on sait de la culture, de la société de l'époque, de l'étymologie, de l'histoire, de l'anthropologie et bien entendu de l'exégèse du Nouveau Testament, est systématiquement mis en oeuvre pour éclairer chaque terme. Des renvois nombreux - aux passages du Nouveau Testament lui-même, aux autres termes du dictionnaire ainsi qu'à l'importante introduction générale - permettent de compléter l'information de chaque mot et de le resituer dans un ensemble de significations plus large.

  • Une jeunesse orageuse. Un homme d'une trempe extraordinaire, d'une étonnante volonté de puissance.
    A vingt-huit ans, c'est la rencontre, brutale, avec l'Absolu. Comme une brûlure. Et désormais son existence est une grande passion, un incendie.
    Une vie qui se consume pour l'Absolu.
    Une vie qui se consume pour les hommes.
    Cet homme fou de Dieu se jette dans le brasier du monde ; il se consacre à la paix entre les hommes, au progrès des plus déshérités.
    Il propose, non par des mots mais par sa vie, le respect de chacun, l'unité entre tous.
    Un homme au cœur de feu.
    Ce livre ne veut que le laisser parler, ne veut que montrer cette flamme ardente qui jaillit dans le désert et dans la nuit de notre temps.

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