• Flora, jeune esclave noire à la beauté fascinante, est dotée d'un esprit fier qui seul lui permet de survivre à la brutalité de son maître. Quand ce dernier part pour la guerre et que son fils unique meurt, Flora se trouve libre. Elle conçoit alors une vengeance terrible : elle apportera à son ancien bourreau le corps de son enfant, conservé dans un cercueil empli de sel. Mais, en ce milieu du XIXe siècle, les territoires immenses qu'elle doit traverser, aux confins de l'Amérique, sont sauvages et sans loi, pleins de troubles et de sang. Flora engage donc deux voyous intrépides et fatalistes, Pigsmeat et Tom, pour l'escorter sur la route du Mexique, sans savoir ce qui l'attend.

  • « Renard », abandonné à la naissance et recueilli par les gueux des faubourgs de Paris, décide d'utiliser ce qu'il a appris parmi les brigands pour se hisser dans la société jusqu'au Régent.
    Dans les coulisses du pouvoir et de la pègre parisienne du XVIIIe siècle, on croise voyous, banquiers, ministres et princes, sur fond de délits d'initiés et d'affaires de moeurs, avant que le premier krach boursier de l'histoire ne précipite tous les protagonistes dans le chaos.
    Un récit que le présent ne renierait pas...

  • Bobby est un artiste en coffres-forts. C'est aussi le seul rescapé d'un règlement de comptes sanglant après un vol de diamants qui a mal touné.
    Laura est une artiste qui chante le blues dans une boîte à la mode. C'est aussi la soeur d'un caïd de la pègre. Et le frère de Laura a juré de tuer Bobby...
    Strasbourg City Blues, c'est comme une chanson à deux voix. Celle de Bobby imprime le tempo des règlements de compte, des coups de poker et des coups fourrés. Celle de Laura est tendue par l'urgence et le désir de vivre.
    Tour à tour, l'un après l'autre, on se laisse emporter par cette histoire à deux voix, jusqu'à leur unisson... explosif !

  • Dantala vit dans la rue avec les voyous de Bayan Layi, fume la wee-wee sous le baobab, fait le coup de poing pour le Petit Parti. Souvent, les bagarres tournent mal mais, comme on dit, tout ce qui arrive est la volonté d'Allah. Un soir d'émeutes, pris en chasse par la police, il doit s'enfuir.
    Sans famille, il trouve refuge à Sokoto auprès d'un imam salafiste. Il apprend l'anglais avec son ami Jibril, tombe amoureux, psalmodie l'appel à la prière, lit tout ce qu'il peut.
    Le gamin naïf mais curieux découvre l'étendue de ses contradictions et la liberté de la pensée, et gagne sa place et son nom dans un monde chaotique et violent.
    Alors que les tensions entre communautés ne cessent de croître, un imam irascible fait sécession et part à la campagne fonder une secte extrémiste.
    Loin de l'exotisme et du tiers-mondisme bien-pensant, Elnathan John nous emmène dans une région dont on ignore presque tout : harmattan, poussière des routes, vendeurs de koko, et le goût du dernier morceau de canne à sucre - le meilleur. On brandit des machettes, on assiste à des matchs de lutte, on prend toutes sortes de transports, on marche, on court, on aime, on est Dantala de bout en bout, passionnément.

    Un formidable roman d'apprentissage, sensible et poignant, dont on sort complètement retourné.


  • Londres, 1678

    Isabel, Lady Wilde, l'une des maîtresses du Roi Charles II, possède un secret : elle gagne sa vie en se déguisant, prenant le rôle de Maîtresse Ruby, une diseuse de bonne aventure qui pourvoit aux besoins de l'élite de Londres. C'est une vie dangereuse parmi les charlatans, les voyous et les escrocs qui se cachent dans les recoins sombres de la ville, mais pour Isabel, le jeu en vaut la chandelle.
    Jusqu'à ce que le magistrat Sir Edmund Godfrey cherche conseil auprès de Maîtresse Ruby et révèle son implication involontaire dans un complot visant à assassiner le roi. Quand on vole le journal d'Isabel contenant des détails dangereux de ses aveux, elle sait qu'elle doit le retrouver avant que quelqu'un ne fasse le lien entre Maîtresse Ruby et elle. Surtout après la découverte du cadavre de Sir Edmund, quelques jours plus tard...
    Isabel est sûre que celui qui lui a volé son journal est le meurtrier de Sir Edmund - et qu'il pourrait faire partie d'une conspiration qui remonte jusqu'au trône. Mais à mesure qu'elle plonge dans ce mystère, même le roi en personne ne sera peut-être plus capable de la sauver.

  • Les Pieds Nickelés reviennent ! Rien ne les arrête ! Après plus d'un siècle de filouteries sur papier, ils entrent dans l'ère numérique, toujours aussi gredins. Non content de présenter leurs louches exploits, ils n'hésitent pas à faire un livre numérique accessible ! Voici donc le second volume d'une édition en livre numérique des Pieds Nickelés de Louis Forton, leur créateur en 1908, pour retrouver Croquignol, Ribouldingue et Filochard dans leurs aventures, filouteries et entourloupes dont ils sortent miraculeusement toujours sinon vainqueurs, du moins sains et saufs. Dans ce second volume, Manounou, l'épouse de Ribouldingue, a fort à faire entre leurs nombreux passages en prisons, exploits malhonnêtes et abandons de son mari. La lecture des Pieds-Nickelés, outre le comique constant et les dessins vifs et joyeux de Forton, est aussi l'occasion de redécouvrir la société qui précède la Première Guerre Mondiale et la façon dont notre époque se fonde dans cette Europe d'il y a un siècle. Un lexique a été ajouté à la fin du volume, pour l'argot du début du XXe siècle et quelques données historiques. Epub accessible aux aveugles et mal-voyants (le texte alternatif, description des images est rédigé pour chaque image et peut donc être transmis par un lecteur d'écran ; le texte a été entièrement saisi et peut donc être agrandi pour une lecture plus confortable).

  • La guerre est finie, chez nous, ce n'est pas la joie, sur les six garçons de notre fratrie, on est plus que quatre, les boches ont fusillé les deux aînés, Jules et Riton. Ces deux cons s'étaient fait prendre avec des jeunes communistes qui collaient des affiches dans le quartier.
    C'était pourtant des artistes dans leur genre, mes frangins, champions de fauche et de resquille, c'est eux qui faisaient bouillir la marmite et on ne manquait de rien, même au plus dur de la guerre. Se faire serrer pour des conneries pareilles, j'ai eu du mal à digérer. le truc, le vieux aussi a mal pris la chose, surtout qu'il ne peut pas blairer les communistes, ces fromages fouteurs de merde, juste bons à faire la grève qu'il dit, et il se donne en exemple.
    -- Est-ce que je fais la grève moi ?
    Forcément, lui qui n'a jamais bossé de sa vie ça n'entre pas dans sa logique, il ne peut pas comprendre.

  • "C'est pas le tout d'être dans le bon camp, il faut connaître du monde..."
    1961, torturé dans une cave de la casbah d'Alger, Joseph Mat revoit sa vie défiler.
    Combattant républicain de la guerre d'Espagne devenu contrebandier, ancien militant communiste condamné à mort par le Parti, trop tôt dans les rangs de la Résistance, trop tard avec les collabos, tantôt avec les flics, tantôt associé aux voyous, vendant des armes à la rébellion algérienne et trafiquant avec les autorités, est-ce qu'il a encore choisi le bon camp ?

  • Cambrioler la soeur d'un mafieux moscovite est vivement déconseillé à qui souhaite couler des jours tranquilles. Lucas Webber et ses acolytes s'apprêtent à en faire la douloureuse expérience... Poursuivis par des hommes de main d'une cruauté sans égal, les comparses se lancent dans une cavale sanglante et pleine de rebondissements. La mort surgit parfois là où on ne l'attend pas !

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