• Le dernier enfant

    Philippe Besson

    " Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. "Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

  • Cette année-là, j'avais vingt-deux ans et j'allais, au même moment, rencontrer l'insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux. D'un côté, le plaisir et l'insouciance ; de l'autre, la souffrance et l'inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd'hui, je me demande si, au fond, tout n'était pas lié. Après Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit son souci d'exprimer sa vérité intime.

  • Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ? Le temps d'un dîner de retrouvailles - à quatre - chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l'espérance et les fantômes du désir. À leurs risques et périls.

  • Vivre vite

    Philippe Besson

    " Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain... " Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d'un garçon de l'Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d'une beauté irrésistible, qui s'est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.

  • " J'ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s'immisçait un étranger. À ces va-et-vient d'une maison à l'autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu'on succombe à la paresse et que le désir s'insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
    Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d'entre nous n'a pris la décision d'arrêter la machine folle. Aucun d'entre nous n'y a songé. " Philippe Besson, auteur de L'Arrière-saison et de De là, on voit la mer, nous livre un roman tout en nuances et en violence contenue, une tragédie moderne dissimulée sous les apparences d'un innocent marivaudage, le récit d'une vengeance qui doit s'accomplir.

  • Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : " Arrête avec tes mensonges. " J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper.

  • Dix ans après la publication d'En l'absence des hommes, premier livre de Philippe Besson, paraîtRetour parmi les hommes, suite fiévreuse, lyrique et nostalgique de ce somptueux roman devenu culte.0300 Déambulation hypnotique à travers le monde, qui convoque les fantômes de Kafka, Rimbaud, Nizan ou Dos Passos, voyage solitaire où le héros se perd et se dissout plus qu´il ne se reconstruit, où le déracinement demeure même une fois retrouvées ses racines, ce très beau livre, à la fois grave et lumineux, est un chant d´amour déchirant à la gloire des disparus, un livre sur la douleur vécue comme exil intérieur.0300Dix ans après la publication d´En l´absence des hommes, premier livre de Philippe Besson, paraîtRetour parmi les hommes, suite fiévreuse, lyrique et nostalgique de ce roman-culte. En 1916, à la mort de son amant tué au combat, Vincent s´enfuit en Italie, puis au Moyen-Orient, traverse l´Atlantique à bord d´un bateau d´émigrants, découvre l´Amérique et le New York de 1920. Après ces années d´errance à travers le monde, Vincent retourne en France. Son mentor, Marcel Proust, est mort lui aussi. Dans ce Paris des années folles, il peine à trouver sa place. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet, qui vient de publierLe diable au corps. Le jeune prodige entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels et les folles nuits de Montparnasse. Pourtant, derrière la joie de vivre apparente de ce garçon de vingt ans se cache une fêlure. Comme si Radiguet, malgré sa gloire éclatante et brutale, pressentait le sort tragique qui le guette.0600PRESSE A propos d´En l´absence des hommes « Il y a parfois, rarement, des premiers romans qui paraissent, signés d´illustres inconnus, et qui annoncent, sans hésitation, sans contestation, l´apparition d´un véritable écrivain. » Jean-Jacques Brochier, Magazine Littéraire « Etonnant, envoûtant premier roman que celui de Philippe Besson ! Tout y est dit, raconté avec pudeur et sensualité. L´écriture d´une réelle maîtrise court, fluide, légère... Le charme opère sans cesse. » Michèle Gazier, Télérama « Philippe Besson est un inconnu. Son premier roman,En l´absence des hommes, est une divine surprise. » Edmonde Charles-Roux de l´académie Goncourt, La Provence « Un superbe roman éclatant, inventif et audacieux. La culture, l´amour de la littérature, l´originalité du propos, l´intrigue insolite, la drôlerie du pastiche, l´ambiguïté des situations et la gravité de l´Histoire qui en est le décor s´y conjuguent avec subtilité pour la plus grande jouissance du lecteur. » Hugo Marsan, Le Monde À propos de son précédent roman,La Trahison de Thomas Spencer « AprèsUn homme accidentel, Philippe Besson revient au monde pictural d´Hopper comme à une icône américaine. Cet univers apporte avec lui, en même temps que l´histoire d´un lien passionnel entre deux jeunes hommes, celle d´un triangle amoureux : deux composantes récurrentes de l´oeuvre de Besson. » Fabienne Dumontet,Le Monde des livres « L´analyse est menée très finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. Le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l´essentiel d´une vie humaine. » Dominique Fernandez,Le Nouvel Observateur « UnJules et Jimplus sombre, plus actuel, où le héros qui trahit finit par affronter sa culpabilité et s´accepter avec sa noirceur et son innocence. Un héros humain tout simplement. » Claire Chazal,Le Figaro « Romancier des sentiments, explorateur de l´intime, Philippe Besson n´avait encore jamais traité de la trahison et de son double, l´amitié. Il le fait avec une grande clarté d´expression et beaucoup de finesse dans son dernier roman,La Trahison de Thomas Spencer. » Joseph Macé-Scaron,Marianne « On apprécie, de roman en roman, que Philippe Besson se remette en question, changeant d'époque, de contexte, voire de style. Un conte moderne sans concession. Philippe Besson a réussi son coup : ses héros sonnent aussi vrai que les héros de romans sig

  • Une histoire simple et déchirante par l'auteur de «En l'absence des hommes».0300Thomas meurt.Thomas accepte de mourir. C´est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l´enfance, qu´il choisit d´attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C´est encore l´été. J´ignorais qu´on pouvait mourir en été.Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu´il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation, que c´est seulement ainsi qu´elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu´elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l´accueillera en pleine lumière.»Un jour, Thomas apprend qu´il est gravement malade et qu´il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein coeur ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve? Lucas, son frère va l´accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d´enfance, la maison blanche de l´île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.On retrouve dans ce nouveau roman les qualités de «En l´absence des hommes», premier roman très remarqué de Philippe Besson paru en janvier 2001."Son frère" a été adapté par Patrice Chéreau, avec Eric Caravaca et Bruno Todescini. Le film sera diffusé sur Arte au printemps 2003, puis sortira en salle. Il a reçu l'Ours d'argent du Festival du film de Berlin (la Berlinale).http://www.philippebesson.com0400Le 31 juillet,Thomas meurt.Thomas accepte de mourir. C´est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l´enfance, qu´il choisit d´attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C´est encore l´été. J´ignorais qu´on pouvait mourir en été.Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu´il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation, que c´est seulement ainsi qu´elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu´elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l´accueillera en pleine lumière.Je croyais que cela commencerait par un engourdissement des membres, une contraction et qu´il y aurait soudain une urgence, une précipitation, une violence. Mais non: c´est la nonchalance, une sorte de vacance, une lenteur, un renoncement dans la chaleur. Une chaleur jaune et vibrante.Cette mort prévisible, attendue, causera pourtant, à n´en pas douter, un cataclysme. Elle rejaillira sur nos existences à tous. Elle les modifiera, leur fera prendre une direction imprévue. Elle opérera un dérèglement de nos vies, sans qu´aucun d´entre nous ne parvienne à s´y opposer. Cette mort sera le plus grand événement. L´onde de sa douleur se propagera pendant des années. Nous serons hantés, dévastés.Mon frère meurt.Saint-Clément-des-Baleines, c´est la dernière ville, celle qui se loge à la pointe ouest de l´île de Ré, à son extrémité, celle qui regarde le plus vers les Amériques. Après ça, il n´y a plus rien, ce n´est plus l´île, ce n´est plus la terre, c´est l´océan à perte de vue, c´est l´Atlantique indéfiniment. La lumière du phare montre la direction.Saint-Clément, c´est la terminaison d´un monde, comme l´était dans mon imaginaire enfantin le cap Horn. C´est le point au-delà duquel les eaux prennent le dessus, à partir duquel les hommes doivent déposer les armes. On raconte que des bateaux se sont perdus dans les eaux mauvaises, au large, malgré le phare, que des marins se sont noyés, que leurs cadavres ont été charriés par les marées, ramenés par elles à la terre ferme. On raconte des histoires extraordinaires.Ici, on peut facilement éprouver une manière d´abandon, comme si on était le dernier homme, et comme s´il suffisait de se laisser aller désormais, de n´avoir plus aucune prise sur rien. Ce sentiment, c´est autant celui du relâchement que celui de l´offrande, autant celui de la solitude imposée que celui de l´exil choisi.Le regard se perd, loin. Je sais que derrière moi, il y a les chemins, les pins, les marais, les églises, les cimetières. Mais devant: rien, rien que l´océan. Tout. L´enfance s´est jouée ic

  • Http://www.philippebesson.com 0600«Il y a parfois, rarement, des premiers romans qui paraissent, signés d´illustres inconnus, et qui annoncent, sans hésitation, sans contestation, l´apparition d´un véritable écrivain. Ce dut être la certitude des premiers lecteurs de «L´Étranger», ou de «La Nausée». C´est celle que nous avons à la lecture de «En l´absence des hommes», de Philippe Besson. Un romancier, et de talent, est apparu.Tout y est. L´aventure, le style, l´humeur, la respiration, les atmosphères, les personnages, la vérité et l´illusion romanesques, la construction. Un monde. [...]Ce qui frappe dans «En l´absence des hommes», c´est la maîtrise. Maîtrise des personnages, de la progression des sentiments. Le roman, pour certains, n´est pas quelque chose qui s´apprend, où l´on progresse, de livre en livre. Le premier est un coup de maître, d´emblée.»Jean-Jacques Brochier, «Magazine littéraire»«"En l´absence des hommes" est un superbe roman éclatant, inventif et audacieux. La culture, l´amour de la littérature, l´originalité du propos, l´intrigue insolite, la drôlerie du pastiche, l´ambiguïté des situations et la gravité de l´Histoire qui en est le décor s´y conjuguent avec subtilité pour la plus grande jouissance du lecteur.»Hugo Marsan, «Le Monde des livres»«Étonnant, envoûtant premier roman que celui de Philippe Besson! Tout y est dit, raconté avec pudeur et sensualité. L´écriture d´une réelle maîtrise court, fluide, légère. [...] Le charme opère sans cesse. »Michèle Gazier, «Télérama»«Ce roman élégant est une curieuse gageure que Philippe Besson a gagnée. Chapeau claque et chapeau bas!»André Rollin, «Le Canard enchaîn黫Tout cela est raconté par Philippe Besson avec une finesse et une sensibilité fort prometteuses. C´était un défi, cette double histoire d´amour: Philippe Besson a su le relever sans effet, sans pathos. Voilà une fort belle surprise de janvier.»Michel Crépu, «L´Express»«Impressionnant de maîtrise, le premier roman de Philippe Besson joue avec différents registres narratifs, évitant ce qui pourrait le faire pencher du côté du roman historique.»Sébastien Lapaque, «Le Figaro littéraire»«Il fallait à Philippe Besson de l´audace, de la sensibilité, de la pudeur pour imaginer cette histoire et nous la rendre crédible, attachante, prenante. Toutes ces qualités, il les possède manifestement. Et d´autres encore.»Nathalie Crom, «La Croix»«Philippe Besson est un inconnu. Son premier roman, «En l´absence des hommes», est une divine surprise.»Edmonde Charles-Roux, de l´académie Goncourt, «La Provence»«Il est peu de premiers romans impeccables. «En l´absence des hommes» est du nombre.Pascale Haubruge, «Le Soir, Bruxelles»

  • «L´été finit à Florence, ville des princes et des énigmes.Mon histoire, elle, commence.Je m´appelle Luca et j´ai disparu.Deux êtres sont à ma recherche: Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu´on voit souvent rôder aux abords des gares. Que je vous dise: Je suis mort. Pourtant c´est bien moi qui parle.» Luca a été retrouvé noyé, à Florence, dans les eaux de l´Arno. Anna Morante, sa compagne, cherche à connaître les causes exactes de ce décès: accident, suicide, meurtre ? Pourquoi trouve-t-on des traces de somnifères dans le sang de Luca, lui qui n´en prenait jamais? Au cours de son enquête, Anna découvre l´existence d´un nommé«Leo Bertina»... Une autre voix conduit le roman, celle du disparu. Si Luca est mort, ça ne l´empêche pas de commenter les conséquences de son décès, et de s´apercevoir qu´il n´est peut-être pas si souhaitable de survivre à sa propre mort... Il se désole d´infliger aux survivants une si lourde douleur. Il se désole plus encore de voir Anna se démener pour apprendre un secret qui va l´anéantir.

  • " On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n'est pas perdu, on se rattache à un fil, même le plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l'autre va finir par revenir. On l'attend. On se déteste d'attendre mais c'est moins pénible que l'abandon, que la résignation totale. Voilà : on attend quelqu'un qui ne reviendra probablement pas. " Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?

  • Un personnage de roman

    Philippe Besson

    • Julliard
    • 7 Septembre 2017

    " Je connaissais Emmanuel Macron avant qu'il ne se décide à se lancer dans l'aventure d'une campagne présidentielle. Et quand il m'a exprimé son ambition d'accéder à l'Élysée, j'ai fait comme tout le monde : je n'y ai pas cru. J'ai pensé : ce n'est tout simplement pas possible. Pourtant, au fil des mois, au plus près de lui, de son épouse Brigitte et de son cercle rapproché, sur les routes de France comme dans l'intimité des tête-à-tête, j'ai vu cet impossible devenir un improbable, l'improbable devenir plausible, le plausible se transformer en une réalité. C'est cette épopée et cette consécration que je raconte. Parce qu'elles sont éminemment romanesques et parce que rien ne m'intéresse davantage que les personnages qui s'inventent un destin. "

  • Après les succès des «Jours fragiles», d'«Un garçon d'Italie» et de «L'Arrière-saison», fidèle au rendez-vous, Philippe Besson confirme avec ce sixième roman l'étendue de son talent.0500Je suis né au milieu d´un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu´au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l´avant de nos bras.J´ai habité toute mon enfance dans une des maisons de poupée alignées sur le rebord de la côte, vous savez, ces maisons identiques les unes aux autres, au point qu´on pourrait rentrer chez un voisin sans s´en rendre compte. Ces maisons qui possèdent des bow-windows et un jardinet. On gare la voiture sur le côté.Je n´ai pas d´âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.Je suis Thomas Sheppard, les gens m´ont toujours appelé Tom. Les gens, ce sont mes parents, les garçons qui ont grandi en même temps que moi, les vieux, les commerçants. Et Marianne, bien sûr. Personne ne m´appelle Thomas. Sauf ma grand-mère. Elle ne va pas tarder à mourir, à ce qu´on m´a dit. Alors, pour de bon, je ne serai plus Thomas pour personne.Je suis Thomas Sheppard et je n´avais jamais quitté Falmouth jusqu´à ce que les hommes m´emmènent.Aujourd´hui, je reviens.Je n´avais nulle part où aller.0300 http://www.philippebesson.com

  • Habituée à manier la fiction et à dominer le réel, une romancière part travailler en Italie sans imaginer que des accidents vont venir bouleverser le cours de son existence et l´obliger à s´interroger sur ses choix, ses renoncements, ses attentes.
    Louise, 40 ans, part s´installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, ville portuaire où règne une chaleur écrasante, tout l'enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l´incessant ballet des ferries vers les îles. Et cette parfaite solitude que seule vient déranger la présence discrète et dévouée de Graziella, la gouvernante qui s´occupe de la maison. Louise n´a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l´histoire d´une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement.

    Un jour, un jeune homme sonne à sa porte. C´est Luca, le fils de Graziella. Élève à l´Académie navale, il porte ses vingt et un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n´aurait pu envisager d´être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca serait pourtant aussi vain que de vouloir échapper à la moiteur de l´été. Au moment où elle cède à la sensualité de ce corps qui l´attire, elle apprend qu´un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Fiction, fantasme et réalité se télescopent, mais dans quel but ? Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l´instant est venu d´affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu´en soient les conséquences...

    Il y a des paysages dont la simplicité peut éclipser tout ce qu´on avait contemplé jusque-là, des retranchements volontaires qui vous révèlent à vous-mêmes, des rencontres qui ne peuvent se produire que lorsqu´on a fait le vide autour de soi. Roman sur la solitude nécessaire de l´écrivain, une solitude ni oppressante ni douloureuse, mais émancipatrice, De là, on voit la mer est une ode à la liberté, celle qui implique de faire des choix, de sacrifier ce qui n´a plus de raison d´être, liberté sans concession, qui peut sembler brutale, égoïste et déterminée, mais qui permet seule de créer, d´aimer à sa guise, de tenir la barre de son existence sans se soucier des préjugés ni des vents contraires... Un magnifique portrait de femme, tranchante et résolue, larguant progressivement les amarres, s´affranchissant de tous ses liens pour voguer sereinement vers une destination connue d´elle seule.

  • Besson revisite le roman épistolaire avec une élégance d'une rare maîtrise.Sur un thème universel (la séparation), il propose une invitation au voyage,un témoignage sur la violence invisible de la rupture amoureuse,et une ode à l'écriture qui sauve.0300Un instant d´abandonrompt volontairement avec la noirceur de ses derniers écrits.

  • Derrière le cliché d´une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n´avait prévu l´attirance violente qui les pousse soudain l´un vers l´autre. Comment ces deux hommes, icônes d´une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l´inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?
    Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d´une ville mythique, Los Angeles, où l´omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n´avoir qu´un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.

  • Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve. Les années 1950 sont, pour eux, un âge d´or. Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. La télévision, petite lucarne sur l´extérieur, délivre les images toutes faites d´une Amérique triomphante. Le duo Paul/Thomas connaît des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu´à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse... Un parcours de trente ans dans une Amérique ambivalente, traversée par des conflits politiques qui révèlent ses contradictions. Pour la première fois, Philippe Besson confronte ses personnages à la durée et à l´influence de l´Histoire pour en revenir à ce qu´il estime être l´essence de la vie d´un être humain. 

  • L´action se déroule le 4 novembre 2008, date de l´élection de Barack Obama. A Los Angeles comme partout ailleurs, c´est une journée d´exaltation, d´espoir de renouveau et d´attente fiévreuse. Mais tandis que l´Amérique semble retenir son souffle, impatiente de connaître l´issue de ce jour historique, pour Laura et Samuel, cette journée sera la plus longue et la plus terrible de leur vie. Car aujourd´hui Samuel doit se rendre aux funérailles de Paul, son fils de dix-sept ans qui vient de se suicider. Laura, femme seule de quarante-cinq ans, serveuse dans une cafétéria, a décidé, quant à elle, de se donner la mort le soir venu.

    Pour chacun d´eux, l´enjeu sera le même : comment échapper au déroulement implacable de cette journée ? Samuel pourra-t-il surmonter son chagrin, ne serait-ce que le temps de la cérémonie ? A-t-il même le droit de survivre à l´absence de celui qui n´aurait jamais dû partir avant lui ? Et quel sens donner au geste de son fils, un geste d´autant plus révoltant qu´il est inexpliqué ? Laura, elle, a mûrement réfléchi son choix. Personne ne la regrettera, ni son fils indifférent ni son ex-mari qui, lui, a su refaire sa vie. Cette dernière journée aura-t-elle un goût moins fade que toutes celles qu´elle vient de laisser derrière elle ? Un goût d´exceptionnel qui pourrait la faire changer d´avis ? Samuel et Laura ne se connaissent pas encore. Pourtant ils ont déjà beaucoup en commun. Ils vont d´ailleurs se rencontrer... au crépuscule.

    Roman de la mélancolie moderne, Une bonne raison de se tuer explore le sentiment de vide dans lequel nous plonge la société contemporaine. Pour décrire cette solitude, ces liens de plus en plus distendus entre les individus, Philippe Besson porte une attention soutenue à ces gestes machinaux qui forment un quotidien insipide, souvent inepte. En s´attardant sur une même et unique journée, il amplifie chaque détail, comme grossi à la loupe, et placé sous une lumière crue. Car, au fond, le lent écoulement du temps est tout ce qui reste aux personnages bouleversants de ce roman. Hommage au film d´Ettore Scola, Une journée particulière, auquel il fait écho, ce livre évoque en toile de fond une Amérique malade, mais son constat est bien plus vaste encore : le désespoir est, de toutes les menaces, la plus redoutable.

  • Un tango en bord de mer

    Philippe Besson

    • Julliard
    • 4 Septembre 2014

    " On a été heureux ensemble... - Toi et ta nostalgie... - Et puis, un jour, ç'a été terminé... - C'est comme ça. On n'y peut rien. - Peut-être qu'on y pouvait quelque chose. Peut-être qu'on n'a pas assez essayé. Peut-être qu'on n'y

  • I am sixteen. I am as old as the century'It is 1916. Vincent is sixteen, on the brink of manhood. Vincent is aristocratic and privileged, frequenting the salons of Paris while France is at war and the city almost deserted of men. In that brutal summer, Vincent's beauty and precocity captivate two men: Marcel, some thirty years his senior, a writer and celebrated socialite; and Arthur, the twenty-one year old son of one of the servants, who is now a soldier at the front. Both relationships become love affairs of a kind - of the mind or of the body. Vincent intuitively tries to keep his passions separate, but over the weeks of indolent Parisian summer and far-off war, confidences are made, absences endured, secrets revealed. All of these men will suffer, and Vincent will lose the last vestiges of his childhood innocence. In the Absence of Men is a stunning first novel: in its daring in representing Marcel Proust as a character, in the beauty of its prose and in its delicacy of feeling. It is a quite remarkable debut.

  • " au commencement, il y a cette peinture d'edward hopper qu'on peut voir à chicago.
    J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé phillies, entourée de trois hommes. alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. j'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de cape cod.
    ".

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire de janvier 2016 des éditions Julliard : - Philippe Besson,
    Les Passants de Lisbonne - Sophie Brocas,
    Camping-car - Murielle Magellan,
    Les Indociles

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