Satirique

  • Lamarck l'a affirmé « La fonction crée l'organe », opposé en cela au grand Cuvier : le débat n'est pas clos... du moins pas pour tous. Semblablement on pourrait se demander : « Est-ce le titre qui génère une oeuvre ou l'oeuvre qui appelle un titre ? ». On serait tenté de répondre : « Les deux, mon général ». Le fait est que certains auteurs, face à leur page blanche, ont besoin d'une amorce pour se lancer, alors que pour d'autres une belle sentence, poétique ou percutante, humoristique ou horrifiante leur suggère un ouvrage qu'ils conçoivent soudain dans sa globalité... après quoi « Yapuka ! ». Qui n'a un jour connu l'angoisse de la feuille vierge, dont le seul palliatif est la pose d'un premier mot ? Les écrivains n'en sont pas épargnés qui fourmillent d'idées mais... Aux mêmes maux les mêmes remèdes : calligraphier un titre sur une chemise est de nature à les rassurer, quitte à en changer une fois l'oeuvre ébauchée... voire lui trouver vingt variantes au fil de son avancement. Reste une question, « la » question : « Quel titre choisir ? » Des titres, Minou Molinier-Parente en a réuni mille et un pour vous : 1000 et 1, excusez du peu ! Ils vous feront réfléchir ou vous distrairont et, si l'un ou l'autre vous parle et débouche sur un roman, des poèmes, des nouvelles ou des contes, elle aura atteint son but.

  • « Avance ! Vil baudet poussif ! Enfoiré de mulet geignard ! Vaincus, nous nous abattions, avachis, devant cette icône mouvante, lumineuse et païenne, devant cette vestale électronique, gardienne de chaque foyer microscope et microcosme dans les cités et hameaux perdus de la ceinture planétaire : "La Télé !!!..." » D'une écriture ne ménageant pas le lecteur, Frédéric Gayoso dépeint le triste tableau de l'Homme moderne qui court sans cesse sombrement après l'argent, s'abrutit avec des écrans, au point de perdre sommeil et sens de la communication. Maniant néologisme et franchise avec virtuosité, l'auteur décrit les défauts qui mènent notre société à sa déchéance. Dans cet ouvrage au ton mordant, Frédéric Gayoso ne liste pas des fléaux de civilisations pour critiquer gratuitement ce qui le révolte. Loin de là, il invite, non pas à « trouver » mais, à disposer de notre temps afin de réapprendre à communiquer et à créer intelligemment.

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