République démocratique du Congo

  • Kinshasa enfin "à la une" du Petit Futé !

    Autrefois Kin la Belle, Kinshasa tente aujourd'hui, après les trop longues années d'instabilité, de se reconstruire et de regagner la confiance de ses habitants, des investisseurs et des touristes. Au sein des 10 millions de Kinois, 450 ethnies congolaises et des habitants issus de tout le continent et d'ailleurs, forment l'énorme et grouillante population de cette ville tentaculaire. Beaucoup de jeunes à la formation précaire slaloment entre le pire et le meilleur, entre misère et prospérité, entre rire et larmes. Tous les excès trouvent place dans une cacophonie parfois bien incompréhensible à nos yeux et nos oreilles.
    A Kinshasa, les "Cinq chantiers" promis dès 2007 par le Président Kabila, ont porté quelques fruits, les plus visibles étant la réfection de certaines grandes artères complètement refaites par les Chinois. Et puis on bâtit à tout va, de manière parfois anarchique et selon des critères esthétiques qui laissent quelquefois rêveur... Les embouteillages sont permanents et s'ajoutent au bruit d'une cité qui ne dort jamais complètement. Les fumets de cuisine en plein air chatouillent les narines et incitent à arrêter le temps pour déguster une brochette de cabri avec une Primus fraîche. Beaucoup de nouveaux restaurants, bars et discothèques dans le quartier de la Gombe bien sûr, mais aussi dans les cités, là où l'ambiance donne toute sa mesure. L'âme de Kin se révèle à celui qui pourra se laisser séduire par les multiples facettes de cette ville tantôt enivrante, tantôt agaçante mais qui ne laisse personne indifférent. Le Kinois est à l'image de sa ville : spontané, extraverti, frimeur (l'Italien d'Afrique dit-on), noceur, mais pas bagarreur.
    Capitale de la musique avec des tas de grands noms qui confirment sa réputation de fêtarde et d'ambianceuse jusqu'au bout de la nuit et que lui envient les autres grandes villes africaines. Peinture, sculpture, BD, de nombreux artistes continuent d'émerger et exposent régulièrement dans des galeries du monde entier. La ville n'est pas en reste au niveau culturel avec des spectacles traditionnels ou avant-gardistes qui se donnent régulièrement dans les théâtres et centres culturels.
    Et quand la permanente ébullition kinoise vous aura mis ko, suivez le guide et sortez de la ville pour une escapade d'un jour ou deux en direction du Bas-Congo ou du Bandundu. C'est magique.

    L'auteur. Caroline Thirion, née à Bruxelles en 1977. Licenciée en communication et médias (IHECS) et détentrice d'un diplôme en gestion commerciale (ICHEC). Outre un intérêt et une expérience professionnelle dans le monde culturel et audiovisuel, Caroline Thirion a développé parallèlement une passion pour la RDC depuis un premier voyage effectué en 2002 dans le cadre d'un reportage photographique organisé par Nescafé. En juin 2010, elle a couvert les manifestations du cinquantenaire de l'indépendance du pays, et réalisé un reportage photographique sur l'enfance de Patrice Lumumba avec l'écrivain belge David Van Reybrouck paru dans la presse belge et néerlandaise lors du 50e anniversaire de sa mort (janvier 2011). Elle s'est par ailleurs impliquée dans la sortie nationale du film congolais Viva Riva! du réalisateur Djo Munga en septembre/octobre 2011. Et en tant qu'auteur pour les guides Petit Futé RDC et Kinshasa 2012, Caroline a sillonné le pays pendant plusieurs mois au cours de l'année 2011. En 2012, elle participera à un projet de documentaire au Katanga. Parmi de nombreux autres projets en gestation et en lien avec le Congo.

  • Bienvenue au pays des Mangeurs de cuivre ! Grâce à la décentralisation qui a fait passer la RD Congo de 11 à 26 nouvelles provinces en 2015, on assiste à la renaissance de la province du Lualaba. Elle s'émancipe donc du « Grand Katanga » dont elle faisait partie jusque là.

    Situé au sud-est du pays, à la frontière zambienne et angolaise, le Lualaba dispose à présent des moyens de ses ambitions, sur le plan politique, économique et... touristique. Le tourisme fait en effet partie des axes prioritaires définis par le gouvernement provincial, secteur porteur dans lequel il commence à investir judicieusement. Pas de tourisme de masse, seulement des grands espaces de nature préservée avec des paysages idylliques qui raviront les voyageurs à l'âme d'explorateur. Les cinq territoires provinciaux disposent de quelques solides attraits ; que ce soit au niveau nature (savane, chutes d'eau, lacs, faune et flore, réserves naturelles...) ; culture (avec les riches traditions des tribus Tshokwe et Lunda pour ne citer que celles-là) ; et historique (longue tradition minière artisanale et industrielle, patrimoine architectural colonial, évocation des guerres sécessionnistes...). Sans oublier évidemment, les richesses minières dont est richement dotée cette province et qui peut être valorisée pour assurer le développement d'un épatant tourisme industriel.

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